Préservation de la musique traditionnelle

Le Centre de développement de la musique du Vietnam a organisé de nombreuses classes pour enseigner les formes musicales traditionnelles, attirant la participation d'un grand nombre de personnes.​
Préservation de la musique traditionnelle ảnh 1L’artiste Thao Giang enseigne comment jouer d’instruments de musique traditionnels. Crédit photo: VI

Hanoi (VNA) - Fondé en 2005 dans une petite maison près de l'ancienne maison communale Hào Nam (Dông Da - Hanoi), le Centre de développement de la musique du Vietnam a organisé de nombreuses classes pour enseigner les formes musicales traditionnelles vietnamiennes, attirant la participation d'un grand nombre de personnes.

Thao Giang, qui est à la fois professeur et directeur adjoint du centre, et d'autres artistes se sont consacrés corps et âme à la collecte des paroles anciennes des chants Xâm, Châu van, Trông Quân et Quan ho, pour les enseigner à leurs élèves et les rendre publics.

En 2005, le centre a organisé pour la première fois une performance de chant Xâm à la porte du marché de Dông Xuân à Hanoi. Ce genre musical de 700 ans est sur le point d'être perdu. Ce programme se tient régulièrement au marché, pour le plus grand plaisir du public vietnamien et aussi des touristes étrangers.

Grâce au programme, les gens connaissent le centre et environ 200 élèves se sont inscrits pour assister à des classes gratuites de Xâm et d’instruments de musique. Et certains, comme Mai DucThiên, Duc Huy, Huu Duy, Kiêu Loan,Thu Phuong…, en ont même fait leur profession.

Préservation de la musique traditionnelle ảnh 2Une démonstration de Ca trù. Crédit photo: VI

Depuis juin 2007, le centre a ouvert des classes de Ca trù gratuites. En 2008, le centre a enseigné à 70 étudiants, et les 10 meilleurs ont été sélectionnés pour participer aux programmes du centre. Le centre a collecté jusqu'à présent une centaine d’airs de Xâm et de Trông quân.

Selon l'artiste Thao Giang, la musique traditionnelle vient du fond des âges. Beaucoup de genres de musique traditionnelle comme le Quan ho, le Ca trù et le Don ca tài tu ont été reconnus patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO. Transmis oralement de génération en génération, la plupart sont menacés de disparition.

Préservation de la musique traditionnelle ảnh 3Une performance des instruments traditionnels. Crédit photo: VI

Avec ses grandes contributions, le centre a contribué à préserver et à promouvoir la quintessence de la musique traditionnelle vietnamienne. VNA/VI

Voir plus

La Résolution 80 définit une nouvelle vision pour une stratégie de développement culturel durable

La Résolution 80 définit une nouvelle vision pour une stratégie de développement culturel durable

« La Résolution n°80 a été adoptée à un moment particulièrement opportun, alors que le pays entre dans une nouvelle étape de son développement national. À l’ère de l’essor de la nation, cette résolution a posé un nouveau cadre idéologique, au sein duquel la culture est appelée à jouer de toute urgence un rôle transversal, en soutien à la science et à la technologie, à l’intégration internationale, à l’innovation, à la réforme institutionnelle, au développement de l’économie privée, ainsi qu’aux secteurs de l’éducation et de la santé.

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO lors de la 19e session du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Photo diffusée par la VNA

Le Vietnam défend la mise en œuvre du traitement préférentiel pour les pays en développement

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO, a proposé de mettre l’accent sur le renforcement des capacités, le partage d’expériences, le renforcement de la coopération internationale et la mise en œuvre des recommandations adoptées en ce qui concerne l’article 16 de la Convention sur le «traitement préférentiel pour les pays en développement».

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Coutume ancienne apparue en Asie, les étrennes du Têt incarnent des vœux de paix, de chance et de prospérité pour la nouvelle année. Si les formes ont évolué avec le temps et le numérique, cette tradition demeure un symbole indissociable du Têt traditionnel vietnamien.

Des femmes khmères de la commune d’An Cư, province d’An Giang, s’emploient à préserver et à valoriser le métier traditionnel de tissage de brocart de leur communauté. Photo : VNA

An Giang : le brocart khmer, un patrimoine vivant au service du tourisme culturel

Au pied de la chaîne des Sept Monts, le village de tissage de brocart khmer de Van Giao, province d’An Giang, illustre une dynamique réussie de valorisation du patrimoine culturel associée au développement du tourisme communautaire, contribuant à créer des moyens de subsistance durables et à promouvoir l’identité culturelle des minorités ethniques du Vietnam.

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.