Les Hoa œuvrent pour le développement de Bac Liêu

Originaires de Chine, les Hoa, une des 54 ethnies du Vietnam, sont disséminés un peu partout au Vietnam. Dans la commune de Vinh Trach Dông, province de Bac Liêu, ils représentent 17% de la population.
Bac Liêu, 7 août (VNA) - Originaires de Chine, les Hoa, une des 54 ethnies du Vietnam, sont disséminés un peu partout au Vietnam. Dans la commune de Vinh Trach Dông, province de Bac Liêu (Sud), ils représentent 17% de la population. Des gens modestes et travailleurs.
Les Hoa œuvrent pour le développement de Bac Liêu ảnh 1Truong Bach passe sa journée dans son jardin des asperges. Photo : CVN

À 10h00 du matin, sous le chaud soleil estival, Truong Bach arrache minutieusement les mauvaises herbes dans ses champs d’asperges. Pieds nus et vêtu de vieux vêtements, le cultivateur est à pied d’œuvre de l’aube jusqu’à la tombée de la nuit. «Il y a beaucoup de choses à faire, arracher les herbes, arroser, détruire les insectes et récolter», explique-t-il, le visage moite.  

La famille de M. Bach vit dans le hameau de Biên Dông A, commune de Vinh Trach Dông. Sur une superficie de 3.000 m2, elle cultive des asperges, desquelles elle tire son revenu principal. «Elles me rapportent 150 millions chaque année. C’est vraiment le roi des légumes», affirme-t-il avec enthousiasme. Pour arrondir ses fins de mois, M. Bach cultive aussi coriandre et moutarde brune dans les terres en friche des environs.

Des agriculteurs laborieux
Les Hoa œuvrent pour le développement de Bac Liêu ảnh 2Chiêm Ngoc Thành dans son verger. Photo : CVN
Selon lui, la culture des asperges n’est guère difficile, le plus important c’est de bien préparer la terre et d’être aux champs tous les jours : «C’est un peu comme élever une vache laitière. Après s’en être occupée, elle rapporte bien». À l’image de M. Bach, tous les Hoa sont des gens modestes mais travailleurs qui consacrent une grande partie de leur journée à gagner leur vie.

Chiêm Ngoc Thành, 84 ans,  a grandi dans le hameau de Biên Tây A, commune de Vinh Trach Dông. Son père, originaire du Guangdong (Chine), s’est installé ici il y a  plus d’un siècle. Cinq générations se sont succédé depuis.

«On habite ici depuis longtemps et on n’a plus de contacts avec nos proches en Chine», a confié M. Thành, fier de son jardin de 7.000 m2 où il cultive des longanes jaunes. Ses gains annuels tournent autour 80 à 90 millions de dôngs par an. «Le rendement dépend de la météo. S’il pleut durant deux mois, les fruits vont tomber et se gâter», explique-t-il. Outre les longanes, il cultive aussi mangues et goyaves.

Quach Van Ten, de la troisième génération d’une famille Hoa, est aussi un agriculteur passionné. «Nous les paysans n’avons jamais de temps libre. Mais c’est un métier qui nous plaît», explique-t-il. Il consacre la plupart de son temps à son verger de longaniers de 5.000 m2. «Il me rapporte environ 60 millions par an et c’est très convenable. Je cultive aussi de la coriandre et des choux».

Une vie qui ne cesse de s’améliorer
Les Hoa œuvrent pour le développement de Bac Liêu ảnh 3Quach Van Ten s’occupe de ses longaniers. Photo : CVN
Quelque 3.000 foyers Hoa, soit 15.000 personnes, vivent dans la commune de Vinh Trach Dông. La plupart vivent chichement de la production agricole et de l’aquaculture. Ces dernières années, grâce au programme de Nouvelle ruralité, l’électricité a fait son apparition, l’eau potable alimente tous les foyers même dans les zones reculées, les infrastructures tels que chemins,  ponts... ont été améliorées.

«En  2016, le PIB par habitant était de 33 millions dôngs. Cette année, la commune vise les 37 millions de dôngs», informe Lê Truong Hân, président du Comité populaire de la commune de Vinh Trach Dông. Il y a deux ans, le Comité populaire de Vinh Trach Dông a encouragé les habitants à abandonner les plantes les moins rentables pour des légumes et fruits donnant de meilleurs rendements.

Autrefois, Truong Bach cultivait des crucifères, de la ciboule de Chine et de la cébette. Les résultats étaient très inégaux d’une année sur l’autre. Puis les autorités lui ont parlé des asperges et il s’est tourné vers ce légume «miracle». «J’ai consacré une année à semer et fertiliser, puis j’ai récolté les cinq années suivantes», partage Truong Bach. La demande est telle qu’il lui arrive de ne pas pouvoir répondre à toutes les commandes.

«Je voudrais encourager les autres habitants à cultiver des asperges. Certes, ils ne feront pas fortune, mais ils seront au minimum assurés d’une vie décente», a-t-il conclu. – CVN/VNA

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