Hanoï, 26 juillet (VNA) - Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et la société pharmaceutique américaine Merc Sharp & Dohme (MSD) uniront leurs efforts pour aider le ministère de la Santé à déployer le programme de vaccination contre le papillomavirus humain (VPH) au Vietnam de 2019 à 2021.

L'UNFPA et un partenaire américain vont déployer la vaccination anti-HPV au Vietnam. Photo: UNFPA

Un accord à cet effet a été signé entre les deux parties à Hanoi le 24 juillet.

Lors de la cérémonie de signature, la vice-directrice du Département général de médecine préventive, Nguyen Minh Hang, a déclaré que la vaccination était une mesure efficace  pour prévenir les maladies infectieuses. Grâce aux vaccins et au programme national de vaccination élargi, de nombreuses épidémies dangereuses sont éliminées ou contrôlées, a-t-elle noté.

«Les preuves provenant d'études internationales confirment également qu'une combinaison stratégique d'une couverture suffisante du vaccin anti-HPV pour les adolescentes, d'une couverture suffisante du dépistage du cancer du col de l’utérus et d'un traitement approprié pour toutes les femmes peut éliminer ce cancer en tant que problème de santé publique», a déclaré Astrid Bant, Représentant de l'UNFPA au Vietnam.

Le représentant en chef de MSD au Vietnam, Koen Carel Kruijtbosch, a déclaré que la mise au point de vaccins contribuant à la protection de la santé publique était plus qu'une décision commerciale, mais une mission partagée. Chaque jour au Vietnam, sept femmes meurent d'un cancer du col de l’utérus. Ce partenariat entre le FNUAP et le MSD espère remédier à ce bilan morbide, a-t-il ajouté.

Avec un budget total de 400.000 dollars, la collaboration vise à encourager les parties prenantes, nationales et infranationales, à réduire le fardeau des maladies liées au VPH,  faciliter la mise en œuvre d'un programme de vaccination contre le VPH et l'élaboration de politiques pour prévenir ce cancer. Celui-ci reste une cause majeure de mortalité chez les femmes. Causé par le VPH, il tue plus de 300.000 femmes chaque année, dont 85% dans des pays en développement, selon l'Organisation mondiale de la santé. -CPV/VNA