Les temps changent, le Têt demeure

Le Têt traditionnel (Têt Nguyên Ðán), la fête la plus importante de l’année, est attendu par tous les Vietnamiens.

Hanoi, 5 février (VNA) - Le Têt traditionnel (Têt Nguyên Ðán), la fête la plus importante de l’année, est attendu par tous les Vietnamiens. Une débauche de couleurs, d’achats, de plats... Si les modalités des réjouissances peuvent parfois être modifiées, leur essence profonde se perpétue.

Les temps changent, le Têt demeure ảnh 1Feux d’artifice lors de la nuit du Réveillon. Photo: VNA

Le printemps est la saison des festivités, et pour cause, c’est le moment du Nouvel An lunaire, qui est célébré dans tout le pays. Si la fête du Têt commence par la nuit du Réveillon, son esprit se fait déjà sentir dans toute la semaine qui la précède.

Frénésie d’achats

L’habitude d’achats à l’occasion du Têt remonte à une époque lointaine. En effet, autrefois, à l’approche du grand jour, les gens allaient au marché pour faire leurs emplettes. Outre les provisions alimentaires, beaucoup d’autres articles devaient également être achetés: vêtements, bijoux, chaussures, cadeaux, objets de décoration intérieure, fleurs, bonsaïs, sans oublier les offrandes pour les ancêtres. À Hanoï, les femmes, en charge de ces tâches, se rendaient dans les rues Hàng Duong, Hàng Buôm, Hàng Cân, Hàng Bac, où étaient vendus tous les produits nécessaires.

Aujourd’hui, les consommateurs choisissent de faire leurs provisions du Têt dans les centres commerciaux ou les supermarchés du fait de la sécurité sanitaire des aliments et des prix avantageux. En outre, ils optent de plus en plus pour l’achat en ligne afin d’économiser du temps.

''Je suis très occupée pour le Têt. C’est pourquoi, je profite de mes temps libres pour acheter les produits nécessaires sur les sites de vente en ligne. Ceux-ci sont très bien achalandés, avec toutes les informations dont on a besoin, illustrées par des photos'', indique Mai Hoa, domiciliée dans l’arrondissement de Long Biên, à Hanoï. 

Têt gourmand

Les fruits confis du Têt d’autrefois étaient très simples, préparés à base de gingembre, courge cireuse, noix de coco, cacahuète, jujube, mandarine, tomate... C’étaient des produits populaires durant la période de l’économie planifiée (avant l’ouverture économique).

Depuis, cela a bien changé. Ainsi, les boîtes de confiseries offrent maintenant de multiples modèles, variantes, parfums et couleurs.

Outre ces boîtes, les consom-mateurs peuvent également choisir parmi une grande diversité de corbeilles de cadeaux.

Bánh chung

Dès l’apparition des bánh chung, tout le monde sait que les festivités du Nouvel An sont proches. Indispensable pour le Têt traditionnel, ce gâteau de riz gluant de forme carrée est ancré dans la culture vietnamienne. Chaque foyer doit avoir au moins un bánh chung à déposer sur l’autel familial pour rendre hommage aux ancêtres.

Autrefois, sa préparation était l’affaire de toute la famille. Quelle joie, pour les enfants surtout, de se réunir autour d’un feu, attendant le moment de goûter le premier bánh chung à peine cuit! Cette facette ''réunion de famille'' avant l’heure poussait la plupart des foyers à cuisiner eux-mêmes le plat. Une tradition quelque peu désuète aujourd’hui puisque la majorité de la population choisit d’acheter des bánh chung dans les magasins, par économie de temps.

Tout feu, toute flamme

Les pétards étaient une tradition vietnamienne à l’occasion du Têt. Auparavant, les familles en brûlaient un chapelet devant la porte de la maison. Néanmoins, pour des questions de sécurité, les pétards ont été interdits. Les feux d’artifice les remplacent la nuit du Réveillon.

Pour les jeunes vivant dans les grandes villes comme Hanoï et Hô Chi Minh-Ville, le Réveillon est l’occasion de sortir, de s’amuser dans les lieux publics et d’admirer les feux d’artifice. ''Chaque année, j’attends la nuit du Réveillon pour les contempler avec mes parents. C’est le meilleur moment de l’année. Cela me rend joyeuse'', partage Linh Anh, élève de l’école primaire Tân Dinh, arrondissement de Hoàng Mai, à Hanoï. 

Traditions bien ancrées

Au Vietnam, le Têt est une occasion pour la famille de se réunir et pour ceux travaillant loin de rentrer au bercail. On se rend souvent chez ses parents, proches et amis pour la réunion ou le repas à la maison.

Cependant, les habitants des grandes villes ont tendance à profiter de plus en plus de ces congés pour voyager, parfois très loin.

Malgré ces changements, de nombreux traits culturels et coutumes d’autrefois restent d’actualité comme les promenades printanières, les lì xì (étrennes glissées dans de petites enveloppes rouges), la calligraphie… Finalement, le Têt traditionnel a su conserver sa signification d’antan. -CVN/VNA

source

Voir plus

Une performance de don ca tai tu. Photo: VNA

Le don ca tai tu, levier du développement touristique à Tây Ninh

Reconnu par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel représentatif de l’humanité, le don ca tài tu (chant des amateurs du Sud) du Vietnam n’est pas seulement une forme d’art populaire, mais aussi la quintessence de la vie spirituelle, de l’identité et du caractère des habitants méridionaux.

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Après la promulgation par le Bureau politique de la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, la capitale Hanoï s’emploie progressivement à concrétiser les objectifs et orientations qui y sont définis.
Au-delà des déclarations d’intention ou des actions de façade, l’ambition de faire de la culture un pilier du développement est désormais traduite en mesures concrètes, mises en œuvre de manière plus efficace et appelées à produire un large rayonnement.

La pièce «Thi Mâu voyage à travers le temps». Photo : hanoi.gov.vn

À Hanoi, l’automne aux couleurs des arts de la scène

Le festival mettra en lumière des œuvres reflétant la richesse culturelle et historique de Hanoi, de son peuple et de son identité, avec des productions exceptionnelles dans un large éventail de genres théâtraux, notamment le cheo (théâtre populaire), le cai luong (théâtre rénové), le théâtre, les comédies musicales, le cirque, le théâtre de marionnettes et le tuông (théâtre classique).

Les vastes plaines alluviales qui bordent la rivière Cà Lô sont un lieu idéal pour camper le week-end. Photo : VNP

La dynamique de développement des villages d’artisanat

Au cœur des profondes mutations de notre époque, où le développement ne se mesure plus seulement à la vitesse de croissance mais aussi à la richesse de l’identité, la Résolution n°80-NQ/TW ouvre une nouvelle perspective : la culture ne suit plus le mouvement, elle l’accompagne et en devient un moteur d’impulsion.

Contrairement aux estampes polychromes, la peinture de Sinh utilise la matrice uniquement pour imprimer les contours, la coloration étant ensuite réalisée à la main, ce qui rend chaque œuvre unique. Photo : VNA

Les derniers gardiens de l'art des estampes populaires du village de Sinh à Hue

Ancré depuis plus de quatre siècles dans la vie spirituelle des habitants de l’ancienne cité impériale, l’art des estampes populaires du village de Sinh (quartier de Duong No, ville de Hue) a longtemps été au bord de l’extinction. Aujourd’hui relancé, ce savoir-faire ancestral ne survit pourtant encore qu’à travers les gestes d’une poignée d’artisans, posant avec acuité la question de la préservation d’un patrimoine populaire intimement lié aux croyances et à l’identité culturelle locale.

Des délégués et des citoyens visitent l'espace d'exposition du Musée de Hanoï. Photo : VNA

Pour faire de la culture un moteur du décollage touristique

Portée par la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, Hanoï accélère la valorisation de son immense patrimoine afin de faire de la culture un moteur de croissance durable, de dynamisme touristique et de créativité urbaine, malgré des défis persistants liés à la numérisation, aux infrastructures et à l’attractivité des produits culturels.

Dans le processus d’intégration internationale, la culture joue un rôle essentiel, contribuant à préserver l’identité nationale face aux influences extérieures et façonnant l’image du Vietnam dans le monde. Photo: VNA

Culture vietnamienne à l’ère numérique : entre valorisation et nouveaux défis

À l’ère du numérique, la promotion et la protection de l’identité culturelle vietnamienne sur Internet deviennent un enjeu stratégique. Si la technologie offre un second souffle aux valeurs traditionnelles, elle impose également de nouveaux défis face aux contenus inappropriés et à la nécessité de renforcer la « résistance culturelle » des citoyens.

Pagode Cuong Xa : record asiatique de murs gravés de svastikas

Pagode Cuong Xa : record asiatique de murs gravés de svastikas

La pagode Cuong Xa, connue sous le nom de Quynh Khau Tu (« Monticule de Jade »), située dans le quartier de Tan Hung à Hai Phong, a reçu, le 3 mai, un record asiatique pour son vaste ensemble de murs de pierre gravés du symbole bouddhiste du svastika.