Pac Ma conserve son art de la vannerie

Les produits en bambou et rotin tressés par les Tày du hameau de Pac Ma, à Lang Son (Nord) servent non seulement aux villageois mais sont également vendus aux quatre coins de la province.

Lang Son (VNA) - Les produits en bambou et rotin tressés par les Tày du hameau de Pac Ma, à Lang Son (Nord) servent non seulement aux villageois mais sont également vendus aux quatre coins de la province.

Pac Ma conserve son art de la vannerie ảnh 1Différents types de paniers fabriqués au hameau de Pac Ma, commune de Chiên Thang, district de Chi Lang, province de Lang Son (Nord). Photo : Hùng Trang/CVN


Chaque année, quand l’automne se retire pour laisser place à l’hiver, les gens de l’ethnie Tày du hameau de Pac Ma, commune de Chiên Thang, se rendent dans la forêt pour chercher bambou et rotin afin de confectionner des paniers.

Un artisanat florissant

L’un des plus anciens vanniers du hameau, Lâm Triêu Vàng, a appris ce métier quand il n’était encore qu’un enfant. Aujourd’hui octogénaire, il travaille tous les jours. Quand il était jeune, après confection des produits, il les transportait par train pour aller les vendre dans les marchés de la ville de Lang Son et des districts de Chi Lang, Cao Lôc et Huu Lung. Étant actuellement âgé, il n’est ainsi plus chargé de la vente mais se rend toujours dans la forêt pour y choisir bambou et rotin.

L’artisan partage le processus de fabrication et explique que cela prend une journée entière. Concrètement, après la collecte des matières premières en forêt, en l’occurrence des troncs, ces derniers seront coupés en tranches avant d’être séchés au soleil, puis trempés dans l’eau. Ils sont ensuite travaillés par les artisans. Un grand panier coûte 120.000 dôngs, le plus petit 80.000 dôngs. Lâm Triêu Vàng gagne en moyenne chaque mois plus d’un million de dôngs en vendant ses produits faits main.

Pac Ma conserve son art de la vannerie ảnh 2Lâm Triêu Vàng, habitant au hameau de Pac Ma, gagne en moyenne chaque mois plus d’un million de dôngs en vendant ses produits faits main. Photo : ND/CVN


La vie des habitants de la commune défavorisée de Chiên Thang s’est progressivement améliorée ces dernières années grâce au développement du réseau électrique, de la voierie ainsi que de la construction d’écoles et d’infirmeries.

Auparavant, les villageois de Pac Ma étaient presque isolés du reste du monde du fait que les routes menant au hameau n’étaient guère praticables. La gare la plus proche, près de la route nationale 1A, se situait à près de trois heures à pied du hameau. Mais une fois que le chemin reliant Pac Ma à la route nationale a été refait, cela a alors raccourci le temps de déplacement. L’économie s’est donc également grandement améliorée. En effet, les produits agricoles et forestiers étaient auparavant vendus difficilement mais aujourd’hui, les commerçants s’y rendent pour les acheter directement.

Développer la pratique de la vannerie

Selon Tô Van Lê, vice-président du Comité populaire de la commune de Chiên Thang, cette dernière compte neuf hameaux dont celui de Pac Ma - réputé pour ses paniers en bambou et rotin. Le hameau totalise 10 foyers de vanniers. Les produits «made in Pac Ma» sont prisés et se vendent sur les marchés de Lang Son. Ainsi, les hameaux avoisinants tentent également de s’initier à cet artisanat. Étant donné les retours favorables de ce commerce, le Comité populaire de la commune encourage ainsi les habitants à la pratique de ce métier et leur vient en aide quand nécessaire.

Partageant la même idée que Tô Van Lê, Lâm Van Quyên, président dudit comité, croit que non seulement les villageois de Pac Ma devraient préserver cette activité mais aussi que leurs voisins devraient accroître la leur. En effet, certains foyers ne pratiquent la vannerie que de manière secondaire et sont ainsi encouragés à augmenter leur production et à se concentrer davantage dans cet artisanat afin de répondre au mieux à la demande. -CVN/VNA

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