Le Village de l’amitié, oasis des victimes de l’agent orange

Fondé en 1998, le Village de l’amitié du Vietnam a accueilli et soigné plus de 5.000 vétérans de guerre et 600 enfants, victimes de l’agent orange. Les efforts de la direction et des «house-mothers» du village apportent un peu de réconfort à ces vies brisées.
Fondé en 1998, le Village de l’amitié du Vietnam aaccueilli et soigné plus de 5.000 vétérans de guerre et 600 enfants,victimes de l’agent orange. Les efforts de la direction et des«house-mothers» du village apportent un peu de réconfort à ces viesbrisées.

Situé au centre de la commune de Vân Canh,district de Hoài Duc, à Hanoi, le Village de l’amitié du Vietnam secache sous les longaniers chargés de fruits. Les allées qui mènent auxmaisons sont pavées et entourées de verdure. Le calme règne. Lecontraste avec l’activité frénétique des rues de Hanoi est saisissant.Offrir un nouveau cadre de vie

Dans le jardin faisantface aux maisons du village, quelques enfants se réunissent à l’ombredes arbres pour jouer et bavarder. D’autres s’amusent sur les structuresde jeux. Le village ressemble à un parc.

Après avoirjoué au foot, Ngoc, 14 ans, originaire de la province de Hà Tinh(Centre), revient dans la maison T6 où sont soignés 21 jeunes.

«Mes parents ont été tous les deux victimes de l’agent orange. Mon pèreest décédé quand j’avais 4 ans. Ma mère, actuellement en mauvaisesanté, doit s’occuper de mon grand-père lui aussi victime du défoliant»,partage Ngoc. «Je suis très heureux de vivre ici, les +house-mothers+sont toutes dévouées. Actuellement je suis des cours de couture etd’informatique», continue-t-il. Et d’ajouter : «Plus tard, je souhaitetrouver un emploi stable pour pouvoir m’occuper de ma mère et de mongrand père».

De nombreux enfants du village suivent cinqcours adaptés : enseignement général, apprentissage des métiers manuels,classes de broderie, de couture et de fabrication de fleurs en soie etenfin cours d’informatique.

Dans une autre maison duvillage, les vétérans discutent de l’actualité. Dans sa chambre, NguyênVan Ninh, 83 ans, originaire de la province de Vinh Phuc, regarde unprogramme de divertissement à la télévision. «Je suis arrivé il y a deuxsemaines. Je souffre de plusieurs maladies. Chaque jour, je bénéficiede consultations, de soins et de traitements médicaux. Ma santés’améliore», partage-t-il. Lui aussi a été victime de l’agent orangedéversé par l’armée américaine pendant la guerre.

S’intéresser au caractère de chacun

Les enfants handicapés sont soignés dans six maisons et les vétéransdans une maison. Les «house-mothers», responsables des maisons, ontchacune en charge 20 jeunes. Elles s’occupent de leur hygiène, desrepas, de leur bien-être, de même qu’elles veillent à la propreté deslieux.

Trân Thi Ban, mère de la maison T6, travaille dansle village depuis neuf ans. «Je travaille ici 20 heures sur 24 tous lesjours et je ne reste chez moi que deux heures le matin et deux heuresle soir, partage-t-elle. Les premiers jours, je me sentais incapable dem’occuper de ces enfants, tous atteints de troubles mentaux. Ils ne sontpas tous capaples d’être indépendants. Ils crient régulièrement, etmême parfois se battent. Mais ces jeunes sont tous des enfants devétérans qui ont sacrifié leur vie pour l’indépendance du pays et laliberté du peuple. Je souhaite contribuer à adoucir un peu leur douleur.J’ai le sentiment de faire un travail qui a du sens». Les«house-mothers» doivent comprendre la personnalité de chaque enfant etne pas se contenter de connaître leur nom, leur âge, leur origine.

«Pour s’occuper de ces enfants, les +house-mothers+ doivent êtrepatientes et avoir du coeur. Nous devons nous intéresser aux habitudes,au caractère et au goût de chaque enfant», fait savoir Bach Thi Hoa,responsable de la maison T4. Et de confier : «Les difficultés et lafatigue ne l’emportent pas sur le bonheur de voir les enfants faire desprogrès, réaliser un travail simple ou nous dire quelques mots exacts».

Symbole de paix et de solidarité internationale

Selon Nguyên Thi Dung, cadre administrative du village, ce derniersoigne actuellement 120 enfants handicapés, victimes de l’agent orangeet 60 vétérans venus de 34 provinces et villes touchées par le défolianttoxique. Les vétérans y viennent en convalescence, à tour de rôle, pourun mois maximum. Les enfants quant à eux y restent de quatre à cinqans.

Le Village de l’amitié du Vietnam a été fondé àl’initiative de George Mizo, un vétéran américain de la guerre auVietnam, en collaboration avec des vétérans de six pays(Grande-Bretagne, France, États-Unis, Allemagne, Japon, Canada). Il estun symbole de solidarité internationale pour la paix et l’amitié.

Dix-sept ans après sa mise en service, le Village dispose aujourd’huide chambres, d’un réfectoire, d’une bibliothèque, de salles de classepour les enfants et d’un centre médical moderne. Il a accueilli au totalplus de 5.000 vétérans de guerre, anciens jeunes d’avant-garde,victimes de l’agent orange et près de 600 enfants. -CVN/VNA

Voir plus

Signature du protocole d'accord de coopération entre L’antenne de l’Union de la jeunesse communiste Hô Chi Minh (UJCH) à Hô Chi Minh-Ville et le comité de la Ligue de la jeunesse communiste chinoise (LJCC) de Chongqing. Photo: VNA

Renforcement des échanges entre les jeunes de Hô Chi Minh-Ville et de Chongqing (Chine)

L’antenne de l’Union de la jeunesse communiste Hô Chi Minh (UJCH) à Hô Chi Minh-Ville et le comité de la Ligue de la jeunesse communiste chinoise (LJCC) de Chongqing ont convenu de renforcer leur coopération dans plusieurs domaines, notamment les échanges de délégations, les activités de volontariat international, la formation et le développement des capacités des jeunes, ainsi que la collaboration dans les domaines de l’innovation, de la production intelligente, de la protection de l’environnement et du développement durable.

Quang Tri met en œuvre une série de mesures coordonnées visant à renforcer le contrôle des navires de pêche. Photo: VNA

Quang Tri renforce la surveillance de sa flotte pour lutter contre la pêche INN

Quang Tri compte actuellement environ 4 600 navires de pêche d'une longueur de 6 mètres ou plus. L'intégralité de cette flottille est en conformité avec les réglementations relatives à l'enregistrement et aux licences d'exploitation, et 100% des bâtiments requis sont équipés d'un système de surveillance par satellite (VMS), un outil essentiel pour renforcer la surveillance des activités en mer.

Jonathan Baker, représentant de l’UNESCO au Vietnam. Photo: VNA

Investir dans le capital humain et culturel, la clé du bonheur au Vietnam

Fort de deux années passées au Vietnam, Jonathan Baker, représentant de l’UNESCO au Vietnam, a indiqué avoir régulièrement observé l’accent mis par les dirigeants sur l’importance du soutien à la population. Selon lui, l’amélioration du niveau de bonheur au Vietnam ces dernières années repose avant tout sur des investissements soutenus dans le capital humain, notamment à travers le renforcement du financement de l’éducation et le soutien aux enseignants et aux élèves.

Actuellement, la mégapole du Sud recense 16 centres de protection sociale, dont douze accueillent des personnes âgées. Photo : VNA

Santé et services : les défis du vieillissement à Hô Chi Minh-Ville

Confrontée à une croissance démographique doublée d'un vieillissement accéléré, Ho Chi Minh-Ville fait face à l'urgence d'assurer le bien-être de ses seniors. Dans ce contexte, la prise en charge gériatrique s'impose comme le défi absolu, souligne le Dr Nguyen Van Vinh Chau.

Plus de 23 % des internautes vietnamiens ont été confrontés à des menaces en ligne en 2025. Photo fournie par Kaspersky

Kaspersky : 23 % des internautes vietnamiens victimes de menaces en ligne en 2025

Plus de 23 % des internautes vietnamiens ont été exposés à des menaces en ligne en 2025, ce qui place le pays au 78e rang mondial, soit une progression de deux places par rapport à l’année précédente (80e), selon Kaspersky, entreprise mondiale de cybersécurité et de protection de la vie privée numérique.

Séance entre l’ambassadeur de Belgique au Vietnam, Karl Van Den Bossche, et les autorités de la province de Hung Yen. Photo: VNA

Un fonds belge propose des investissements et des projets de soutien à Hung Yen

La Belgique et l'écosystème Aquitara ont manifesté leur intérêt pour investir et mener des actions caritatives au Vietnam en général, et dans la province de Hung Yen en particulier. Ils ont appelé la province à faciliter la mise en œuvre de leurs programmes et projets, notamment en mettant à disposition des terrains libérés.