Dang Thuy Tram (1942-1970), tombée lors de l'attaque de son infirmeriedans le district de Duc Pho, province de Quang Ngai (Centre), a tenudurant deux années un journal intime dans lequel elle évoque la guerre,les idéaux des jeunes Vietnamiens d'alors, ainsi que l'amour.
Cejournal a été récupéré par deux G.I's. Frederic Whitehurst l'aconservé puis remis à la famille de l'auteur 35 ans après cesévènements, en 2005. L'ouvrage a été publié par la suite et est devenuun best-seller au Vietnam avant de sortir en librairie aux Etats-Unissous le titre de "Last night, I dreamed of peace" (La nuit dernière,j'ai rêvé de la paix).
Le Journal intime deDang Thuy Tram est un souvenir spécial d'un médecin qui s'est sacrifiédans la lutte pour l'indépendance nationale, a souligné l'ambassadeur duVietnam en Russie, Pham Xuan Son, espérant que la version en russe decet ouvrage permettrait aux lecteurs russes de mieux comprendre leVietnam et ses hommes.
A ce jour, le Journalintime de Dang Thuy Tram a été traduit en 18 langues. En septembre2009, le long-métrage "Dung Dôt" ("Ne le brûle pas!"), une adaptation dece best-seller est sorti en salles. Il a été primé du Lotus d'or lorsdu 16e Festival du film vietnamien en décembre 2009. - AVI
L’art du thé au lotus de Hué : quand la fleur sublime l’infusion
Pour confectionner le thé au lotus, l’artisan doit faire preuve d’une minutie extrême. Il se lève à l’aube afin de sélectionner des fleurs répondant à des critères particulièrement rigoureux, privilégiant celles qui n’ont pas encore pleinement éclos et dont la fraîcheur est irréprochable. Avec une infinie délicatesse, il insère ensuite le thé au cœur de lotus blancs anciens, véritable écrin naturel aux parfums subtils. Le thé y repose durant toute une journée, exposé aux éléments, absorbant patiemment l’essence florale et la fragrance délicate du lotus, jusqu’à atteindre une harmonie aromatique d’une grande finesse.