Les villageois retrouvent le goût du théâtre populaire

«Villageois! jeunes et vieux, hommes et femmes, du nord au sud, de l'ouest à l’est, venez assister à un banquet à la maison communale, pour trouver la fille du richard, nommé Thi Mâu, qui a eu un mal d'amour et des ennuis...»
«Villageois! jeunes etvieux, hommes et femmes, du nord au sud, de l'ouest à l’est, venezassister à un banquet à la maison communale, pour trouver la fille durichard, nommé Thi Mâu, qui a eu un mal d'amour et des ennuis...»

Ces mots du haut-parleur d'une troupe de chèo (théâtre populaire) ontexhorté les villageois de Kim Liên (Phuong Liên, district de Dông Da,Hanoi) à affluer vers la maison communale pour assister à un spectaclede chèo. Cette nuit-là était prévu un programme de chèo joué par leThéâtre de chèo du Vietnam.

L'ambiance est à la fêtecar pendant longtemps, il n'y avait pas eu un tel événement à la maisoncommunale de Kim Liên considérée comme l’un des «quatre temples sacrésdédiés aux quatre génies gardiens de Thang Long (l'ancien nom deHanoi)».

À 19 heures, la cour de la maisoncommunale était bondée, avec le public assis sur des nattes. Pham ThiNam, âgée de plus de 70 ans, a confié gaiement : «Autrefois, dans lacour de la maison communale il y avait régulièrement des spectacles dechèo effectués par des troupes du village ou d'autres régions. Maisdepuis longtemps, il n'y avait plus de représentations. Aujourd'hui,nous sommes très heureux, c’est comme un retour dans le passé !»

Les villageois ont apprécié les œillades de Thi Mâu, ressenti de lapitié pour Thi Kinh, qui a été faussement accusé par sa belle-mère Sùng,et étaient à moitié riant, moitié pleurant pendant la scène où tout levillage inflige une amende à Thi Mâu qui aimait le novice Thi Kinh. Lesspectacles de chèo, que ce soit dans le passé ou actuellement, reflètenttoujours la lutte entre le bien et le mal, mais le bien et le beaugagnent toujours.

Lors de cette représentation,beaucoup de jeunes aimant le chèo ont été initiés par des artistes de latroupe à la façon de jouer les rôles de Thi Mâu, Thi Kinh. Le Dr TrânDinh Ngôn, considéré comme le "roi du chèo" dans le Nord, a présentél'histoire du chèo, les valeurs de cet art et des extraits populairesbien connus.

Devant l'atmosphère chaleureuse dans lacour de la maison communale du village de Kim Liên, M. Ngôn a déclaréavec émotion: «Pour ceux qui comme nous se consacrent à la préservationet au développement du chèo, l'enthousiasme des villageois de Kim Liênest un cadeau très important. Nous nous rendons compte que le chèo aencore une vitalité au sein du peuple vietnamien».

Le chèo est considéré comme le genre théâtral vietnamien le plus pur,car il est étroitement lié à la vie simple et rustique du peuple. Lesdécors sont minimalistes, le lieu de l'action n'est indiqué que parquelques meubles indispensables, point d'accessoires, une économied'éléments décoratifs permet au spectateur de concentrer son attentionsur les acteurs, les maquillages et les costumes hauts en couleurs,simples et élégants.

Le chèo à la maison communaledu village Kim Liên est une activité du projet «Echo de mille ans»,organisé par le groupe «Je déplace» en collaboration avec le Théâtre dechèo du Vietnam. L’objectif est de relancer la pratique du chèo dans lesmaisons communales, comme dans l’ancien Hanoi.

Après le succès de la performance dans le village de Kim Liên, leThéâtre de chèo du Vietnam renforcera ses tournées dans autres maisonscommunales pour attirer le public et relancer les activités culturellesde Thang Long – la capitale millénaire./.

Voir plus

Des femmes khmères de la commune d’An Cư, province d’An Giang, s’emploient à préserver et à valoriser le métier traditionnel de tissage de brocart de leur communauté. Photo : VNA

An Giang : le brocart khmer, un patrimoine vivant au service du tourisme culturel

Au pied de la chaîne des Sept Monts, le village de tissage de brocart khmer de Van Giao, province d’An Giang, illustre une dynamique réussie de valorisation du patrimoine culturel associée au développement du tourisme communautaire, contribuant à créer des moyens de subsistance durables et à promouvoir l’identité culturelle des minorités ethniques du Vietnam.

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.

Parmi les nombreux symboles qui incarnent le Nouvel An lunaire au Vietnam, le "bánh chưng" – gâteau traditionnel de riz gluant du Têt – s’impose comme une empreinte mémorielle profondément ancrée dans la conscience collective. Photo : VNA

Le "bánh chưng" – L'âme intégrale du Têt vietnamien

Au cœur du panthéon symbolique du Têt, le banh chung transcende sa nature de mets traditionnel pour s’ériger en véritable socle de l'identité vietnamienne, une empreinte indélébile gravée dans la mémoire collective de tout un peuple.

À l'approche du Nouvel An lunaire, les vidéos expliquant comment préparer les festins traditionnels du Têt reçoivent de plus en plus de « j'aime » et de commentaires. Photo : tienphong.vn

Le Têt et la vague du « retour au village natal »

Des millions de vues pour les vidéos de confiseries traditionnelles, des dizaines de milliers de partages pour les vlogs sur le Têt au village : autant de contenus qui ont inspiré de nombreux jeunes à prolonger leur séjour à la maison, à apprendre à cuisiner les plats de leur grand-mère ou de leur mère, à consigner les souvenirs familiaux et à les partager en ligne. De là est née une vague discrète mais profonde : le phénomène du « retour au village natal ».

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

Avec l'évolution de la société, de nombreuses coutumes liées au Têt se sont peu à peu estompées. Cependant, la préparation du "bánh chưng" (gâteau de riz gluant) demeure une tradition culturelle emblématique du peuple vietnamien, perpétuée chaque année par de nombreuses familles. À l’approche du Têt, les générations de descendants se rassemblent pour préparer le "bánh chưng", choisissant soigneusement les plus beaux gâteaux à déposer sur l’autel des ancêtres en hommage et en respect des traditions.

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

Le Têt permet de se retrouver en famille. Plus les plateaux sont riches, plus cela exprime le respect envers les ancêtres. Les plateaux traditionnels du Nouvel An lunaire se composent de nombreux mets et symbolisent tous divers souhaits et vœux de chaque famille pour la nouvelle année. Les plateaux du Têt sont également très colorés : le vert du banh chung mélangé au rouge du riz gluant en passant par le jaune des pousses de bambou...

Les couleurs de l’ancienne capitale impériale Huê au cœur de la Foire du Printemps 2026

Les couleurs de l’ancienne capitale impériale Huê au cœur de la Foire du Printemps 2026

A la Foire du Printemps 2026, le pavillon de Huê s’est imposé comme l’un des espaces les plus attractifs, captivant un très nombreux public grâce à une scénographie profondément imprégnée de l’âme et de l’identité culturelle de l’ancienne capitale impériale. Les produits emblématiques de Huê y sont présentés avec soin : áo dài aux lignes gracieuses, chapeaux coniques en herbe cỏ bàng, bâtons d’encens au bois d’agar aux parfums envoûtants, fleurs en papier de Thanh Tiên… Sans oublier les objets artisanaux typiques et les spécialités culinaires qui font la renommée de la région.
L’ensemble crée une expérience immersive et authentique : les visiteurs déambulent dans un univers où se mêlent élégance royale, savoir-faire ancestral et douceur du quotidien huéen, redécouvrant ainsi, le temps d’une visite, la quintessence raffinée de l’ancienne capitale impériale.

Phung Thi Hông Tham remporte la médaille d'or dans la catégorie amateur féminine des 63 kg aux Championnats du monde de Kun Khmer 2026. Photo : nld.com.vn

Le Vietnam brille aux Championnats du monde de Kun Khmer

Ces résultats placent provisoirement le Vietnam en tête du classement des médailles avec quatre médailles d’or et une d’argent. Ce classement pourrait toutefois évoluer, car une vingtaine de finales supplémentaires, dans les catégories seniors, juniors et jeunes talents, sont prévues le 12 février.