Les fruits et légumes pourraient rapporter 2,6 mds d’USD

Les exportations de fruits et légumes pourraient atteindre 2,6 mds d’USD

Les conditions climatiques aidant, le Vietnam produit une quantité importante de fruits et légumes pour sa consommation domestique et pour l’export.

Hanoi (VNA) – Grâce à des reliefs et à des conditions climatiques particulières, le Vietnam produit une quantité importante de fruits et légumes pour sa consommation domestique et pour l’export.

Selon le ministère de l’Agriculture et du Développement rural, les exportations nationales de fruits et légumes pourraient s’élever de 2,5 à 2,6 milliards de dollars en 2016.

De janvier à septembre, les exportations de fruits et légumes ont dégagé plus de 1,8 milliard de dollars, soit l’équivalent de celui de 2015 avec 1,86 milliard de dollars. Il s’agit de la plus forte croissance parmi les produits agricoles, aquatiques et sylvicoles lors de ces neuf derniers mois. «2016 sera la première année où les exportations de fruits et légumes pourraient dépasser celles de riz», a souligné le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Nguyên Xuân Cuong.
 

Les exportations de fruits et légumes pourraient atteindre 2,6 mds d’USD ảnh 1Les fruits et légumes vietnamiens sont présents dans plus de 40 pays et territoires. Photo : VNA

Des difficultés persistent

Malgré des prévisions positives sur les exportations d’ici à la fin de l’année, les entreprises rencontrent encore des difficultés en termes de débouchés. Plus précisément, sur le marché indien, les entreprises vietnamiennes doivent accepter le paiement après livraison, avec les risques inhérents de cette modalité en commerce international. La Chine, quant à elle, demande aux entreprises du Vietnam de fournir la confirmation officielle qu’elles sont inscrites sur la liste des établissements autorités par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural.

En outre, selon l’Association des fruits et légumes du Vietnam, la hausse des importations entraîne également certaines difficultés. Plus précisément, lors de ces sept premiers mois, le Vietnam en a importé pour 162 millions de dollars de Thaïlande, soit une augmentation de 170% en glissement annuel, plus de 102 millions, de Chine, pour 25,53%, et 24,553 millions d’Australie, pour 312%.

Actuellement, les fruits et légumes vietnamiens sont présents dans plus de 40 pays et territoires, avec un volume totalisant plus de 1,6 million de tonnes, notamment fruit du dragon, pastèque, longane, litchi... 

Cette année, les exportateurs vietnamiens ont pu expédier ces produits sur de nombreux grands marchés comme le Canada, des pays de l’Union européenne, de l’ASEAN, d’Europe de l’Est, du Moyen-Orient et d’Amérique du Sud. 

Alors que les débouchés de plusieurs produits agricoles du Vietnam ont tendance à être saturés et que la demande mondiale de fruits et légumes s’établit à 100 milliards de dollars, les fruits et légumes doivent être déterminés comme des produits d’exportation majeurs du pays, ont estimé des spécialistes vietnamiens.

Les exportations de fruits et légumes pourraient atteindre 2,6 mds d’USD ảnh 2Le Vietnam, 12e producteur mondial des fruits avec 702.000 tonnes en 2015. Photo : VNA

Selon le Département de protection des végétaux du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, les fruits et légumes du Vietnam répondent bien aux critères de qualité et de sécurité alimentaires de ses principaux marchés importateurs. 

Lors des seuls quatre premiers mois, 2.522 tonnes de pitaya ont été expédiées aux États-Unis, au Japon et en République de Corée, et 230 tonnes de mangues au Japon et en République de Corée. Les États-Unis viennent juste derrière la Chine en termes d’importation de fruits et légumes du Vietnam. Quant à la République de Corée, elle en a importé pour 27,3 millions de dollars. Après trois ans de négociations, les pitayas à chair blanche et rouge, et la mangue, ont été autorisés à être importés dans ce pays. Après cinq ans de négociations, fin 2015, la mangue de Cat Chu a obtenu l’autorisation d’être présente sur les rayons des supermarchés du Japon. Litchi et mangue du Vietnam sont également vendus sur le marché australien.

Le Vietnam, 12e producteur mondial

Compte tenu de la demande mondiale, les perspectives d’export des fruits et légumes vietnamiens sont vastes, a estimé Trân Dinh Long, président de l’Association des variétés végétales du Vietnam. 

«La demande mondiale est importante et l’agriculture biologique commence à se développer de plus en plus au Vietnam. Les produits cultivés sont de meilleure qualité et les intrants utilisés assurent un meilleur rendement», a-t-il expliqué. 

Le Vietnam, 12e producteur mondial avec 702.000 tonnes en 2015, devrait être autorisé prochainement à en exporter sur le sol américain, un marché à fort potentiel. L’essentiel aujourd’hui est d’améliorer la compétitivité des fruits et légumes vietnamiens sur le marché mondial. Pour ce faire, les entreprises doivent impérativement se doter des équipements nécessaires pour augmenter la valeur ajoutée à leurs produits. – CVN/VNA               

Voir plus

Le conseiller commercial Hoàng Duc Nhuân s’exprime lors de la session de conseil à l’exportation sur les marchés algérien, sénégalais et tunisien. Photo : VNA

Les entreprises vietnamiennes cherchent à promouvoir leurs exportations vers les marchés africains

Le conseiller commercial Hoàng Duc Nhuân a exhorté les exportateurs vietnamiens à rechercher des partenaires par le biais de réseaux réputés et à utiliser des méthodes de paiement sécurisées, telles que des lettres de crédit irrévocables confirmées par des banques européennes ou américaines de confiance, ou le recouvrement documentaire avec un acompte d’au moins 20 % de la valeur du contrat.

Des visiteuses lors de l'exposition et du livestream « Vitalité des produits vietnamiens » à Hanoi, du 7 au 9 mars 2026. Photo : VNA

De la nécessité d’une plus grande transparence pour mieux exporter

Alors que la transparence, la traçabilité et la responsabilité sociétale deviennent des critères d’accès essentiels, une mise en conformité proactive offrira aux entreprises vietnamiennes un avantage certain pour instaurer la confiance auprès de leurs partenaires internationaux.

Une baisse marquée des prix des carburants est entrée en vigueur au Vietnam à partir de minuit, le 26 mars. Photo: VNA

Baisse des prix des carburants à partir du 26 mars

Après une baisse des prix enregistrée à partir du 26 mars, le prix de l’essence E5RON92 est désormais plafonné à 23.326 dôngs le litre (0,89 dollar), soit une baisse de 4.749 dôngs par rapport au tarif précédent, tandis que celui de l’essence RON95-III recule de 5.625 dôngs pour s’établir à un maximum de 24.332 dôngs (0,92 dollar) le litre.

Photo: chinhphu.vn

Le vice-Premier ministre Ho Quoc Dung reçoit un dirigeant du groupe sud-coréen GS Energy

En recevant Yongsoo Huh, vice-président du conseil d’administration et directeur général du groupe sud-coréen GS Energy, le 26 mars à Hanoï, le vice-Premier ministre Ho Quoc Dung a salué la visite des dirigeants de GS Energy et de VinaCapital, tout en exprimant sa satisfaction quant à l’essor du partenariat stratégique intégral entre le Vietnam et la République de Corée.

Une femme achète de la viande du porc dans un rayon de Vissan au supermarché Co.opmart Ly Thuong Kiêt, à Hô Chi Minh-Ville. Photo: VNA

La commercialisation du porc s’introduit à la Bourse des marchandises du Vietnam

La cotation du porc à la Bourse des marchandises du Vietnam (MXV) permettra aux consommateurs et aux entreprises d’obtenir des prix plus stables, tout en renforçant les normes de sécurité alimentaire et en facilitant la traçabilité de la viande. Les éleveurs, quant à eux, bénéficieront de marges plus prévisibles et seront moins sujets aux déséquilibres entre l’offre et la demande qui faussent régulièrement les prix.

Conférence internationale sur le café 2026 à Hanoï. Photo: VNA

À Hanoï, naissance d’une alliance mondiale pour l’avenir de la filière café

La création de l’Alliance mondiale du café (Global Coffee Alliance - GCA), une plateforme multinationale dédiée au développement durable de la filière au Vietnam et à l’échelle mondiale, vise à favoriser le partage des ressources et à promouvoir le développement durable du secteur dans un contexte d’intégration internationale accrue.

D’ici la fin mars, la raffinerie de Dung Quât devrait recevoir de l’éthanol carburant de Central Biofuels JSC (BSR-BF) pour son incorporation dans l’essence E10 RON95, ce qui augmentera encore la production nationale. Photo: VNA

Le Vietnam redémarre ses usines d’éthanol pour sa feuille de route sur les biocarburants

Les six usines d’éthanol du pays ont une capacité de production totale d’environ 41.000 m³ par mois, mais seules trois sont actuellement en activité, produisant environ 25.000 m³, soit seulement 25 à 27% de la demande. Même si toutes les usines fonctionnaient à plein régime, l’approvisionnement local ne couvrirait qu’environ 41 % des besoins nationaux.

Les exportations vietnamiennes de calmars et de poulpes ont dépassé 111 millions de dollars au cours des deux premiers mois de 2026. Photo: VNA

Les exportations nationales de céphalopodes repartent à la hausse en début d'année

En termes de structure des produits, le calmar s’impose comme le principal moteur de croissance. Les exportations de calmars ont généré plus de 64 millions de dollars, en progression de près de 30 %, tandis que celles de poulpes ont atteint plus de 47 millions de dollars, soit une hausse de plus de 16 %. Cette évolution suggère une reprise plus rapide de la demande pour les produits à base de calmar à court terme.

Des enfants découvrent la technologie de réalité virtuelle au Centre commercial de Nha Trang, à Khanh Hoa. Photo : VNA

Des pistes pour bâtir une économie de l’intelligence artificielle à partir des données

La croissance économique du Vietnam au cours des dernières décennies s’est largement appuyée sur l’expansion de la main-d’œuvre, l’accumulation de capital, la promotion des exportations et une intégration poussée au commerce mondial. Cependant, à mesure que le pays accède à un stade de développement plus avancé, ce modèle montre ses limites, notamment la diminution des avantages liés au faible coût de la main-d’œuvre, le ralentissement des progrès en matière d’efficacité du capital et l’intensification de la concurrence axée sur la productivité, la technologie et l’innovation.