Le douc à pattes grises. Photo: baomoi.com

Quang Nam (VNA) – Un colloque visant à compléter le projet de conservation d’une petite population de doucs à pattes grises dans la forêt de la commune de Tam My Tay, du district de Nui Thanh, a eu lieu le 17 juillet dans la province centrale de Quang Nam.

Le douc à pattes grises (Pygathrix cinerea) se trouve dans le Centre du Vietnam, le Nord du Cambodge et le Centre-Est du Laos. Son aire de répartition est donc très limitée. Cette espèce est inscrite sur le Livre Rouge du Vietnam et est reconnue comme l'un des 25 primates les plus en danger dans le monde.

Actuellement, environ 50 individus répartis en quatre groupes sont comptabilisés dans le hameau Dong Co, commune de Tam My Tay, district de Nui Thanh. Ils vivent sur 25 ha de forêt.

Le projet a pour objectif d'étendre la zone de protection des doucs à 150 ha en dix ans (2019-2028), et de commencer le reboisement de la forêt primaire afin de créer un meilleur habitat pour l'espèce. Le projet représente un investissement total de plus de 100 milliards de dôngs.

Les habitants locaux ont tous soutenu le projet de conservation de doucs à pattes grises et sont prêts à renvoyer des terres agricoles pour rétablir l’habitat pour l’espèce.

D’après le professeur et docteur Le Vu Khoi, une fois mis en œuvre, ce projet contribuera à protéger la biodiversité et à créer une zone de protection de l’espèce importante. Dans l’immédiat, Quang Nam devrait protéger strictement 30 ha de forêts primaires sur les monts Hon Do, Hon Ong, Duong Bong et Duong Ban Lau, a-t-il proposé.

Le docteur Adrian Schuhbeck, conseiller de haut rang sur la biodiversité du centre GreenViet, a affirmé que dans le processus de récupération des terres forestières, Quang Nam aurait besoin de solutions visant à développer progressivement la flore forestière telles que la plantation des plants en vue de fournir nourriture et abri pour les doucs à pattes grises.

En outre, il est nécessaire de mobiliser la participation de la communauté au projet  dès le début et de veiller aux intérêts de la population locale dans la construction de la zone de conservation de cette espèce, a-t-il ajouté.

Le colloque a été organisé par le Service provincial de l’Agriculture et du Développement rural, l’Agence américaine pour la coopération internationale (USAID) et l’Agence suédoise pour la coopération internationale (SIDA). -VNA