Hanoi (VNA) – Cinquante-quatre ethnies cohabitent au Vietnam. Une seule, les Kinh, est majoritaire. Les 53 ethnies restantes ne représentent que 14,35% de la population, soit 12,3 millions des plus de 90 millions de Vietnamiens. 

Cette coexistence fraternelle des ethnies, quelle que soit l’importance démographique de chacune, constitue une preuve éloquente de la garantie des droits de l’homme au Vietnam.

Les politiques en faveur des ethnies minoritaires sont efficaces, et contribuent à améliorer les conditions de vie des habitants des régions reculées, montagneuses et des communes les plus démunies. Photo : VOV
 

Le droit sur l’égalité des ethnies

L’égalité entre les ethnies est stipulée dans toutes les Constitutions vietnamiennes. La plus récente, celle de 2013, affirme que «La République socialiste du Vietnam est la nation unie des différentes ethnies qui la peuplent. Egales et solidaires, celles-ci se respectent et s’entraident pour le développement commun». 

La même Constitution interdit strictement tous actes discriminatoires et divisionnistes à l’égard d’autres ethnies. Elle attribue à l’Etat la responsabilité de créer les conditions nécessaires pour que toutes les minorités ethniques puissent valoriser leurs forces intrinsèques et se développer de concert avec les autres.

L’esprit de la Constitution se traduit dans l’ensemble du système juridique vietnamien et dans les lois afférentes. Aussi l’Assemblée nationale s’est-elle dotée d’un Conseil des ethnies qui a pour mission de veiller à la mise en œuvre des politiques ethniques, des programmes et des plans de développement socio-économique des zones montagneuses et peuplées de minorités ethniques. Le gouvernement dispose pour sa part d’un organe paraministériel intitulé Comité des ethnies.

A l’Assemblée nationale, les minorités ethniques comptent un nombre de représentants considérable par rapport à leurs populations. En effet, au cours des quatre dernières législatures, le taux de députés issus de minorités ethniques se situait entre 15,6 et 17,27%, alors que, comme dit en introduction, toutes ces ethnies ne représentent que 14,35% de la population nationale.
Des soutiens au développement des zones peuplées de minorités ethniques

Ces dernières années, l’Etat a multiplié les assistances en faveur des minorités ethniques dans le but d’améliorer leurs conditions d’existence et de réduire leur écart de développement avec les autres. 

Le gouvernement a en effet adopté un plan d’action en faveur des ethnies, une résolution sur la réduction durable de la pauvreté, un programme sur le développement socio-économique des communes particulièrement défavorisées, deux décisions sur des investissements prioritaires dans la construction d’infrastructures, l’attribution de terrains de production et de logement.

D’une manière générale, les membres des minorités ethniques bénéficient d’un traitement avantageux lorsqu’il s’agit de l’accès à la formation et à des postes à responsabilité.

Toutes ces mesures ont permis d’améliorer la physionomie des zones concernées, où le taux de pauvreté a été ramené à 5,97% et où le niveau de vie des habitants ne cesse d’augmenter. Toutes les communes disposent d’un dispensaire où travaillent des agents médicaux, tous les districts disposent d’un centre médical géré par un médecin. Le taux de sous-nutrition des moins de 5 ans est descendu à moins de 25%. Certaines pathologies autrefois récurrentes en zones montagneuses ont été repoussées, voire éradiquées.

Les droits des minorités ethniques font partie des droits fondamentaux de l’homme, des droits civils et politiques reconnus par la loi et garantis dans les faits. Ces peuples jouissent de conditions de plus en plus favorables pour se développer et faire prospérer le pays. – VOV/VNA