Quand la mode française inspire une collection d’ao dài

La nouvelle collection d’ao dài de la maison de mode Link An, baptisée Comme Elle, puise son inspiration du style français. Cette collection, proposée pour le Têt 2018, fait la part belle au velours.
Quand la mode française inspire une collection d’ao dài ảnh 1La styliste Trân Hoa Linh à côté de ses créations. Photo : NVCC/CVN

 ​Hanoi, 25 février (VNA) - La nouvelle collection d’ao dài de la maison de mode Link An, baptisée Comme Elle, puise son inspiration du style français. Cette collection, proposée pour le Têt 2018, fait la part belle au velours et aux fleurs en relief.

Le Têt (Nouvel An lunaire) frappe à la porte. Les clientes se bousculent dans la boutique de la maison de mode Link An sise rue Thai Hà, arrondissement de Dông Da, à Hanoï. Toutes cherchent un bel ao dài (la tunique fendue traditionnelle vietnamienne) pour se faire prendre en photo dans les jardins de kumquats et de pêchers (un plaisir en vogue depuis quelques années) ou simplement pour être élégantes durant les trois jours du Têt traditionnel. Une chose est sûre : les clientes sont sous le charme de la nouvelle collection Comme elle, imaginée et conçue par la styliste Trân Hoa Linh, et qui a un fort accent français.

Classe et élégance

"La mode française a sa particularité : l’élégance dans la simplicité. Les Françaises n’apprécient pas l’afféterie. Leurs costumes ont du goût, avec une identité bien marquée", souligne la styliste Trân Hoa Linh. Ancienne étudiante du Département de français, Université des langues et des études internationales de l’Université nationale de Hanoï, Trân Hoa Linh adore le romantisme des Français, qu’elle essaie d’intégrer dans la tunique traditionnelle des Vietnamiennes.

Pour mettre en valeur le classicisme et l’élégance de la collection Comme elle, la styliste a utilisé le velours. "Cette année, on peut voir la prédominance de cette matière. Pourtant, utiliser du velours pour confectionner des +ao dài+ est un vrai défi", confie Trân Hoa Linh. Et d’expliquer qu’"il est difficile de traiter cette matière, qui est élastique. Pour bien tailler les costumes, qui ont cette particularité d’épouser les formes du corps, le styliste doit savoir calculer précisément l’élasticité de la matière".

Autre originalité de cette collection : les décorations raffinées qui montrent la créativité - et le talent - de la styliste et de ses collaboratrices. Une ceinture souple en laine faite à la main est greffée minutieusement à la tunique. Cette ceinture symbolise une liane tout au long de laquelle des fleurs en tissu et en relief s’épanouissent. Un véritable tour de force pour la styliste et ses collaboratrices, qui ont réussi à créer un splendide jardin printanier. "Cela m’a pris énormément de temps pour créer les fleurs en velours. Cette matière est très souple. Donner aux pétales la courbure désirée nécessite beaucoup de travail d’arrangement car il faut que la base des pétales ne soit pas trop épaisse. Sinon, l’+ao dài+ perd son raffinement", explique la styliste Dang Minh Hang, chargée de l’ornement des créations.

Ces ao dài revus et corrigés s’accompagnent de bérets et de rubans. "Cette association est assez audacieuse. Pourtant, ces accessoires s’accordent parfaitement avec le costume", apprécie la styliste de 35 ans. "Mes créations puisent dans le style +vintage+. Les accessoires comme le béret et le ruban apportent une saveur du passé à la collection +Comme elle+", confie-t-elle.

Une passion héritée de sa mère

 "Je suis heureuse d’entendre tous ces compliments de la part de mes clientes. J’ai reçu des commandes d’actrices, de chefs d’entreprises et de clientes d’autres provinces comme Lang Son, Hai Phong…", partage Trân Hoa Linh. C’est pour elle une grande source de motivation. "Même les jeunes filles apprécient mes créations en velours !", affirme-t-elle.

"Ma mère est tailleuse d’+ao dài+. Ce qui explique cette grande passion qui m’anime pour la tunique traditionnelle de notre pays", raconte Mme Linh. "J’ai appris le français pendant sept ans. Au sortir de l’université, j’ai tenté ma chance avec plusieurs jobs. Mais il y avait quelque chose en moi qui me poussait à me lancer dans une carrière de styliste d’+ao dài+", se souvient-elle. Les débuts n’ont pas été simples. En effet, "Hanoï compte d’innombrables magasins d’+ao dài+. Je devais me démarquer de la concurrence en créant ma propre griffe. Ce que j’ai fait avec la marque Link An, qui propose donc des +ao dài+ vintage, mais pas dans le sens classique du terme", souligne Trân Hoa Linh.

"Depuis quelques années, porter l’+ao dài+ pendant le Têt est redevenu à la mode au Vietnam. De temps en temps, les femmes sont enclines à embrasser de nouveau les valeurs traditionnelles. Pour répondre à cette demande et satisfaire toutes celles qui aiment la mode, les stylistes comme moi s’efforceront de créer de nouvelles collections", exprime la styliste. –CVN/VNA

Voir plus

L'Italie confirme son rang de champion avec une prestation magistrale qui captive le public du DIFF. Photo : Sun Group

La magie des feux d’artifice allemands et macanais va enchanter Dà Nang

La soirée programmée samedi 20 juin sur le thème «Créativité» mettra en scène deux compagnies pyrotechniques de renom, l’une allemande et l’autre macanaise (Chine), représentant des styles artistiques contrastés d’Europe et d’Asie. Elle promet des expériences artistiques inédites, où feux d’artifice tissent des liens entre culture, technologie et imagination.

L'élément récurrent de la collection est l'image du bouton – un petit détail qui apparaît dans les créations emblématiques de la marque comme symbole de connexion. Photo: VietnamPlus

Que sera sera, mélodie et pure mode à Hô Chi Minh-Ville

La soirée d’ouverture de la Semaine internationale de la mode du Vietnam était un véritable voyage, porté par une nouvelle génération de créateurs aux personnalités uniques, mais aussi par des visages familiers et des marques internationales aux identités bien distinctes.

Des bénévoles de l’Association des Vietnamiens et de l’Association d’amitié Nagasaki–Vietnam participent à une visite commémorative et au nettoyage de la tombe de la princesse Ngoc Hoa, également connue au Japon sous le nom de "Princesse Anio". Photo : VNA

D’une union historique à un symbole de l’amitié vietnamo-japonaise

Quatre siècles après l’union de la princesse vietnamienne Ngoc Hoa et du marchand japonais Araki Sotaro, leur histoire continue d’incarner les liens d’amitié entre le Vietnam et le Japon. À Nagasaki, le lancement du projet de comédie musicale "Princesse Anio" met à l’honneur cet héritage historique et culturel partagé, symbole du rapprochement entre les deux peuples.

Inauguration du Village de la céramique vietnamienne à Da Nang. Photo: VNA

Le Village de la céramique vietnamienne ouvre ses portes à Da Nang

Développé par DHC Ceramics, le projet allie un espace d'exposition culturelle à des ateliers pratiques autour du patrimoine potier vietnamien. L’une des particularités du site réside dans la reproduction en céramique de plusieurs sites emblématiques de Da Nang tels que la pagode Linh Ung, les montagnes de Marbre, les collines de Ba Na ou encore le parc thermal de Nui Than Tai.

Poèmes et textes littéraires sur l’architecture de la Cité impériale de Huê : un « musée de la poésie » unique au monde

Poèmes et textes littéraires sur l’architecture de la Cité impériale de Huê : un « musée de la poésie » unique au monde

Les inscriptions littéraires ornant l’architecture de la Cité impériale de Huê regroupent poèmes, textes en prose, sentences parallèles et inscriptions monumentales en caractères chinois. Issues d’une sélection d’œuvres composées par les empereurs de la dynastie des Nguyen, elles constituent un exceptionnel « musée de la poésie », unique au monde par son ampleur et son intégration à l’espace architectural.

La consule générale du Vietnam à Busan, Doàn Phuong Lan, s’exprime lors de la cérémonie, à Daegu, en République de Corée. Photo : baoquocte.vn

Le Vietnam et la République de Corée élargissent leurs échanges culturels

Le consulat général du Vietnam à Busan s’est engagé à collaborer étroitement avec le KVCC afin d’organiser davantage d’activités culturelles, tandis que les autorités locales ont exprimé leur soutien aux programmes visant à aider les familles et les enfants vietnamo-sud-coréens à mieux comprendre la culture vietnamienne.

Colloque scientifique international intitulé « Collection photographique de l’EFEO : un potentiel patrimonial ». Photo: VNA

Près de 40.000 photographies de l’EFEO révèlent un précieux patrimoine documentaire

Réunis à Hanoï lors d’un colloque scientifique international, des chercheurs vietnamiens et étrangers ont souligné la valeur historique, scientifique et culturelle exceptionnelle de la collection photographique de l’École française d’Extrême-Orient (EFEO). Riche de près de 40.000 clichés réalisés entre la fin du 19e siècle et le début du 20e siècle, ce fonds documentaire pourrait constituer un candidat de premier plan à une inscription au registre du patrimoine documentaire mondial de l’UNESCO.

Visiteurs à l'exposition intitulée « Hoang Sa, Truong Sa – Mers et îles sacrées ». Photo : VNA

Une exposition d’archives sur Hoàng Sa et Truong Sa s’ouvre à Da Nang

Une exposition intitulée « Hoang Sa, Truong Sa – Mers et îles sacrées » a été inaugurée le 15 juin dans la ville centrale de Da Nang, à l’occasion de la Journée mondiale des océans (8 juin) et de la Semaine vietnamienne de la mer et des îles 2026. Réunissant près de 200 documents d’archives, cartes et photographies, l’événement vise à mettre en valeur les preuves historiques et juridiques liées à la souveraineté maritime du Vietnam, tout en sensibilisant le public au patrimoine documentaire national.