Les coutumes des paysans vietnamiens en discussion

"Tous les Vietnamiens sont d’origine paysanne". Voilà ce que le chercheur Phan Câm Thuong a constaté lors d’une table ronde qui vient de se dérouler le 6 janvier à l’Espace, Institut français de Hanoï.
Les coutumes des paysans vietnamiens en discussion ảnh 1Les intervenants de la table ronde autour du livre "Les coutumes d'une vie humaine" du chercheur Phan Câm Thuong (centre).

Hanoi (VNA) - "Tous les Vietnamiens sont d’origine paysanne". Voilà ce que le chercheur Phan Câm Thuong a constaté lors d’une table ronde qui vient de se dérouler le 6 janvier à l’Espace, Institut français de Hanoï, à l’occasion du lancement de son deuxième ouvrage de la tétralogie intitulé Les coutumes d’une vie humaine.

L'ouvrage Les coutumes d’une vie humaine est le fruit de travail d’une vingtaine d’études et de visites sur terrain du chercheur Phan Câm Thuong sur les coutumes des paysans vietnamiens durant les XIXe et XXe siècle. C’est aussi la période qui a été témoin de grands bouleversements au niveau humain et social. "Les paysans ont dû faire face à la dégradation de l’idéologie du confucianisme et à l’invasion de l’idéologie occidentale. Cela a grandement contribué aux évolutions et changements des anciennes habitudes ou coutumes face aux nouveautés", a expliqué l’auteur. Poursuivant cette idée, il a cherché à expliquer dans son ouvrage l’existence permanente des coutumes de la vie paysanne qui ont une forte influence sur le mode de vie et de travail des Vietnamiens, en dépit de l’envahissement des cultures étrangères. "Les écoles, les organismes où j’ai travaillé, ne sont rien d’autre qu’un village. Le mode de vie en communauté est ancré profondément dans la mentalité des Vietnamiens jusqu’à nos jours", a introduit d’une manière humoristique  le chercheur.

"Bien qu’il s’agit d’un ouvrage historique, +La coutume d’une vie humaine+ n’exploite ni les vicissitudes des dynasties, ni des guerres cruelles, ni des changements politiques. Il se concentre sur un autre sujet plus intéressant, plus proche de nous et pourtant moins connu : les paysans vietnamiens. Et c’est cela, la particularité attirante de cet ouvrage", a estimé le docteur Mai Anh Tuân, venu de l’Université de la culture de Hanoï, aussi intervenant de cette table ronde.

Des coutumes étranges et peu connues

En effet, l’auteur Phan Câm Thuong a consacré la plupart de sa carrière aux études de la culture traditionnelle, en s’évertuant de trouver les origines des coutumes qui régissent les comportements et les règles de vie de la communauté auprès des paysans vietnamiens. Dans le cadre de cette table ronde, le chercheur a profité de l’occasion pour présenter des coutumes méconnues qui nous semblent étranges.

"Je me concentre sur la vie quotidienne des paysans, notamment leur repas. Autrefois, les paysans devaient manger à minuit en raison de leurs travaux champêtres. La raison ? C’est parce qu’auparavant, il pouvait arriver que 16 familles se partageaient un seul buffle. Chacune d’entre-elles l’utilisaient pendant une journée, à partir de minuit. C’est la raison pour laquelle tous les membres devaient travailler à partir de cette heure si tardive. Cependant, les gens en provenance de Tây Nguyên (dans les hauts plateaux du Centre) ne prennent qu’un seul repas à 4h ou 5h de l’après-midi", a mentionné Phan Câm Thuong. En outre, le chercheur a également cité d’autres exemples étranges de coutumes allant à l’encontre de l’idéologie confucianiste tels que les douches mixtes et en plein air notamment.

De ce fait, cet éventail de coutumes allant des plus connues aux plus atypiques, contribue à enrichir le musée de la culture du Vietnam. -CVN/VNA

Voir plus

Bouddha Amitābha de la pagode Kim Tien, sentinelle spirituelle des Sept Montagnes

Bouddha Amitābha de la pagode Kim Tien, sentinelle spirituelle des Sept Montagnes

Nichée au cœur d’un paysage montagneux grandiose, la pagode Kim Tien, située dans le quartier de Tinh Bien, province d’An Giang, s’impose comme un haut lieu de spiritualité de la région de "Bảy Núi" (les Sept Montagnes). Point d’orgue de ce sanctuaire, la statue monumentale de Bouddha Amitābha, haute de 24 mètres, domine le site depuis le toit du pavillon principal. Se détachant avec majesté sur fond de montagnes, elle semble s’élancer vers le ciel, conférant au lieu une atmosphère à la fois solennelle et profondément inspirante.

L'ensemble des «Cadeaux de Têt pour enfants» de Kim Dông. Photo: VOV

Bonnes idées de livres à offrir pour le Têt et faire plaisir aux enfants

Comme chaque année, les éditions Kim Dông publient Nhâm nhi Têt Binh Ngo (Bienvenue au Têt de l’Année du Cheval), une anthologie réunissant nouvelles, poèmes consacrés au printemps et à l’animal emblématique de l’année. À travers ces pages, le Têt traditionnel se déploie: les plats incontournables - banh chung (gâteaux de riz gluant), confits sucrés - mais aussi les gestes culturels, de la calligraphie aux peintures populaires, sans oublier les courses de chevaux du Nouvel An.

Le temps fort de la soirée d’ouverture est le programme artistique intitulé « Parfums et Couleurs de Tay Ninh », une œuvre scénographique soignée retraçant le processus de formation et de développement de Tay Ninh. Photo: VNA

Ouverture du Festival du Printemps du mont Ba Den 2026 à Tay Ninh

Se déroulant du 17 février au 18 mars 2026, le Festival du Printemps du mont Ba Den 2026 propose une programmation riche et diversifiée, comprenant des spectacles d’arts populaires, des défilés en « ao dai » (tunique traditionnelle), ainsi que des activités culinaires et culturelles caractéristiques de Tay Ninh.

La Résolution 80 définit une nouvelle vision pour une stratégie de développement culturel durable

La Résolution 80 définit une nouvelle vision pour une stratégie de développement culturel durable

« La Résolution n°80 a été adoptée à un moment particulièrement opportun, alors que le pays entre dans une nouvelle étape de son développement national. À l’ère de l’essor de la nation, cette résolution a posé un nouveau cadre idéologique, au sein duquel la culture est appelée à jouer de toute urgence un rôle transversal, en soutien à la science et à la technologie, à l’intégration internationale, à l’innovation, à la réforme institutionnelle, au développement de l’économie privée, ainsi qu’aux secteurs de l’éducation et de la santé.

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO lors de la 19e session du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Photo diffusée par la VNA

Le Vietnam défend la mise en œuvre du traitement préférentiel pour les pays en développement

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO, a proposé de mettre l’accent sur le renforcement des capacités, le partage d’expériences, le renforcement de la coopération internationale et la mise en œuvre des recommandations adoptées en ce qui concerne l’article 16 de la Convention sur le «traitement préférentiel pour les pays en développement».

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Coutume ancienne apparue en Asie, les étrennes du Têt incarnent des vœux de paix, de chance et de prospérité pour la nouvelle année. Si les formes ont évolué avec le temps et le numérique, cette tradition demeure un symbole indissociable du Têt traditionnel vietnamien.