Pour que les gongs continuent de résonner

Modernisation oblige, l’espace de représentation des gongs se rétrécit, et dès qu’un jeune manifeste un intérêt pour cet instrument traditionnel, c’est un évènement.

Buôn Ma Thuôt (VNA) – Modernisation oblige, l’espace de représentation des gongs se rétrécit, et dès qu’un jeune manifeste un intérêt pour cet instrument traditionnel, c’est un évènement. 

Pour que les gongs continuent de résonner ảnh 1​Photo: VOV

A M’Duk, un village rattaché à la ville de Buôn Ma Thuôt, dans la province de Dak Lak, sur les Hauts Plateaux du Centre, un groupe de jeunes s’est réuni pour apprendre à jouer du gong avec des artistes chevronnés.

Quelques notes auront suffi à vaincre la timidité des jeunes joueurs de gong de M’Duk. Ils jouent du ching kram, le gong de bambou typique des Êdê, dans un concours local.

Le jury les écoute d’une oreille bienveillante. Il trouve que ces jeunes maîtrisent plutôt bien la technique et la rythmique du gong. Résultat : il leur attribuent le troisième prix et les qualifient pour la finale du festival culturel et sportif des communautés ethniques de la ville de Buôn Ma Thuôt.

Y Wan E’Ban, un membre du groupe, est fou de joie. «C’est la première fois que nous représentons notre village à un concours de gong. Vous voyez, nous sommes jeunes mais nous avons gagné ! J’espère poursuivre cet élan pour que la culture Ede demeure à jamais», dit-il. 

Créé il y a trois ans, le groupe de gongs de M’Duk compte aujourd’hui douze membres âgés de 9 à 17 ans. Chaque semaine, ils se donnent rendez-vous deux ou trois fois, en soirée, pour répéter. 

Pour que les gongs continuent de résonner ảnh 2Photo: VOV

Y Liang Niê Kdam, le cadet du groupe, peut désormais jouer à n’importe quelle position. «Avant d’apprendre le gong, j’avais appris un autre instrument de musique, ce qui fait que je possédais déjà un certain nombre de notions musicales, à la base», fait-il savoir. 

«Au début, on ne m’a pas accepté dans ce groupe, mais mon envie était tellement grande que ma mère a dû intervenir pour que le maître accepte finalement de me compter parmi ses élèves. Et maintenant, je peux occuper toutes les positions dans un ensemble de gongs», raconte-t-il. 

Le maître dont parlait Y Liang Niê Kdam n’est autre que Y Hiu Niê Kdam, un artiste passionné qui, depuis dix ans, a formé des dizaines de groupes de gongs. Beaucoup ont obtenu des prix élevés dans des concours locaux.

«Mes premiers élèves sont venus parce qu’ils savaient que le gong était l’un des fleurons de la culture Êdê», explique-t-il. «Cette année, certains de mes voisins sont venus inscrire leurs enfants à ma classe. C’est très encourageant, puisque ça permet de maintenir un effectif conséquent. Chaque ensemble de gongs comprend sept joueurs. Il faut trois, quatre ans d’apprentissage». 

Y Ninh E’Ban est le père d’un jeune joueur de gong. Il le suit assidûment à tous les concerts. «Nous, les parents, sommes heureux de trouver un maître comme Y Hiu qui accepte d’apprendre le gong à nos enfants. Et il y met tout son cœur. Nous sommes heureux de les accompagner aux concerts, pour les encourager», dit-il.

C’est sur des gens comme Y Liang Niê Kdam, Y Hiu Niê Kdam et Y Ninh E’Ban que repose l’avenir du gong, et avec lui, la survie de toute une culture. – VOV/VNA

Voir plus

Une convergence de programmes artistiques remarquables à la Foire de Printemps

Une convergence de programmes artistiques remarquables à la Foire de Printemps

En participant à la Foire du Printemps 2026, le public ne découvrira pas seulement des espaces d’exposition et des activités commerciales dynamiques : il pourra également assister à une série de programmes artistiques de grande qualité, présentés tout au long de l’événement par les principaux théâtres et ensembles artistiques professionnels du pays.

La tireuse Trinh Thu Vinh. Photo : VNA

Le Vietnam se pare d’argent aux Championnats d’Asie de tir 2026

Dans l’épreuve par équipes féminine de pistolet à air comprimé 10 m, Trinh Thu Vinh s’est qualifiée pour la finale et a terminé cinquième avec 177,2 points. La tireuse Triêu Thi Hoa Hông a pris la sixième place avec 154,7 points. Malgré l’absence de médailles individuelles, le Vietnam a remporté la médaille d’argent par équipes.

Le Sud du Vietnam abrite de nombreux villages horticoles et jardins spécialisés dans les plantes ornementales, dont l’histoire remonte à plusieurs décennies. Parmi eux, le village de Sa Dec, dans la province de Dông Thap, qui est considéré comme la plus vaste région de culture florale dédiée au Têt dans le delta du Mékong. Fort d’un passé centenaire, Sa Dec voit, en fin d’année, ses jardins s’animer afin d’ajuster les cycles de floraison et d’assurer un approvisionnement conforme aux besoins du marché du Têt. Photos: VNP

Dans le Sud règne l’effervescence florale à l’approche du Têt

La décoration intérieure à base de fleurs fraîches et de plantes ornementales pendant le Têt constitue une tradition culturelle vietnamienne ancestrale et précieuse. Elle symbolise les vœux de retrouvailles familiales, de prospérité et d’un nouveau départ empreint de sérénité. Dans le Sud du Vietnam, la culture florale du Têt bat son plein, les provinces et les villes mobilisant leurs productions afin de répondre à la demande croissante à l’approche du Nouvel An lunaire 2026.

Présentation de produits OCOP. Photo: VNA

À Hanoï, des espaces culturels et commerciaux au service du Tet 2026

Selon Nguyen The Hiep, directeur adjoint du Service municipal de l’industrie et du commerce, ces initiatives s’inscrivent dans la mise en œuvre de la directive n°05-CT/TU du Comité municipal du Parti de Hanoï relative à l’organisation des activités d’accueil du Nouvel An lunaire 2026.

Distribution de l’étrenne du Nouvel An aux représentants des personnes âgées et aux enfants au Mozambique. Photo : Ambassade du Vietnam au Mozambique

Un avant-goût du Têt vietnamien au Laos et au Mozambique

L’école bilingue lao-vietnamienne Nguyen Du a réuni ses élèves, Lao et Vietnamiens, le 3 février pour un atelier traditionnel de confection de bánh chưng (gâteau de riz gluant carré), à l’approche du Nouvel An lunaire (Têt) 2026.

La Semaine de l’"áo dài" London 2026 (Ao Dai Fashion Week London 2026) se tiendra du 19 au 21 septembre 2026 à Londres. Photo: VNA

Ao Dai Fashion Week London : l'"áo dài" sur les catwalks de Londres fin 2026

Placée sous le thème évocateur « A Runway of Heritage, A Future of Style » (Un podium du patrimoine, un avenir de style), l'événement Ao Dai Fashion Week London ambitionne de promouvoir l’"áo dài" comme un élément vivant du patrimoine vietnamien, tout en construisant un écosystème reliant culture, communauté, créativité et commerce entre le Vietnam et le monde.

Une représentation dans le cadre du programme politico-artistique intitulé « Duong lên phia truoc » (La voie à suivre), à Hanoi, le 4 février. Photo : VNA

La voie à suivre, une symphonie artistique pour les 96 ans du Parti

Ce programme visait à revisiter les traditions révolutionnaires de la nation et à réaffirmer le rôle prépondérant du Parti tout au long du processus révolutionnaire, de la lutte pour l’indépendance nationale à la construction et au développement du pays durant la période de renouveau et d’intégration internationale.

Croustillant à l’extérieur, savoureux à l’intérieur : le nem, rouleau frit emblématique du Vietnam, incarne à lui seul la richesse et la convivialité de sa gastronomie. Photo : VNA

Les artisans de la cuisine, vecteurs de l’image des destinations vietnamiennes

Dans un contexte où de nombreux plats vietnamiens sont régulièrement distingués dans des classements gastronomiques internationaux prestigieux, la professionnalisation du métier de cuisinier et la valorisation des talents d’exception apparaissent comme des leviers essentiels pour renforcer l’attractivité du tourisme vietnamien.