Pham Thi Huê, étoile montante du sport de Quang Ninh

Pham Thi Huê, 20 ans, a réussi une sacrée performance en remportant deux médailles d’or lors des 5es Jeux asiatiques de plage disputés récemment à Dà Nang (Centre).

Hanoi (VNA) – Pham Thi Huê, 20 ans, a réussi une sacrée performance en remportant deux médailles d’or lors des 5es Jeux asiatiques de plage disputés récemment à Dà Nang (Centre). Deux victoires coup sur coup qui ont changé la vie de cette jeune spécialiste du trail.

Pham Thi Huê, étoile montante du sport de Quang Ninh ảnh 1Pham Thi Huê, pieds nus, sur le 10.000 m femmes des SEA Games 28 disputés en 2015 à Singapour. Photo : PN/CVN

L’année 2016 marque un tournant important dans la vie de la coureuse de fond Pham Thi Huê. La jeune femme est en effet convoquée en sélection nationale d’athlétisme pour prendre part aux 5es Jeux asiatiques de plage (ABG 5). Le résultat va bien au-delà des espérances, avec deux médailles du plus beau métal (individuel et par équipes). Pour la première fois, elle monte sur la plus haute marche du podium d’une compétition internationale officielle.

Une exposition médiatique

La victoire de Pham Thi Huê lors des ABG 5 lui ouvre de nouvelles portes, avec à la clé une prime de plus de 185 millions de dôngs et une nette progression de ses revenus. En effet, outre la prime du secteur sportif de 110 millions de dôngs pour ses deux titres, c’est avec fierté et délectation qu’elle reçoit le satisfecit de la province de Quang Ninh, sa terre natale, auréolé là aussi d’une prime de 75 millions de dôngs.

«Je suis très heureuse. Les primes me permettront d’aider ma famille à joindre les deux bouts. Ces médailles d’or sont un moteur très important pour moi en vue des compétitions dans l’avenir», confie-t-elle, visiblement émue. Et comme d’habitude, elle a envoyé la majeure partie de sa prime à ses parents, ne s’octroyant qu’un petit pécule pour elle-même pour pourvoir financer ses études à l’Université de l’éducation physique et des sports de Bac Ninh (Nord).

Pham Thi Huê, étoile montante du sport de Quang Ninh ảnh 2Pham Thi Huê (centre) est la seule athlète vietnamienne à être rentrée des ABG 5 avec deux médailles d’or autour du cou. Photo : PN/CVN

L’athlète revient sur ses rêves et espoirs. «Je souhaite devenir coach d’athlétisme, s’exclame-t-elle. Maintenant, je m’entraîne d’arrache-pied en vue des prochains Championnats du Vietnam et d’Asie du Sud-Est. Je ferai le maximum pour obtenir les meilleurs résultats possibles».

Née dans une famille paysanne pauvre de la commune de Tân Binh, district de Dâm Hà, Pham Thi Huê fait connaissance avec l’athlétisme en 2010 seulement, au lycée. Invitée à courir sous le maillot de l’équipe de son district natal dans le cadre du Festival des spartakiades, son talent éclate au grand jour, suite à quoi elle intègre la sélection de la province de Quang Ninh. Gravissant rapidement les échelons, où elle remporte plusieurs médailles d’or lors des marathons et tournois d’athlétisme juniors, les «scouts» (les experts de la cellule détection des jeunes talents, ndlr) du pays voient en elle un diamant brut. C’est ainsi qu’elle rejoint la sélection nationale d’athlétisme.

S’entraîner sans relâche

Les 28es Jeux sportifs d’Asie du Sud-Est, qui se sont déroulés en juin 2015 à Singapour, vont lui offrir l’opportunité de prouver sa valeur dans une compétition internationale. Elle décroche la médaille d’argent sur le 10.000 m dames, ce qui donne beaucoup d’émotions à ses supporters. Pourtant, cette médaille suscite bien des interrogations, certains lui reprochant de ne pas s’être «arrachée» pour l’emporter. Mais ces mêmes «observateurs» ne savent sans doute pas que, pour atteindre ce résultat, Pham Thi Huê s’est entraînée pendant deux mois comme un forçat sur la plage. Chaque jour, elle courait de longs kilomètres, ce qui a sans doute puisé dans ses réserves avant d’entamer la compétition.

«L’entraînement sur la plage était très éprouvant. La température était très élevée et le soleil cognait si fort !», se souvient-elle. Mais cela ne l’empêche pas de continuer à bien s’entraîner, sans relâche, pour s’améliorer. Parce qu’elle veut faire quelque chose de significatif pour son pays. Parce qu’elle est bien décidée à ne pas se reposer sur ses lauriers. Parce qu’elle sait bien que d’autres montagnes, plus élevées encore, restent à gravir pour tutoyer les sommets de sa discipline.

* Fiche de Pham Thi Huê

Nom et prénom : Pham Thi Huê
Née en 1996 à Quang Ninh
Évolue au sein de l’équipe d’athlétisme de Quang Ninh depuis 2012, et a été convoquée en sélection nationale en 2015.

Palmarès :
-  Six médailles d’or, deux d’argent et une de bronze au tournoi d’athlétisme
national junior en 2013 (marathon et courses de fond).
-  Médaillée d’or au marathon du journal Tiên Phong (Avant-garde) en 2014
-  Médaillée d’argent du 10.000 m femmes des SEA Games 28 disputés à Singapour en 2015.
-  Deux médailles d’or aux ABG 5, organisés à Dà Nang.
-  Premier prix du tournoi du quotidien Hà Nôi Moi (Hanoi Nouveau). – CVN/VNA
 

Voir plus

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Coutume ancienne apparue en Asie, les étrennes du Têt incarnent des vœux de paix, de chance et de prospérité pour la nouvelle année. Si les formes ont évolué avec le temps et le numérique, cette tradition demeure un symbole indissociable du Têt traditionnel vietnamien.

Des femmes khmères de la commune d’An Cư, province d’An Giang, s’emploient à préserver et à valoriser le métier traditionnel de tissage de brocart de leur communauté. Photo : VNA

An Giang : le brocart khmer, un patrimoine vivant au service du tourisme culturel

Au pied de la chaîne des Sept Monts, le village de tissage de brocart khmer de Van Giao, province d’An Giang, illustre une dynamique réussie de valorisation du patrimoine culturel associée au développement du tourisme communautaire, contribuant à créer des moyens de subsistance durables et à promouvoir l’identité culturelle des minorités ethniques du Vietnam.

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.

Parmi les nombreux symboles qui incarnent le Nouvel An lunaire au Vietnam, le "bánh chưng" – gâteau traditionnel de riz gluant du Têt – s’impose comme une empreinte mémorielle profondément ancrée dans la conscience collective. Photo : VNA

Le "bánh chưng" – L'âme intégrale du Têt vietnamien

Au cœur du panthéon symbolique du Têt, le banh chung transcende sa nature de mets traditionnel pour s’ériger en véritable socle de l'identité vietnamienne, une empreinte indélébile gravée dans la mémoire collective de tout un peuple.

À l'approche du Nouvel An lunaire, les vidéos expliquant comment préparer les festins traditionnels du Têt reçoivent de plus en plus de « j'aime » et de commentaires. Photo : tienphong.vn

Le Têt et la vague du « retour au village natal »

Des millions de vues pour les vidéos de confiseries traditionnelles, des dizaines de milliers de partages pour les vlogs sur le Têt au village : autant de contenus qui ont inspiré de nombreux jeunes à prolonger leur séjour à la maison, à apprendre à cuisiner les plats de leur grand-mère ou de leur mère, à consigner les souvenirs familiaux et à les partager en ligne. De là est née une vague discrète mais profonde : le phénomène du « retour au village natal ».

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

Avec l'évolution de la société, de nombreuses coutumes liées au Têt se sont peu à peu estompées. Cependant, la préparation du "bánh chưng" (gâteau de riz gluant) demeure une tradition culturelle emblématique du peuple vietnamien, perpétuée chaque année par de nombreuses familles. À l’approche du Têt, les générations de descendants se rassemblent pour préparer le "bánh chưng", choisissant soigneusement les plus beaux gâteaux à déposer sur l’autel des ancêtres en hommage et en respect des traditions.

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

Le Têt permet de se retrouver en famille. Plus les plateaux sont riches, plus cela exprime le respect envers les ancêtres. Les plateaux traditionnels du Nouvel An lunaire se composent de nombreux mets et symbolisent tous divers souhaits et vœux de chaque famille pour la nouvelle année. Les plateaux du Têt sont également très colorés : le vert du banh chung mélangé au rouge du riz gluant en passant par le jaune des pousses de bambou...