Nguyên Duc Hiêp plonge dans les tréfonds de Saigon d’antan

Écologiste de renom en Australie, le Dr. Nguyên Duc Hiêp consacre son temps libre à l’histoire sur Saigon d’antan. Ses livres racontent également son amour pour le Vietnam et sa ville natale.
Hanoi (VNA) – Écologiste de renom en Australie, le Dr. Nguyên Duc Hiêp consacre son temps libre à l’histoire sur Saigon d’antan, actuellement Hô Chi Minh-Ville. Ses livres racontent également son amour pour le Vietnam et sa ville natale.
Nguyên Duc Hiêp plonge dans les tréfonds de Saigon d’antan ảnh 1Le Dr. Nguyên Duc Hiêp. Photo : CTV/CVN


Le Dr. Nguyên Duc Hiêp habite dans l’État australien de la Nouvelle-Galles du Sud depuis 1974. Il est aujourd’hui spécialiste en atmosphère planétaire au département australien de l’Environnement et de l’Énergie. Il participe à de nombreux groupes activistes pour l’amélioration de l’environnement au Vietnam.

Outre des publications scientifiques en anglais, français et vietnamien, Nguyên Duc Hiêp a écrit plusieurs livres sur la vie à Saigon (aujourd’hui Hô Chi Minh-Ville), avant 1945, à savoir "Sài Gòn - Chợ Lớn : Ký ức đô thị và con người" (Sài Gòn - Chợ Lớn : souvenirs de la ville et de ses habitants, 2e prix de couverture du Prix national des livres de 2018), ou encore "Nghệ thuật sân khấu : hát bội, đờn ca tài tử và cải lương Sài Gòn và Nam kỳ cuối thế kỷ 19 tới 1945" (Arts scéniques : théâtre basé sur les gestes, chants amateurs et théâtre rénové de Saigon et de la Cochinchine française de la fin du XIXe siècle à 1945).

Une passion pour sa ville natale dont Nguyên Duc Hiêp ne se cache pas : "J’adore cette ville et je voudrais étudier l’histoire des habitants, l’architecture, les cultures de la Cochinchine, et de Saigon en particulier, une ville qui, dès sa création, fût ouverte et bienveillante".

Saigon, une source d’inspiration infinie

Au fur et à mesure de son travail en Australie, Nguyên Duc Hiêp s’est intéressé à la culture, et plus particulièrement à la préservation, lorsque toutes les activités et l’histoire de l’humanité s’attachent à l’environnement. À chaque retour au Vietnam, il remarque de nombreux changements dans sa ville : "La culture du Sud se distingue par la vie en bateau et la fruiticulture. J’ai aussi eu l’occasion d’aller sur place, pour mieux comprendre et raconter au public les valeurs culturelles et historiques de chaque monument de cette région", raconte-il.

Tous les week-ends, Nguyên Duc Hiêp s’attèle à écrire sur ses sujets préférés. Un plaisir qui lui a permis de rencontrer des chercheurs, auteurs, journalistes et collecteurs.  Il effectue ses recherches via les documents disponibles en ligne, les archives bibliothécaires et les collections personnelles. Par ailleurs, certains universitaires et amis lui fournissent des catalogues précieux sur la vie à Sài Gòn - Chợ Lớn  et en Cochinchine française d’autrefois (1859-1945). "Trouver et sélectionner les bonnes informations prennent beaucoup de temps, et parfois, cela tient de la chance. En fait, chaque livre a besoin au moins d’un an de recherche et de rédaction", partage Nguyên Duc Hiêp.
Nguyên Duc Hiêp plonge dans les tréfonds de Saigon d’antan ảnh 2Ce livre du Dr Nguyên Duc Hiêp a reçu le 2e prix de la plus belle couverture du Prix national des livres de 2018. Photo : CTV/CVN
 
Selon lui, le caractère des Saigonais reste inchangé, mais leur mode de vie et leur esprit ont évolué. "Leur langage et leur écriture ont beaucoup changé. Actuellement, la population se tourne de plus en plus vers les activités communes. Elle pratique davantage de sport, lit plus de livres et d’actualités qu’autrefois".

Les livres de Nguyên Duc Hiêp touchent de nombreux secteurs, tels que l’urbanisme, l’architecture, les arts, l’économie, les sports, le journalisme, etc. Ces domaines se limitent géographiquement et temporellement, ce qui facilite "la collecte des informations" et "l’enrichissement des comparaisons".

Le patrimoine et l’environnement

Inspiré par de célèbres scientifiques et auteurs du monde entier tels que Jared Diamond, Edward Wilson, Stephen Jay Gould et Carl Sagan, Nguyên Duc Hiêp souhaite rendre accessibles ses recherches aux lecteurs "via des petits récits". "Mon objectif est de partager les connaissances importantes au grand public. Les revenus de ces publications restent minimes par rapport à mon travail", souligne-t-il.

Récemment, les livres de Nguyên Duc Hiêp attirent l’attention des jeunes qui s’intéressent à la conservation des patrimoines et à la protection de l’environnement. "J’ai fait sa connaissance il y a quatre ans lors de la rencontre avec de jeunes saigonais. Il cherche toujours à répondre au mieux aux questions sur l’histoire, la politique, la culture, l’économie de Saigon et de la Cochinchine. Ses œuvres sont le fruit d’un travail minutieux et sérieux", explique Trân Huu Phuc Tiên, auteur du livre Sài Gòn - Hai đầu thế kỷ (Saigon - Au passage des deux siècles).

"On décèle facilement chez lui une grande passion pour la recherche, remarque Dinh Thi Phuong Thao, directrice de la Maison d’édition Văn hóa văn nghê (Les lettres et les arts) de Hô Chi Minh-Ville. J’ai relu plusieurs fois ses ouvrages, parce que son point de vue me permet de mieux comprendre les différents aspects de l’histoire et de la culture".

L’attention du public vietnamien est importante, mais vu le nombre limité de livres sur l’architecture de Saigon et de Hô Chi Minh-Ville actuellement, Nguyên Duc Hiêp attend toujours le soutien des scientifiques et des administrations.

"L’urbanisme se rattache directement à la culture, à l’architecture et au paysage urbain, ce qui montre les valeurs économiques et historiques de chaque endroit. Ce domaine a besoin des avis des spécialistes et de la communauté toute entière pour aboutir à un plan approprié", insiste l’écologiste vietnamien.

Ce scientifique est ravi lorsque plusieurs groupes rassemblent des chercheurs en histoire, culture et architecture de Saigon d’autrefois. Selon lui, ces réunions sont un espace de partage très intéressant pour les activités de conservation, et surtout, encouragent à mieux contribuer à l’égard de la ville.

"Mes prochains livres aborderont l’histoire de Saigon avec ses arts, son service de santé, sa musique, son journalisme, sa littérature sino-vietnamienne... Ce sont de grands projets qui me prendront beaucoup de temps", confie Nguyên Duc Hiêp. – CVN/VNA

Voir plus

La littérature jeunesse vietnamienne à la conquête du marché mondial

La littérature jeunesse vietnamienne à la conquête du marché mondial

Ces dernières années, la littérature jeunesse vietnamienne, et plus particulièrement le segment des albums illustrés, enregistre des signes extrêmement positifs. De nombreuses œuvres, après avoir séduit le public national, s’imposent désormais sur la scène internationale, grâce à une multiplication des contrats de cession de droits et à l’intérêt croissant des maisons d’édition étrangères.

Des mannequins présentent l'ao dài de la styliste Lan Huong lors de la Semaine de la mode de l’ao dài 2026. Photo : VNA

Les belles marches de l’ao dài sur la scène internationale de la mode

Le projet «Semaine de la mode de l’ao dài» vise à introduire la tunique traditionnelle vietnamienne sur la scène de la mode mondiale. Après Londres, le projet devrait se poursuivre à Paris et à Milan, deux capitales mondiales de la mode, afin de promouvoir davantage l’identité culturelle vietnamienne.

Trinh Van Quyêt, secrétaire du Comité central du Parti et chef de sa Commission de la sensibilisation, de l’éducation et de la mobilisation des masses, remet les prix A aux lauréats. Photo: VNA

Les 8es Prix nationaux du livre récompensent plus de 50 ouvrages exceptionnels

Deux prix A, la plus haute distinction de ces prix, ont été décernés à « Lich su Viet Nam bang hinh » (L’Histoire du Vietnam en images), ouvrage de Dong A et plusieurs auteurs, publié conjointement par la Maison d’édition de l’Université nationale d’éducation de Hanoi et la Société par actions culturelle Dong A.

L'architecte Thibault Fèbrer et la chanteuse Thanh Tâm interprètent la chanson l’air traditionnel « Bèo dat mây trôi» lors du programme. Photo: VNA

Le programme "Couleurs du printemps" promeut la culture vietnamienne en France

Le programme comprenait des mélodies traditionnelles telles que le « dan tinh » (un instrument de musique) et les chants traditionnels «then» de l’ethnie Tày, des chants populaires Quan ho de Bac Ninh, ainsi que des musiques folkloriques du Nord et du Sud du Vietnam, des extraits de «cai luong» (théâtre rénové) et des chansons populaires célébrant la Patrie, le printemps et l’amour.

Des visiteurs à l'exposition. Photo : VNA

Exposition de peintures et de livres « L’âme vietnamienne en France »

Le Club des amis des mers et des îles du Vietnam en France, en coordination avec l’association Huong Sac Vietnam – Europe, a organisé une exposition de peintures et de livres, placée sous le thème « L’âme vietnamienne en France », qui s’est tenue dans l’après-midi du 7 mars (heure locale) au centre culturel Marius Sidobre, dans le Val-de-Marne, région Île-de-France.

Dans le respect de l’esprit martial, le festival de lutte du village de Sinh interdit formellement toute prise ou tout coup dangereux. Photo : Mai Trang – VNA

Festival de lutte du village de Sinh : une tradition martiale au cœur du Têt

Dans la matinée du 10ᵉ jour du premier mois lunaire, de nombreux habitants et touristes affluent vers l’arène de lutte du village de Sinh (Hue, au Centre), installée dans l’enceinte du temple communal de Lai An. La particularité de l’événement est d’être ouvert à tous les participants, qu’ils soient ou non originaires de la localité. 

Ouverture du 12e Festival de l’ao dai de Ho Chi Minh-Ville 2026, placé sous le thème "Fils de soie dorée – Tisser des aspirations", le 6 mars. Photo: : VNA

Coup d'envoi du 12e Festival de l'ao dai à Ho Chi Minh-Ville

Le 12e Festival de l'ao dai à Ho Chi Minh-Ville propose 17 activités principales tout au long du mois de mars, transformant la métropole en une vaste scène culturelle où l’ao dai s’invite non seulement dans les spectacles artistiques, mais aussi dans la vie communautaire, les espaces urbains et les activités touristiques.

Des femmes en ao dài. Photo: VNA

Le mois de mars resplendit d’élégance avec l’ao dài, tunique traditionnelle

Début mars, les scènes de femmes en ao dài prenant des photos de printemps au bord des lacs, dans les parcs, devant les bureaux, les temples et les sites historiques sont devenues un spectacle familier à Hanoi. Les réseaux sociaux regorgent également d’images et de récits autour de cette tenue élégante, devenue un symbole de la saison dédiée à la célébration des femmes.

Le comité d'organisation rend hommage aux artistes et chanteurs présents lors de la cérémonie d'annonce et d'ouverture du vote pour la 20e édition des Prix Công hiên.

Soobin et Hoa Minzy, premier duo d’ambassadeurs des Prix Công hiên 2026

Le choix de Soobin et Hoa Minzy s’est fondé sur leur stature artistique, leur esprit créatif et leur dévouement, valeurs en parfaite adéquation avec celles des Prix Công hiên (Contributions). Ce choix leur permettra de tisser des liens plus étroits avec un public plus jeune, tout en préservant leur professionnalisme.

L’ikebana incarne l’esthétique et la philosophie japonaise, offrant un regard profond sur la relation entre l’homme et la nature. Photo: Musée des beaux-arts du Vietnam

À l’écoute des fleurs de pêcher sur les ailes de l’ikebana, art floral japonais

Inspirée par la douce brise d’est annonçant le printemps, l’exposition reflète la renaissance des vergers de pêchers le long du fleuve Rouge après le typhon Yagi, qui a causé d’importants dégâts à Hanoi en 2024. Plutôt que de se concentrer sur la perte, l’événement met en lumière la résilience et le renouveau, explorant comment la nature et les êtres humains se relèvent après l’adversité.

Photo: VNA

Intelligence, courage et ambition : les femmes façonnent le Vietnam d'aujourd'hui et de demain

Au Vietnam, les femmes s’imposent comme une force motrice essentielle du développement économique national. Leur influence, loin de se limiter aux secteurs traditionnels, s’étend aujourd’hui de la production manufacturière aux affaires et aux services, en passant par l’entrepreneuriat innovant, l’économie numérique, l’économie verte, l’économie circulaire et la finance inclusive.