Renforcer les échanges économiques dans l'espace francophone

Plusieurs ambassadeurs et des représentants de l’Organisation internationale de la Francophonie ont participé à une table ronde sur les coopérations économiques francophones Vietnam - Afrique.
Renforcer les échanges économiques dans l'espace francophone ảnh 1Table ronde "Coopération économique dans l’espace francophone et rôle du Vietnam", le 9 septembre à Hanoï. Photo : CVN
Hanoï (VNA) - Dans le cadre de la conférence "Rencontre avec les ambassadeurs des pays du Moyen-Orient et de l’Afrique", lundi 9 septembre au siège du ministère des Affaires étrangères à Hanoï, plusieurs ambassadeurs et des représentants de l’Organisation internationale de la Francophonie ont participé à une table ronde sur les coopérations économiques francophones Vietnam - Afrique.

"Il y a beaucoup de choses à faire pour aider les acteurs économiques francophones à approfondir leur coopération en termes d’échanges commerciaux, d’investissement, et de coopération tripartite, et pour assurer la prospérité de tous les pays concernés", a déclaré Dinh Toàn Thang, directeur général de la Direction de l'Europe et correspondant national du Vietnam auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) lors de la table ronde "Coopération économique dans l’espace francophone et rôle du Vietnam", tenue le 9 septembre à Hanoi.

Plus précisément, Dông Thê Quang, directeur a.i de la Direction de la Francophonie économique et numérique de l'OIF a insisté que l’Afrique était un marché potentiel avec de riches ressources et plus d’un milliard de consommateurs. Jusqu’à maintenant, le gouvernement et les entreprises vietnamiennes en Afrique investissent dans trois secteurs clés à savoir l’industrie de transformation; l’entrepreneuriat; le numérique et la télécommunication, a précisé

À cette occasion, Dông Thê Quang a adressé le message de la Secrétaire générale de l'OIF, Louise Mushikiwabo, qui a confirmé que les coopérations tripartites entre le Vietnam, l’Afrique et cette organisation étaient établies et consolidées via de nombreux partages d’expériences précieuses.

Actuellement, le Vietnam s’intéresse au développement des pays africains, notamment les pays d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne. Les deux parties collaborent en matière de société et d’humanité (opérations de maintien de la paix, démocratie, droits de l’homme, éducation...) et d’économie (commerce, télécommunication, infrastructure...), via les programmes d’appui pour le développement local, pour l’entrepreneuriat et d’autres coopérations internationales.

Nguyên Thi Chi, de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Vietnam (VCCI), a cité de nombreux projets de collaboration entre la VCCI et les pays francophones en Afrique. Selon elle, les collaborations Vietnam - Afrique et le succès de certaines entreprises telles que Viettel ont encouragé d’autres établissements vietnamiens à implanter leurs bureaux de représentation sur place. Nguyên Thi Chi a aussi apprécié l’intérêt de ces entreprises qui reconnaissent les potentialités de ce continent, en demandant à l’OIF de continuer à organiser des formations et rencontres afin de réduire les distances géographiques et culturelles.

Lors de cette table ronde, les représentants des organisations francophones en Afrique ont donné plusieurs remarques. Selon Aissata Koné Sidibé, présidente du Club des banques et établissements de crédit d'Afrique, ces banques et établissements de crédit ont toujours besoin d’experts et de spécialistes étrangers, particulièrement en matière d’investissement aux PME, en raison de de leur faible état financier, et à défaut de moyens adéquats de la part des banques centrales et commerciales.

Les ambassadeurs africains ont aussi salué le rôle de l’OIF qui cherche toujours à édifier une communauté d’affaires et de commerce international, au-delà d’un espace intergouvernemental ordinaire. Ahmed Araita Ali, ambassadeur de Djibouti au Japon chargé du Vietnam, s’est déclaré impressionné par les collaborations entre le Vietnam et l’OIF depuis quelques années, en particulier celles avec le Groupe des ambassades, délégations et institutions francophones au Vietnam (GADIF) qui promeut les activités au service du développement durable. Le diplomate a aussi estimé que l’OIF pourrait devenir la passerelle reliant l’Afrique avec les autres pays non-francophones comme le Japon, afin que ces derniers puissent avoir un meilleur accès au marché de ce continent.

Pour sa part, Trân Thi Mai Yên, directrice a.i du Bureau régional pour l’Asie et le Pacifique (BRAP) de l’OIF, a souligné que même si l’OIF ne comprenait pas de spécialistes en économie, cette organisation souhaite toujours diffuser les informations et solliciter ses partenaires à participer au monde des affaires. Le BRAP assure son soutien en faveur de ceux-ci, en organisant davantage de discussions et débats thématiques en vue de renforcer le dynamisme dans la région, a-t-elle confirmé.

À la fin de la séance, Dông Thê Quang a invité tous les participants à assister à la 2e édition du "Réseau des acteurs francophones pour la coopération Sud - Sud et tripartite" (RAFSUD), qui aura lieu bientôt en octobre 2019. À cette occasion, il a également annoncé la prochaine visite au Vietnam de la Secrétaire générale de l'OIF, Louise Mushikiwabo, en fin de cette année.-CVN/VNA

Voir plus

La Foire du Printemps 2026

Foire du Printemps 2026 : connecter la prospérité, accueillir un printemps rayonnant

Placée sous le thème « Connecter la prospérité – Accueillir un printemps rayonnant », la première Foire du Printemps, organisée par le ministère de l’Industrie et du Commerce, ambitionne de devenir un grand rendez-vous commercial et culturel national, visant à stimuler la consommation intérieure, promouvoir les produits vietnamiens et insuffler une dynamique de croissance dès le début de l’année nouvelle.

La résolution 68 autorise des mécanismes audacieux, notamment : commandes directes de l'État, appels d'offres restreints et modèles de gestion innovants tels que « direction publique - gestion privée » ou « investissement privé - usage public ». Photo: VNA

Résolution 68 : le levier disruptif pour faire de l’économie privée le moteur des infrastructures stratégiques

Sous l'impulsion de la Résolution n° 68-NQ/TW du Bureau Politique, le Vietnam s'engage dans une réforme profonde visant à faire du secteur privé le moteur principal du développement des infrastructures stratégiques. Entre incitations fiscales inédites et simplification administrative, le gouvernement mise sur un nouveau paradigme de coopération public-privé (PPP) pour libérer des ressources estimées à plusieurs quadrillions de dongs.

Des conteneurs dans un port à Binh Duong (Sud). Photo : VNA

Le Vietnam vise une nouvelle étape de croissance de ses exportations en 2026

Selon le rapport «Perspectives du Vietnam 2026 » de MB Securities, les exportations vietnamiennes pourraient progresser de 15 à 16% en 2026, portées par l’expansion du marché et une orientation vers des produits à plus forte valeur ajoutée, notamment dans les secteurs de l’électronique et des hautes technologies, dans un contexte de demande mondiale croissante en intelligence artificielle et en transformation numérique.

Le Comité de pilotage provincial de Lam Dong pour la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) se réunit. Photo: VNA

Lutte contre la pêche INN : Lam Dong renforce le contrôle de sa flotte

La province de Lam Dong a lancé de nombreuses mesures destinées à renforcer la gestion de la flotte de pêche, le contrôle des activités de pêche et le durcissement de l’application de la loi, contribuant aux efforts visant à lever l’avertissement du « carton jaune » émis par la Commission européenne.

Collins Chong Yew Keat, analyste en affaires étrangères, en sécurité et en stratégie à l’Université de Malaya (Malaisie), au micro de la VNA. Photo: VNA

Le Vietnam émerge comme un nouveau moteur de croissance de la région

Le Vietnam a un fort potentiel pour devenir un nouveau moteur de croissance pour l’ASEAN, mais cela dépendra de sa capacité à passer d’une croissance axée sur les coûts à une croissance axée sur les compétences. La prochaine étape reposera sur le capital humain plutôt que sur une main-d’œuvre bon marché, l’éducation et la santé étant les piliers fondamentaux de sa compétitivité.