Pic d’activité dans les villages de métier à l’occasion du Têt

Dans l’ensemble du pays, à l’approche du Têt (Nouvel An lunaire), de nombreux villages de métier mettent les bouchées doubles pour satisfaire la forte demande des consommateurs. Ambiance animée garantie.

Hanoi, 13 janvier (VNA) - Dans l’ensemble du pays, à l’approche du Têt (Nouvel An lunaire), de nombreux villages de métier mettent les bouchées doubles pour satisfaire la forte demande des consommateurs. Ambiance animée garantie.

Pic d’activité dans les villages de métier à l’occasion du Têt ảnh 1Le village de Tranh Khuc est spécialisé depuis des générations dans la confection de "bánh chung".
Photo: An Vinh/CVN

Les villages de métier se positionnent de plus en plus sur une image de marque de qualité et de prestige. Et pour eux, conserver la confiance des consommateurs est primordiale. Une condition indispensable pour afficher leur différence.

Des métiers ancestraux

La fonte des socs, apanage de la commune de Ban Phô, district de Bac Hà, province de Lào Cai (Nord), s’y transmet de génération en génération. Selon l’artisan Ma Seo Din, ce métier existe depuis 200 ans. "Le soc dur et tranchant est très important pour l’agriculteur lorsqu’il cultive sur des sols rocailleux", a précisé M. Din. "Tout d’abord, il nous faut choisir le bon acier. La température du four, la proportion d’eau et les secrets de fabrication, jalousement gardés par chaque famille, sont les éléments décisifs pour des socs de qualité", a-t-il confié. Aujourd’hui, bien peu de paysans utilisent la charrue. Cependant, c’est un outil qui reste nécessaire, notamment en zone montagneuse.

Les derniers jours de l’année, les H’mông ont l’habitude d’acheter des socs sur les marchés pour s’attirer de bonnes récoltes et bonne fortune pour l’année à venir. Bien qu’elles ne soient utilisées que quelques semaines plus tard, les charrues, comme les plats rituels doivent être présentes dans les foyers  pour le Nouvel An lunaire. "Au marché du Têt, les paysans d’ethnie H’mông sont des clients fidèles. Chaque année, ma famille fond de 300 à 400 socs. À l’occasion du Têt, on en vend la plupart", a informé le fils de Ma Seo Din, Ma Seo Ao.

Hà Nam (Nord) est une province où il existe encore beaucoup de villages artisanaux. Le village de Vu Dai (actuellement Nhân Hâu), dans la commune de Hoà Hâu, district de Ly Nhân, est spécialisé dans les cá kho (poissons mijotés dans de petites marmites de terre cuite). Les jours précédant le Têt, les habitants passent des nuits sans dormir pour répondre à la hausse de la consommation.

"Le village fournit des produits toute l’année. Mais, lors de la Fête de la mi-automne ou du Têt traditionnel, les ventes augmentent considérablement, jusqu’à plus de 100 marmites par jour", a informé Trân Luân, patron d’un atelier de production.

Selon le chef de la commune de Hoà Hâu, le village de Nhân Hâu compte 32 foyers producteurs fournissant sur le marché des milliers de marmites à chaque Têt, vendues de 500.000 à 1,2 million de dôngs l’unité. Ce métier existe depuis plusieurs générations. Ces dix dernières années, grâce à la bonne valorisation du label et à la réputation du village, les marmites de cá kho ont été écoulées dans de nombreuses provinces et villes du pays.

Le choix des ingrédients et le marinage des poissons sont réalisés dans les règles de l’art. Les poissons doivent être des cá tram den (carpes noires dont le nom scientifique est Mylopharyngodon piceus). L’assaisonnement comprend galanga, jus de citron, gingembre, saumure, poivre, piment... "Si un seul de ces ingrédients manque, le +cá kho+ perdra de son originalité", a expliqué M. Luân.

Tout pour le label

Dans tout le pays, beaucoup de villages de métier préparent leurs produits traditionnels bien avant le Têt. Chacun possède ses caractéristiques, mais tous souhaitent que leurs articles soient présents sur les étals des marchés et dans les magasins.

"Pour assurer le développement des villages de métier, il est non seulement essentiel de vendre les produits à l’occasion du Têt,  mais également vital de rechercher des débouchés stables. Il faut donc mettre l’accent sur le label, l’originalité et la qualité", a estimé Luu Duy Dân, président de l’Association des villages de métier du Vietnam.

Le village de Tranh Khuc, commune de Duyên Hà, district de Thanh Tri, Hanoï, est réputé pour la confection des fameux banh chung (gâteau de riz gluant farci de viande de porc et de haricots mungo). Ce village produit des banh chung toute l’année, mais la période la plus importante est celle du Têt.

Dans de nombreux foyers, tous les membres de la famille sont mobilisés. Habituellement, même si c’est variable d’un foyer à l’autre, la production se mesure en centaines de gâteaux en moyenne par jour. Mais, à l’approche du Têt, elle passe de 500 à 1.500. Ces dernières années, les banh chung de Tranh Khuc ont été exportés vers de nombreux pays, dont la Russie, l’Australie, la Thaïlande…, principalement pour répondre aux besoins des Vietnamiens d’outre-mer.

Les banh chung de Tranh Khuc sont en effet renommés pour leur saveur particulière. Autant dire que les recettes sont gardées secrètes... Conscient de la valeur ajoutée apportée par la qualité, la marque et le prestige, Tranh Khuc s’efforce de faire honneur à son titre de village de métier traditionnel. "Avec plus de 250 foyers, 70% de la population du village vit de ce métier. Nous sommes très strict sur la production pour maintenir le prestige du label", a indiqué Nguyên Tài.

"Chaque mois, les services d’inspection du district et de la commune contrôlent l’hygiène environnementale et la sécurité sanitaire des aliments. Et nous diffusons largement les résultats de leurs observations", a souligné Nguyên Van Na, secrétaire de l’organisation du Parti du village de Tranh Khuc. - CVN/VNA

Voir plus

Lors du Festival Thang Long – Hanoi 2025. Photo: thanglong.chinhphu.vn

Le Festival de Hanoi intégrera le patrimoine au flux de la création contemporaine

Le 2e Festival de Thang Long-Hanoi vise à rapprocher le patrimoine du public grâce à l’art, à la créativité, au tourisme et à des activités immersives. Il a également pour objectif de valoriser le patrimoine, de favoriser le développement des industries culturelles et de bâtir progressivement l’identité culturelle de Hanoi en tant que "Ville créative de l’UNESCO".

À l’intérieur, on y trouve des motifs de gravure murale ou sur bois, qui caractérisent bien les traditions du Vietnam. Photo: VNA

La pagode Vinh Trang, témoin de la culture et de l’architecture du Sud

Construite au début du XIXe siècle dans un style architectural remarquable, la pagode Vinh Trang, située dans la province de Dong Thap, conserve encore aujourd’hui de nombreuses statues anciennes qui permettent aux visiteurs de découvrir les caractéristiques de la culture et de l’architecture du Sud du Vietnam.

Plus de 100 jeunes musiciens asiatiques à Hanoï

Plus de 100 jeunes musiciens asiatiques à Hanoï

Plus de 100 jeunes musiciens venus de toute l'Asie se sont rassemblés à Hanoï pour deux concerts de l'Orchestre des jeunes d'Asie (Asian Youth Orchestra - AYO). Au-delà de l'interprétation de chefs-d'œuvre de la musique classique, les représentations à l'Opéra Ho Guom illustrent le pouvoir de la musique de rapprocher les peuples, en réunissant de jeunes talents aux langues, aux cultures et aux parcours musicaux variés autour d'une même voix.

La diversité géologique du géoparc de Phu Yên donne naissance à de nombreux paysages naturels magnifiques dans la partie orientale de la province de Dak Lak. Photo : VNA

Le géoparc de Phu Yên songe à prendre une dimension mondiale

Afin de répondre aux critères des Géoparcs mondiaux de l’UNESCO, Dak Lak ambitionne de développer un modèle axé sur la conservation et centré sur les communautés locales. La province prévoit de créer des itinéraires touristiques associant le patrimoine géologique à la culture locale, à la gastronomie, aux villages de métiers traditionnels et à l’agriculture pour concevoir des produits touristiques à forte valeur ajoutée.

Profondément ancré dans la vie spirituelle des populations du Nord-Est et du Nord-Ouest du Vietnam, le Then est associé à la croyance en l’existence des esprits de la nature. Photo: VNA

Le Then, trait d’union culturel entre le Vietnam et le Laos

À travers la présentation du chant Then, patrimoine culturel emblématique des communautés Tày-Thaï du Vietnam, l’événement organisé à Vientiane a mis en lumière les nombreuses similitudes culturelles et spirituelles entre les peuples vietnamien et lao, contribuant à renforcer les liens d’amitié et la solidarité spéciale entre les deux pays.

Les trésors nationaux exposés au musée de la ville sont dotés de codes QR qui permettent aux visiteurs d'accéder à des informations les concernant.

La ville de Cân Tho accélère la numérisation du patrimoine culturel

Un portail numérique consacré aux données sur le patrimoine culturel de Can Tho sera mis en place afin de soutenir les objectifs de transformation numérique de la ville en matière de gestion du patrimoine, conformément à la résolution n°80-NQ/TW du Politburo sur le développement de la culture vietnamienne.

Le then mis en valeur au Laos

Le then mis en valeur au Laos

Une exposition et des représentations consacrées à la pratique du then des groupes linguistiques Tày-Thaï se tiennent à Vientiane jusqu’au 19 août, mettant en lumière les valeurs d’un patrimoine culturel immatériel inscrit par l’UNESCO et les nombreuses affinités culturelles entre les peuples vietnamien et lao.