L’orchidée, "symbole de l'âme des Hanoïens"

Depuis longtemps, la culture et la collection des orchidées sont devenues un loisir spécial des Hanoïens. Le Docteur en géologie Nguyên Manh Hà, 76 ans, est un passionné et a grandement contribué à perpétuer l'art distingué de la floriculture dans la capitale.
Depuis longtemps, la culture etla collection des orchidées sont devenues un loisir spécial desHanoïens. Le Docteur en géologie Nguyên Manh Hà, 76 ans, est unpassionné et a grandement contribué à perpétuer l'art distingué de lafloriculture dans la capitale.

À Hanoi, de nombreuxamateurs restent fidèles à la culture de cette plante. Mieux on connaîtles beautés cachées de l’orchidée, mieux on comprend l’âme desHanoïens.

Un hobby distingué

L’orchidée est considérée comme la reine des fleurs et est aussi unemblème de l’honnête homme. Elle est l'une des quatre fleurs typiquessymbolisant les quatre saisons mai, lan, cúc, trúc (fleur d'abricotier,orchidée, chrysanthème, phyllostachys - une espèce de bambou).L’orchidée est également à l'honneur lors du «banquet des fleurs» àl’occasion du Têt.

À Hanoi, la passion des fleurset des plantes d’ornement est depuis longtemps un art. Mais la culturede l'orchidée est considérée comme le comble du raffinement.

Le Docteur Nguyên Manh Hà est originaire de l’ancien village de HoàngMai (actuellement ruelle de Hoàng Mai dans la rue de Truong Dinh). Ilest un des passionnés de la culture traditionnelle de cette plante, sitypique de Hanoi. Il assume maintenant la vice-présidence del’Association des passionnés d’orchidée de Hanoi. À noter que Hoàng Maiest l'un des cinq villages de Thang Long où l'on en fait pousser.

Il habite dans une maison ancienne – plus d'un siècle, construite sousle règne du roi Thành Thai (1879 - 1954). Elle se trouve au 134, ruellede Hoàng Mai. Au cœur de l'agitation de la capitale, le jardin de M. Hàest un havre de paix, un parc de plus de 200 m2 réservé exclusivement àl'orchidée. Cette dernière y pousse sous près de 70 variétés. NguyênManh Hà est connu sous le nom de «Docteur de l’orchidée de Hanoi» car ilpossède des connaissances approfondies dans ce domaine.

«Auparavant, les habitants du Nord, dont les lettrés et les personnesâgées, se passionnaient pour les orchidées sauvages poussant en pleinenature, notamment dans la forêt. Ils aimaient leur parfum et leurscouleurs délicates. Les Hanoiens n'aiment pas l'ostentation, c’estpourquoi, ils adorent la beauté raffinée, mais discrète de l’orchidée»,analyse Manh Hà.

Il explique que la plante, dans sonhabitat naturel, ne s’épanouit qu’une fois par an. Ceux qui arrivent àentretenir cette floraison tout au long de l'année sont desprofessionnels. Selon lui, durant le Têt, Nghinh Xuân Lan (nomscientifique : Rhynchostylis gigantea), Mac Lan Xuân ou Câm Tô(cymbidium sinense) et Thanh Ngoc (Christensonia vietnamica)fleurissent. Au début de l’été, c’est le tour de Giang Huong Quat ou QuêNâu (Aerides flabellata) et du Phi Diêp (Dendrobium Chrysanthum). Enété, les passionnés ont occasion d’admirer Lan Hoàng Thao Kiêu Tím(Dendrobium amabile), Quê Trang ou Quê Lan Huong (Aerides odoratumLour).

La passion de l'orchidée est venue à NguyênManh Hà lors d'excursions géologiques sur les hauts plateaux du Centreet du Sud. Plusieurs fois, en cherchant des sources d’eau, il découvredes plants d'orchidée. Par la suite, il ramène régulièrement ces plantsrécoltés en forêt. Désormais, il a consacré son jardin à la culture decette fleur.

Un homme attaché à la tradition

En 2000, le Docteur Manh Hà a fondé un club des passionnés del’orchidée de Hanoi. Trois ans après, l’Association des passionnés deHanoi a vu le jour. Nguyên Manh Hà a été élu au poste de vice-présidentpour le mandat 2010-2015. Lui et d’autres membres de l’associationrecherchent souvent des orchidées poussant dans la nature. D’après lui,l’orchidée élevée en serre est multicolore mais n’a pas d'odeur. Tandisque le parfum des orchidées sauvages est comparable à l’âme vertueused'un honnête homme. «La beauté de cette plante présente des similaritésavec le caractère des habitants de Hanoi. C’est pourquoi les Hanoïensl’adorent», remarque-t-il.

Dix ans après safondation, l’Association des passionnés d’orchidées de Hanoi compteaujourd'hui une trentaine de membres. Ces derniers exercent différentesprofessions, dans les domaines sanitaire, militaire, médiatique,littéraire et éducatif. Le plus jeune a 30 ans et le plus âgé en a 86.Chacun a son propre jardin. Le jardin du vice-président Nguyên Manh Hàest le plus vaste. Deux fois par an, les membres se regroupent pouréchanger leur savoir-faire et admirer les orchidées, en particulier lesnouvelles espèces récemment collectées.

Nguyên ManhHà explique : «Actuellement, peu de jeunes citadins s'intéressent àl’orchidée et en comprennent la symbolique cachée. Ils ne connaissentpas bien l’art des fleurs du Têt traditionnel». Cet homme ambitionne deremettre cette passion au goût du jour auprès de ses contemporains. –VNA

Voir plus

La pièce «Thi Mâu voyage à travers le temps». Photo : hanoi.gov.vn

À Hanoi, l’automne aux couleurs des arts de la scène

Le festival mettra en lumière des œuvres reflétant la richesse culturelle et historique de Hanoi, de son peuple et de son identité, avec des productions exceptionnelles dans un large éventail de genres théâtraux, notamment le cheo (théâtre populaire), le cai luong (théâtre rénové), le théâtre, les comédies musicales, le cirque, le théâtre de marionnettes et le tuông (théâtre classique).

Les vastes plaines alluviales qui bordent la rivière Cà Lô sont un lieu idéal pour camper le week-end. Photo : VNP

La dynamique de développement des villages d’artisanat

Au cœur des profondes mutations de notre époque, où le développement ne se mesure plus seulement à la vitesse de croissance mais aussi à la richesse de l’identité, la Résolution n°80-NQ/TW ouvre une nouvelle perspective : la culture ne suit plus le mouvement, elle l’accompagne et en devient un moteur d’impulsion.

Contrairement aux estampes polychromes, la peinture de Sinh utilise la matrice uniquement pour imprimer les contours, la coloration étant ensuite réalisée à la main, ce qui rend chaque œuvre unique. Photo : VNA

Les derniers gardiens de l'art des estampes populaires du village de Sinh à Hue

Ancré depuis plus de quatre siècles dans la vie spirituelle des habitants de l’ancienne cité impériale, l’art des estampes populaires du village de Sinh (quartier de Duong No, ville de Hue) a longtemps été au bord de l’extinction. Aujourd’hui relancé, ce savoir-faire ancestral ne survit pourtant encore qu’à travers les gestes d’une poignée d’artisans, posant avec acuité la question de la préservation d’un patrimoine populaire intimement lié aux croyances et à l’identité culturelle locale.

Des délégués et des citoyens visitent l'espace d'exposition du Musée de Hanoï. Photo : VNA

Pour faire de la culture un moteur du décollage touristique

Portée par la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, Hanoï accélère la valorisation de son immense patrimoine afin de faire de la culture un moteur de croissance durable, de dynamisme touristique et de créativité urbaine, malgré des défis persistants liés à la numérisation, aux infrastructures et à l’attractivité des produits culturels.

Dans le processus d’intégration internationale, la culture joue un rôle essentiel, contribuant à préserver l’identité nationale face aux influences extérieures et façonnant l’image du Vietnam dans le monde. Photo: VNA

Culture vietnamienne à l’ère numérique : entre valorisation et nouveaux défis

À l’ère du numérique, la promotion et la protection de l’identité culturelle vietnamienne sur Internet deviennent un enjeu stratégique. Si la technologie offre un second souffle aux valeurs traditionnelles, elle impose également de nouveaux défis face aux contenus inappropriés et à la nécessité de renforcer la « résistance culturelle » des citoyens.

Pagode Cuong Xa : record asiatique de murs gravés de svastikas

Pagode Cuong Xa : record asiatique de murs gravés de svastikas

La pagode Cuong Xa, connue sous le nom de Quynh Khau Tu (« Monticule de Jade »), située dans le quartier de Tan Hung à Hai Phong, a reçu, le 3 mai, un record asiatique pour son vaste ensemble de murs de pierre gravés du symbole bouddhiste du svastika.

Les Journées européennes de littérature 2026 se tiendront du 7 au 17 mai. Photo : organisateurs

Voyage savoureux à travers Hanoi et les univers de la littérature européenne

Les Journées de la littérature européenne reviennent au Vietnam en 2026 avec un thème central : la solitude et la solidarité. Elles marquent à la fois le retour de l’un des festivals littéraires européens les plus importants au Vietnam et le retour à l’une des préoccupations les plus profondes de la littérature : le désir humain de connexion par-delà la distance et la différence.

Résolution 80 : 70 ans d’excellence du Théâtre national des marionnettes

Résolution 80 : 70 ans d’excellence du Théâtre national des marionnettes

Au cours de 70 années de construction, de renouveau et de développement (1956-2026), le Théâtre national des marionnettes s’est imposé comme le centre phare de cet art traditionnel dans le pays. Sa mission est de développer un art à la fois profondément vietnamien et résolument moderne, en sélectionnant et en intégrant les valeurs avancées de l’art mondial. Par cette approche, le théâtre contribue activement à façonner une culture vietnamienne avancée, imprégnée de l’identité nationale.