Raconter les Hanoiens en images

Créé en 2014, le projet «Humans of Hanoi» (HOHN) met en lumière la vie quotidienne des Hanoiens, en images. «Cette méthode permet d’écrire l’histoire sous différents angles», commente Trân Quang Tuân, responsable du projet.

Créé en 2014, le projet «Humans of Hanoi» (HOHN) met en lumière la viequotidienne des Hanoiens, en images. «Cette méthode permet d’écrirel’histoire sous différents angles», commente Trân Quang Tuân,responsable du projet.

Chaque jour, HOHN publie deuxphotos sur sa page facebook ( https://www.facebook.com/humansofhanoi ).Les clichés permettent de décrire Hanoi au travers de gens simples, detous âges, comme des conducteurs de cyclo-pousse, des personnes âgées,des enfants, etc. Vivant et travaillant dans la capitale, ce sont euxqui font de la ville un tableau bigarré.

Les clichés deHOHN dégagent une beauté empreinte de simplicité. Chaque photo estaccompagnée d’une légende, qui donne des informations sur le passé, lerêve et la vie d’un personnage.

À ce jour, une trentaine dephotographes contribuent à HOHN, contre six au début. Ce sontprincipalement des jeunes qui se passionnent pour la photographie etpour Hanoi. «Les photos permettent aux Hanoiens d’apprendre à apprécierdavantage leur ville. À ceux qui n’y vivent pas de mieux la comprendre»,partage Trân Quang Tuân.

Livre en trois parties

Unlivre, intitulé Buoc vào thê gioi cua nhau (Découvrir le monde demanière réciproque), a récemment été publié. Il comprend une centaine dephotos qui ont été diffusées sur facebook.

Divisé en troisparties «Aimer», «Vivre» et «Rêver», cet ouvrage présente des momentsde bonheur, mais aussi de douleur, afin de rapprocher les hommes.

HoàngKu, styliste, vit à Hanoi depuis trente ans, où il est né et a grandi.Grâce au livre, il a découvert un Hanoi «multicolore» et a appris àconnaître sa ville autrement. S’il ne l’avait pas lu, il n’aurait jamaissu que de nombreuses personnes vivaient dans une tente, à un kilomètrede chez lui. Il n’aurait pas non plus eu connaissance de belleshistoires d’amour.

Un mois après sa sortie, près de 500personnes avaient déjà acheté le livre, totalisant des recettes àhauteur de 200 millions de dôngs. Cette somme sera reversée auxpersonnes dans le besoin figurant dans l’ouvrage. -CVN/VNA

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Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

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Coutume ancienne apparue en Asie, les étrennes du Têt incarnent des vœux de paix, de chance et de prospérité pour la nouvelle année. Si les formes ont évolué avec le temps et le numérique, cette tradition demeure un symbole indissociable du Têt traditionnel vietnamien.

Des femmes khmères de la commune d’An Cư, province d’An Giang, s’emploient à préserver et à valoriser le métier traditionnel de tissage de brocart de leur communauté. Photo : VNA

An Giang : le brocart khmer, un patrimoine vivant au service du tourisme culturel

Au pied de la chaîne des Sept Monts, le village de tissage de brocart khmer de Van Giao, province d’An Giang, illustre une dynamique réussie de valorisation du patrimoine culturel associée au développement du tourisme communautaire, contribuant à créer des moyens de subsistance durables et à promouvoir l’identité culturelle des minorités ethniques du Vietnam.

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

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Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

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Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.

Parmi les nombreux symboles qui incarnent le Nouvel An lunaire au Vietnam, le "bánh chưng" – gâteau traditionnel de riz gluant du Têt – s’impose comme une empreinte mémorielle profondément ancrée dans la conscience collective. Photo : VNA

Le "bánh chưng" – L'âme intégrale du Têt vietnamien

Au cœur du panthéon symbolique du Têt, le banh chung transcende sa nature de mets traditionnel pour s’ériger en véritable socle de l'identité vietnamienne, une empreinte indélébile gravée dans la mémoire collective de tout un peuple.

À l'approche du Nouvel An lunaire, les vidéos expliquant comment préparer les festins traditionnels du Têt reçoivent de plus en plus de « j'aime » et de commentaires. Photo : tienphong.vn

Le Têt et la vague du « retour au village natal »

Des millions de vues pour les vidéos de confiseries traditionnelles, des dizaines de milliers de partages pour les vlogs sur le Têt au village : autant de contenus qui ont inspiré de nombreux jeunes à prolonger leur séjour à la maison, à apprendre à cuisiner les plats de leur grand-mère ou de leur mère, à consigner les souvenirs familiaux et à les partager en ligne. De là est née une vague discrète mais profonde : le phénomène du « retour au village natal ».

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

Avec l'évolution de la société, de nombreuses coutumes liées au Têt se sont peu à peu estompées. Cependant, la préparation du "bánh chưng" (gâteau de riz gluant) demeure une tradition culturelle emblématique du peuple vietnamien, perpétuée chaque année par de nombreuses familles. À l’approche du Têt, les générations de descendants se rassemblent pour préparer le "bánh chưng", choisissant soigneusement les plus beaux gâteaux à déposer sur l’autel des ancêtres en hommage et en respect des traditions.

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

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Le Têt permet de se retrouver en famille. Plus les plateaux sont riches, plus cela exprime le respect envers les ancêtres. Les plateaux traditionnels du Nouvel An lunaire se composent de nombreux mets et symbolisent tous divers souhaits et vœux de chaque famille pour la nouvelle année. Les plateaux du Têt sont également très colorés : le vert du banh chung mélangé au rouge du riz gluant en passant par le jaune des pousses de bambou...