Patrimoine mondial : préparation d’un rapport sur Oc Eo – Ba Thê

Le vice-Premier ministre Vu Duc Dam a chargé les organes compétents de soumettre un rapport de synthèse sur Oc Eo – Ba The au Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Patrimoine mondial : préparation d’un rapport sur Oc Eo – Ba Thê ảnh 1Photo : baovanhoa.vn
Hanoï (VNA) - Le vice-Premier ministre Vu Duc Dam achargé le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme de coordonner avecle Comité national pour l'UNESCO pour soumettre un rapport de synthèse sur lesite archéologique d'Oc Eo – Ba The, province d'An Giang (Sud), au Centre dupatrimoine mondial de l’UNESCO, pour une proposition d’inscription sur la Listeindicative du patrimoine mondial.

Oc Eo, l’une des cultures les plus anciennes duVietnam, avait noué des échanges économiques florissants avec les plus grandescivilisations de son époque.

Située dans la province d’An Giang (delta duMékong), Oc Eo aurait été la ville portuaire la plus importante du royaume dePhù Nam, qui semble avoir existé du Ier au VIe ou VIIe siècles de l’èrechrétienne.

Du Ier au IIIe siècles, le royaume de Phù Nam avaitainsi prospéré en un large empire au sein de l’Asie du Sud-Est. Les raisons lesplus importantes contribuant au développement d’Oc Eo comprennent notamment sonemplacement sur les routes commerciales maritimes entre la péninsule malaise etl’Inde d’une part, et entre le Mékong et la Chine d’autre part.

Pendant la période florissante d’Oc Eo et de PhùNam, les bateaux de la région n’étaient pas encore en mesure de couvrir delongues distances et devaient suivre la côte, faisant ainsi d’Oc Eo une étapestratégique.

La culture d’Oc Eo a montré que  le royaume de Phù Nam cultivait des relationsavec plusieurs régions et pays d’Asie de l’Est, d’Asie occidentale et del’Inde, notamment. Il a ainsi connu son apogée grâce à son économie maritime etses échanges commerciaux avec ces pays.

Hormis la commercialisation internationale, le portd’Oc Eo était également un point d’arrêt où les marchands s’approvisionnaienten eau et aliments.

Le cœur de ce vaste empire était situé dans lebas-Mékong, principalement au Sud. De nombreux changements ont eu lieu dans leprocessus de développement, mais il est indéniable que la ville portuaire d’OcEo - Ba Thê a toujours été un centre économique et culturel clef de la régionet qu’elle  était le plus grand centrecommercial international du Phù Nam.

À partir des VIe et VIIe siècles, les bateauxcommerciaux commen-cèrent à pouvoir couvrir des distances plus importantes et,par conséquent, n’avaient plus besoin de s’arrêter à Oc Eo. C’est ainsi que laville commença graduellement à perdre de l’importance. Il s’agira d’une descauses qui provoquera le déclin du royaume.

En 1944, l’archéologue français Louis Malleret(1901-1970), directeur de l’École française d’Extrême-Orient de 1949 à 1956, aréalisé des fouilles sur le site d’Oc Eo. Ces dernières ont mis à jour desartefacts témoignant des échanges économiques florissants avec les grandescivilisations de l’époque. Les études de Malleret ont permis au public de mieuxcomprendre la culture d’Oc Eo et, plus largement, le royaume de Phù Nam.

La culture d’Oc Eo s’est développée au traversdifférents métiers artisanaux tels que poterie, métallurgie et orfèvrerie,entre autres. À noter qu’à cette époque-là, l’agriculture était également endéveloppement avec notamment des travaux d’irrigation et de construction decanaux.

En ce qui concerne l’art de la sculpture, lesarchéologues ont trouvé des statues bouddhistes et hindoues et étudié desouvrages architecturaux (tours, monuments funéraires) montrant un niveau élevéen techniques de construction. Des archéologues vietnamiens ont également misau jour des tombeaux funéraires que leurs collègues français n’avaient pasfouillés. Des caveaux originaux composés de briques et de pavés.

Par la suite, des chiffres sur cette civilisationont été publiés : 1.311 objets en or, 1.062 gemmes et pierres précieuses, desmilliers d’artefacts en bronze, en fer, en étain, en bois, en céramique ainsique des objets d’origine étrangère ont été découverts. Tous ont permis declarifier partiellement l’histoire du site remontant aux premiers siècles aprèsJ-.C.

À l’heure actuelle, si les monuments du royaume dePhù Nam ne sont plus que des ruines, ils restent toujours la preuve d’unecivilisation passée des plus développées. Leurs valeurs matérielle commespirituelle contribuent notablement à enrichir la culture traditionnelle duVietnam, celle du Sud en particulier.-VNA

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