Les clubs de « ca trù » de Hanoï

Hanoï est l’un des berceaux du « ca trù », forme de poésie chantée qui a été classée par l’UNESCO* au patrimoine culturel de l’humanité.
Les clubs de « ca trù » de Hanoï ảnh 1Photo : cinet/VOV.

Hanoï (VNA) - Hanoï est l’un des berceaux du « ca trù », forme de poésie chantée qui a été classée par l’UNESCO* au patrimoine culturel de l’humanité. Depuis cette reconnaissance internationale en 2009, le nombre de clubs de « ca trù » a considérablement augmenté dans la capitale.

En 2009, a​nnée où l’UNESCO a inscrit cet art sur la liste du patrimoine immatériel nécessitant une sauvegarde urgente, Hanoï ne comptait que neuf clubs de « ca trù ». Aujourd'hui, on en dénombre quatorze, qui rassemblent 270 passionnés, dont 50 qui sont encore capables de transmettre leur savoir. Ces clubs fonctionnent grâce aux cotisations de leurs membres.

Dô Thi Hao, présidente de l’Association des arts folkloriques de Hanoï : « Les clubs de « ca trù » sont en général de très bon niveau pour la simple et bonne raison qu’ils ont été fondés par des artistes passionnés. Mais l’inconvénient vient de là aussi, passion pure ne rime pas toujours avec organisation stricte. Du coup, certains clubs n’ont pas d’orientation bien claire en termes de développement artistique. »

La plupart des clubs de « ca trù » de Hanoï partagent les mêmes difficultés, la première étant l’absence d’endroit fixe pour leurs réunions et leurs concerts. Vu Thi Thuy Linh, membre du club Phu Thi : « Nous nous réunissons une fois par semaine chez un membre du club pour répéter. Lorsque Mme Chuc était encore en vie, nous nous donnions souvent rendez-vous chez elle pour qu’elle nous transmette son art. Maintenant, il ne reste plus que M. Nguyên Phu Dê comme artiste chevronné. Il habite à Hai Duong. Il n’est plus très en forme. De temps en temps, nous lui rendons visite, mais pour ce qui est la pratique du « ca trù », nous devons compter sur nous-mêmes. »

Les clubs de « ca trù » de Hanoï ảnh 2 Photo : tripadvisorvietnam/VOV

A la fois populaire et académique, le « ca trù » est un art difficile à préserver. Les artistes chevronnés disparaissent les uns après les autres, et leurs successeurs sont rares. Nguyên Thi Minh Ly, directrice du Centre de recherche et de valorisation des patrimoines culturels vietnamiens : «L’urgence est de faire en sorte que les fins connaisseurs du « ca trù » puissent transmettre leur savoir à une nouvelle génération plus dynamique et plus motivée. Il importe également de sensibiliser les communautés qui ont une tradition de « ca trù » aux valeurs inestimables du patrimoine dont elles sont les dépositaires. Ces communautés doivent constituer le public de demain.»

L’une des communautés les plus dynamiques se trouve dans la commune de Lien Ha, qui abrite le village de Lo Khê, où le « ca trù » est une tradition jalousement préservée. Dans cette commune de la banlieue de Hanoï, les écoliers peuvent apprendre ce chant ancestral au cours de séances d’activités extra-scolaires.

En plus de préserver une bonne trentaine de mélodies et de danses anciennes, les clubs de « ca trù » de Hanoï ont créé 18 nouveaux airs. Témoin de ce timide mais réel renouveau, le dernier festival des jeunes talents du « ca trù » de la capitale a réuni 36 jeunes de 6 à 30 ans. La poésie chantée reste un art prisé des Vietnamiens et s’il s’agit d’un art internationalement reconnu comme le « ca trù », ils feront bien évidemment tout pour le préserver.-VOV/VNA

Voir plus

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.

Parmi les nombreux symboles qui incarnent le Nouvel An lunaire au Vietnam, le "bánh chưng" – gâteau traditionnel de riz gluant du Têt – s’impose comme une empreinte mémorielle profondément ancrée dans la conscience collective. Photo : VNA

Le "bánh chưng" – L'âme intégrale du Têt vietnamien

Au cœur du panthéon symbolique du Têt, le banh chung transcende sa nature de mets traditionnel pour s’ériger en véritable socle de l'identité vietnamienne, une empreinte indélébile gravée dans la mémoire collective de tout un peuple.

À l'approche du Nouvel An lunaire, les vidéos expliquant comment préparer les festins traditionnels du Têt reçoivent de plus en plus de « j'aime » et de commentaires. Photo : tienphong.vn

Le Têt et la vague du « retour au village natal »

Des millions de vues pour les vidéos de confiseries traditionnelles, des dizaines de milliers de partages pour les vlogs sur le Têt au village : autant de contenus qui ont inspiré de nombreux jeunes à prolonger leur séjour à la maison, à apprendre à cuisiner les plats de leur grand-mère ou de leur mère, à consigner les souvenirs familiaux et à les partager en ligne. De là est née une vague discrète mais profonde : le phénomène du « retour au village natal ».

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

Avec l'évolution de la société, de nombreuses coutumes liées au Têt se sont peu à peu estompées. Cependant, la préparation du "bánh chưng" (gâteau de riz gluant) demeure une tradition culturelle emblématique du peuple vietnamien, perpétuée chaque année par de nombreuses familles. À l’approche du Têt, les générations de descendants se rassemblent pour préparer le "bánh chưng", choisissant soigneusement les plus beaux gâteaux à déposer sur l’autel des ancêtres en hommage et en respect des traditions.

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

Le Têt permet de se retrouver en famille. Plus les plateaux sont riches, plus cela exprime le respect envers les ancêtres. Les plateaux traditionnels du Nouvel An lunaire se composent de nombreux mets et symbolisent tous divers souhaits et vœux de chaque famille pour la nouvelle année. Les plateaux du Têt sont également très colorés : le vert du banh chung mélangé au rouge du riz gluant en passant par le jaune des pousses de bambou...

Les couleurs de l’ancienne capitale impériale Huê au cœur de la Foire du Printemps 2026

Les couleurs de l’ancienne capitale impériale Huê au cœur de la Foire du Printemps 2026

A la Foire du Printemps 2026, le pavillon de Huê s’est imposé comme l’un des espaces les plus attractifs, captivant un très nombreux public grâce à une scénographie profondément imprégnée de l’âme et de l’identité culturelle de l’ancienne capitale impériale. Les produits emblématiques de Huê y sont présentés avec soin : áo dài aux lignes gracieuses, chapeaux coniques en herbe cỏ bàng, bâtons d’encens au bois d’agar aux parfums envoûtants, fleurs en papier de Thanh Tiên… Sans oublier les objets artisanaux typiques et les spécialités culinaires qui font la renommée de la région.
L’ensemble crée une expérience immersive et authentique : les visiteurs déambulent dans un univers où se mêlent élégance royale, savoir-faire ancestral et douceur du quotidien huéen, redécouvrant ainsi, le temps d’une visite, la quintessence raffinée de l’ancienne capitale impériale.

Phung Thi Hông Tham remporte la médaille d'or dans la catégorie amateur féminine des 63 kg aux Championnats du monde de Kun Khmer 2026. Photo : nld.com.vn

Le Vietnam brille aux Championnats du monde de Kun Khmer

Ces résultats placent provisoirement le Vietnam en tête du classement des médailles avec quatre médailles d’or et une d’argent. Ce classement pourrait toutefois évoluer, car une vingtaine de finales supplémentaires, dans les catégories seniors, juniors et jeunes talents, sont prévues le 12 février.

Cérémonie d'ouverture de la 46e édition du Festival floral du Printemps à Hô Chi Minh-Ville. Photo: VNA

De multiples activités festives pour célébrer le Têt traditionnel 2026

À Hô Chi Minh-Ville, le Comité populaire municipal a inauguré dans la soirée, au parc Tao Dan, la 46e édition du Festival floral du Printemps. Organisé sur une superficie de près de 9,6 hectares, l’événement se tient jusqu’au 22 février (6e jour du Têt), perpétuant une tradition culturelle emblématique de la métropole méridionale depuis près d’un demi-siècle.