Les funérailles du peintre Le Ba Dang à Paris

Les funérailles du peintre Le Ba Dang ont été organisées le 12 mars au cimetière du Père-Lachaise de Paris, en présence de bon nombre d'amis et de représentants de l'ambassade du Vietnam en France.
Les funérailles dupeintre Le Ba Dang ont été organisées le 12 mars au cimetière duPère-Lachaise de Paris, en présence de bon nombre d'amis et dereprésentants de l'ambassade du Vietnam en France.

Leministre de l'ambassade du Vietnam en France, Dang Giang, a remis à lafamille du peintre Le Ba Dang des messages de condoléances duvice-ministre vietnamien des Affaires étrangères Vu Hong Nam, présidentdu Comité d'Etat pour les Vietnamiens à l'étranger, et du président duComité populaire de la province de Thua Thien-Hue, Nguyen Van Cao.

Dans sa lettre de condoléances, l'ambassadeur du Vietnam Nguyen NgocSon a rappelé les contributions du peintre Le Ba Dang au Vietnam, enparticulier lors des campagnes afin de recueillir le soutien de lacommunauté internationale pour la lutte contre l'armée américaine.

Le Ba Dang était un peintre talentueux ayant beaucoup contribué à l’artvietnamien comme mondial. Avec sa vision poétique, il englobait dans unseul univers fusionnel des influences culturelles de l'Europe et del'Orient. Ce chant poétique, l'artiste aimait le faire partager aussibien dans ses sculptures que dans ses lithographies et dans ses œuvressur papier. La variété des supports répondait à celle des techniques :gravures-reliefs, lithographies double papier… Le Ba Dang déclinait àl'envi et à l'infini formes et couleurs en un jaillissement, une sourcequi ne se tarissait jamais.

Né en 1921 dans le district deTrieu Phong, province de Quang Tri (Centre), il arrive en France en 1939et étudie à l'Ecole des Beaux-Arts de Toulouse. Il reçoit très tôt denombreux prix pour son œuvre sculptée, sa peinture et ses dessins. Sapremière exposition personnelle à Paris en 1950, remarquée et saluée parla presse française, signe sa consécration. Ce premier succès est lepremier d'une longue série d'expositions et de coups médiatiques,d'abord en France et en Allemagne, qui jalonnent un parcours bien rempli- on pourrait parler des "Trente Glorieuses" pour cet artiste. Mais àla différence de la crise survenue après ces "Trente Glorieuses" sur lascène économique, le temps a joué en faveur de Le Ba Dang qui, aprèsl'Europe, a exporté son succès aux Etats-Unis dès 1966 lorsque le muséed'Art de Cincinnati a accueilli sa première exposition personnelleoutre-Atlantique.

Les œuvres de Le Ba Dang - peintures etestampes - sont présentes dans de nombreuses collections publiques etprivées dans le monde entier, notamment la Galerie d'Art de l'Universitéà Lund (Suède) ; la collection Rockefeller (Etats-Unis) ; la collectionLoo (Tokyo) ; le musée d'Art de Phoenix ; Ruud Lighting ; lesentreprises Lloyd Baretz, le Centre Médical du Comportement à Seattle….

En 1985, Le Ba Dang crée sa série "Espaces", un conceptartistique qui emprunte à la sculpture, au collage et à la peinture pourélaborer un OANI (Objet artistique Non Identifié). Il entreprend,autour de ce thème, une série d'expositions aux Etats-Unis et au Japonqui soulèvent l'enthousiasme. Parmi ses nombreuses distinctionshonorifiques, en 1991 il lui a été fait l'honneur suprême de réaliserl'Epée d'Académicien du Professeur Jacques Ruffié.

En 1989, ila été lauréat du Prix de l'Institut International de Saint-Louis, auxEtats-Unis, puis a reçu en 1994 l’Ordre des Arts et des Lettres par legouvernement français.

Le Ba Dang était un patriote. Il acréé de nombreuses oeuvres sur le thème du Vietnam, notamment "Del’époque des rois Hung à celle du Président Ho Chi Minh", lescollections "Mon pays", "Génie Giong", "Nuitée à Truong Son", "Lavictoire de Dien Bien Phu"...

En 2006, il est retourné auVietnam où il a créé un centre artistique portant son nom à côté de larivière Huong à Hue, sous l’égide du Comité populaire de la province deThua Thien-Hue, et où sont exposés 349 oeuvres et 45 documents précieux.

Avec ses grandes contributions à la libération et audéveloppement du Vietnam, il s'est vu décerner plusieurs distinctionshonorifiques par le gouvernement vietnamien. -VNA

Voir plus

La Résolution 80 définit une nouvelle vision pour une stratégie de développement culturel durable

La Résolution 80 définit une nouvelle vision pour une stratégie de développement culturel durable

« La Résolution n°80 a été adoptée à un moment particulièrement opportun, alors que le pays entre dans une nouvelle étape de son développement national. À l’ère de l’essor de la nation, cette résolution a posé un nouveau cadre idéologique, au sein duquel la culture est appelée à jouer de toute urgence un rôle transversal, en soutien à la science et à la technologie, à l’intégration internationale, à l’innovation, à la réforme institutionnelle, au développement de l’économie privée, ainsi qu’aux secteurs de l’éducation et de la santé.

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO lors de la 19e session du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Photo diffusée par la VNA

Le Vietnam défend la mise en œuvre du traitement préférentiel pour les pays en développement

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO, a proposé de mettre l’accent sur le renforcement des capacités, le partage d’expériences, le renforcement de la coopération internationale et la mise en œuvre des recommandations adoptées en ce qui concerne l’article 16 de la Convention sur le «traitement préférentiel pour les pays en développement».

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Coutume ancienne apparue en Asie, les étrennes du Têt incarnent des vœux de paix, de chance et de prospérité pour la nouvelle année. Si les formes ont évolué avec le temps et le numérique, cette tradition demeure un symbole indissociable du Têt traditionnel vietnamien.

Des femmes khmères de la commune d’An Cư, province d’An Giang, s’emploient à préserver et à valoriser le métier traditionnel de tissage de brocart de leur communauté. Photo : VNA

An Giang : le brocart khmer, un patrimoine vivant au service du tourisme culturel

Au pied de la chaîne des Sept Monts, le village de tissage de brocart khmer de Van Giao, province d’An Giang, illustre une dynamique réussie de valorisation du patrimoine culturel associée au développement du tourisme communautaire, contribuant à créer des moyens de subsistance durables et à promouvoir l’identité culturelle des minorités ethniques du Vietnam.

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.