Les villages du delta du fleuve Rouge conservent leur âme et leur identité

Le delta du fleuve Rouge reste le grand centre économique et culturel du Nord du Vietnam. Plusieurs ouvrages lui sont consacrés, dont "Les villages du delta du fleuve Rouge".

Hanoi (VNA) - Le delta du fleuve Rouge reste le grand centre économique et culturel du Nord du Vietnam. Plusieurs ouvrages lui sont consacrés, dont "Les villages du delta du fleuve Rouge", qui synthétise les travaux de recherche de Nelly Krowolski et de Nguyên Tùng. Une table ronde vient d’ailleurs de lui être consacrée. C’était le 17 juin dernier à l’Espace.

Les villages du delta du fleuve Rouge conservent leur âme et leur identité ảnh 1Couverture du livre "Les villages du delta du fleuve Rouge". Photo. nxbtrithuc.com.vn

Les villages du delta du fleuve Rouge est donc un compte-rendu de recherches menées par plusieurs membres du laboratoire Asie du Sud-Est et Monde Austronésien (Lasema) et de l’Institut d’ethnographie du Vietnam. Il apporte un nouvel éclairage sur le monde rural du delta du fleuve Rouge.

Mông Phu, l’un des principaux villages étudiés dans le cadre de ces recherches, fait partie de la commune de Duong Lâm, située à 45 kilomètres du centre Hanoi, entre le fleuve Rouge et les collines qui prolongent, au nord, la célèbre montagne de Ba Vi.

Les villages du delta du fleuve Rouge conservent leur âme et leur identité ảnh 2Le professeur Nguyên Van Khánh. Photo: nxbtrithuc.com.vn

 
Mais comme nous le rappelle le professeur Nguyên Van Khánh, les villages du delta ont souvent intéressé les chercheurs.

«Ce n’est pas la première fois que ces villages font l’objet de travaux de recherches», note-il. «Dès la fin du 19e siècle, les Français ont commencé à s’y intéresser… Les Vietnamiens ont ensuite pris le relais, mais tous ont pu constater que même si tout au long de l’histoire la Chine a exercé une certaine influence sur ces régions, ces villages ont su conserver une identité qui leur est propre. C’est du reste ce qui fait leur originalité et leur intérêt d’un point de vue ethnographique…»      
 
L’ouvrage s’efforce de présenter le village comme étant un microcosme de la société. À travers l’étude de l’organisation de l’espace, de l’habitat, de l’exploitation des ressources ou des rapports de parenté, les auteurs prêtent une attention particulière aux transformations et aux évolutions passées et présentes dont le village est le théâtre. Mais attention! Comme l’a fort justement souligné le professeur Nguyên Quang Ngoc, un village n’est pas une commune.  

Les villages du delta du fleuve Rouge conservent leur âme et leur identité ảnh 3Le professeur Nguyên Quang Ngoc. Photo: nxbtrithuc.com.vn

«C’est un ouvrage remarquable en tous points, mais qui comporte cependant une petite approximation sur laquelle il convient de revenir…    Il y a en effet confusion entre «commune» et «village»…  Une commune est une unité administrative définie par le gouvernement dominant alors qu’un village est un regroupement de population plus ou moins autonome. Il y a une certaine liberté administrative au niveau des villages, qu’on ne retrouve pas forcément au niveau des communes. La notion de «commune»  est du reste apparue beaucoup plus tardivement… Cela dit, à ce détail près, je trouve que c’est un livre tout à fait passionnant et digne d’intérêt… », dit-il.

Il faut savoir que les recherches sur Mông Phu ont débuté en 1989, à travers un programme de coopération franco-vietnamien qu’ont rejoint en Nelly Krowolski et Nguyên Tùng. Ce sont leurs écrits respectifs qui ont été rassemblés pour constituer la trame de l’ouvrage. – VOV/VNA

Voir plus

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO lors de la 19e session du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Photo diffusée par la VNA

Le Vietnam défend la mise en œuvre du traitement préférentiel pour les pays en développement

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO, a proposé de mettre l’accent sur le renforcement des capacités, le partage d’expériences, le renforcement de la coopération internationale et la mise en œuvre des recommandations adoptées en ce qui concerne l’article 16 de la Convention sur le «traitement préférentiel pour les pays en développement».

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Coutume ancienne apparue en Asie, les étrennes du Têt incarnent des vœux de paix, de chance et de prospérité pour la nouvelle année. Si les formes ont évolué avec le temps et le numérique, cette tradition demeure un symbole indissociable du Têt traditionnel vietnamien.

Des femmes khmères de la commune d’An Cư, province d’An Giang, s’emploient à préserver et à valoriser le métier traditionnel de tissage de brocart de leur communauté. Photo : VNA

An Giang : le brocart khmer, un patrimoine vivant au service du tourisme culturel

Au pied de la chaîne des Sept Monts, le village de tissage de brocart khmer de Van Giao, province d’An Giang, illustre une dynamique réussie de valorisation du patrimoine culturel associée au développement du tourisme communautaire, contribuant à créer des moyens de subsistance durables et à promouvoir l’identité culturelle des minorités ethniques du Vietnam.

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.

Parmi les nombreux symboles qui incarnent le Nouvel An lunaire au Vietnam, le "bánh chưng" – gâteau traditionnel de riz gluant du Têt – s’impose comme une empreinte mémorielle profondément ancrée dans la conscience collective. Photo : VNA

Le "bánh chưng" – L'âme intégrale du Têt vietnamien

Au cœur du panthéon symbolique du Têt, le banh chung transcende sa nature de mets traditionnel pour s’ériger en véritable socle de l'identité vietnamienne, une empreinte indélébile gravée dans la mémoire collective de tout un peuple.

À l'approche du Nouvel An lunaire, les vidéos expliquant comment préparer les festins traditionnels du Têt reçoivent de plus en plus de « j'aime » et de commentaires. Photo : tienphong.vn

Le Têt et la vague du « retour au village natal »

Des millions de vues pour les vidéos de confiseries traditionnelles, des dizaines de milliers de partages pour les vlogs sur le Têt au village : autant de contenus qui ont inspiré de nombreux jeunes à prolonger leur séjour à la maison, à apprendre à cuisiner les plats de leur grand-mère ou de leur mère, à consigner les souvenirs familiaux et à les partager en ligne. De là est née une vague discrète mais profonde : le phénomène du « retour au village natal ».