Le Vietnam se mobilise contre la résurgence de la rougeole

Le Premier ministre Nguyên Tân Dung a demandé mercredi de concentrer les efforts pour traiter les patients touchés par la rougeole, faire vacciner les personnes à haut risque et prévenir la propagation de la maladie dans la communauté.

Le Premier ministre Nguyên TânDung a demandé mercredi de concentrer les efforts pour traiter lespatients touchés par la rougeole, faire vacciner les personnes à hautrisque et prévenir la propagation de la maladie dans la communauté.

Tout doit être fait pour réduire la mortalité et enrayer l’épidémie, adéclaré le chef du gouvernement dans un télégramme officiel aux comitéspopulaires des provinces et villes sous l’autorité centrale, à diversministères et organes de presse dont l’Agence vietnamienned’information.

Le Vietnam recense plus de 7.000 casde rougeole cette année, dont un tiers à Hanoi, a annoncé mercredi ledirecteur de l’Hôpital central des maladies tropicales, Nguyên Van Kinh,lors d’une réunion sur la situation de la maladie et le désengorgementde l’Hôpital central de pédiatrie.

La rougeoletouche 61 des 63 provinces et villes lors du premier trimestre de cetteannée. Le nombre de décès dus aux complications de la maladie s’estélevé à 108, y compris 25 cas directement liés à la rougeole.

La rougeole, l’une des fièvres éruptives contagieuses qui touche leplus grand nombre d’enfants dans le monde, peut entraîner descomplications graves, telles que la pneumonie et l’encéphalite, et mêmeêtre mortelle.

Lors de la réunion de mercredi, àlaquelle ont assisté des experts de l’Organisation mondiale de la Santé,la ministre de la Santé Nguyên Thi Kim Tiên, a fait savoir que larougeole affectue également les Philippines, la Chine et le Japon.

Au Vietnam, les contaminations sont inférieures au niveau constaté en2009-2010 mais la mortalité est plus élevée, notamment à Hanoi.Entre-temps, Hô Chi Minh-Ville comptait moins de patients atteints de larougeole, et toujours aucun décès, a-t-elle encore indiqué.

La responsable a expliqué que le taux de mortalité lié à la maladie àHanoi était attribuable au fait que la plupart des cas les plus gravessont transférés à la ville, essentiellement à l’Hôpital central depédiatrie.

A l’Hôpital central de pédiatrie, 1.750enfants sont sous traitement, dont 1.000 atteints de maladiesrespiratoires et 250 de rougeole, a fait savoir m ardi son directeuradjoint Pham Nhât An, confronté aux inquiétudes du personnel de santéde voir l’établissement rapidement engorgé par les malades.

Outre les locaux du département des maladies infectieuses dudithôpital, des dizaines de lits des autres départements ont été utilisées,et les chambres réservées aux docteurs et aux responsables dudépartement des maladies infectieuses réquisionnées pour faire office dechambres des patients.

Les experts ont souligné lanécessité de désengorger l’Hôpital central de pédiatrie, estimantque la surcharge hospitalière augmente les risques de contaminationshospitalières.

Nguyên Thi Kim Tiên a affirmé que leministère de la Santé va fournir des respirateurs et médicamentsantibiotiques aux hôpitaux dans l’ensemble du pays. Elle a aussi rappeléque faire vacciner contre la maladie tous les enfants est la mesureprincipale et à long terme.

Le pays n’a pas encoreéradiqué la rougeole, mais il s’est engagé à mettre tout en œuvre pource faire au plus tard en 2017. Le ministère de la Santé a donc confié auProgramme national de vaccination élargie la tâche de vacciner 23millions d’enfants âgés de 1 à 14 ans contre la maladie. – VNA

Voir plus

Le Centre médical universitaire de Hô Chi Minh-Ville a réalisé avec succès une chirurgie cérébrale éveillée chez un garçon de 12 ans. Photo: VNA

Première chirurgie éveillée du cerveau chez un enfant au Vietnam

Il s’agit de la première intervention de ce type pratiquée chez un enfant au Vietnam, ouvrant de nouvelles perspectives pour préserver les fonctions neurologiques et la qualité de vie à long terme des enfants atteints de tumeurs cérébrales situées dans des zones à haut risque.

Photo: SYT

Ho Chi Minh-Ville maintient un haut niveau de vigilance contre Ebola

La détection précoce des cas suspects constitue un élément clé du dispositif de surveillance aux frontières. Parallèlement, des formations et des mises à jour régulières sont organisées sur les procédures de contrôle des infections, l’utilisation des équipements de protection individuelle et la prise en charge des cas suspects dans les établissements de santé, afin de garantir une réponse rapide en cas d’introduction du virus.

Soins d'un patient atteint d’Ebola dans un hôpital en République démocratique du Congo, le 16 mai 2026. Photo : Xinhua/VNA

Le Vietnam renforce sa surveillance face au risque d’Ebola

Le ministère de la Santé a indiqué suivre de près l’évolution de la situation, mettre régulièrement à jour les informations provenant de l’OMS et renforcer la surveillance dans les établissements de santé ainsi que les contrôles sanitaires aux postes-frontières.

La carte d'assurance maladie sert de preuve de l'affiliation à un régime d'assurance maladie et permet à son détenteur de bénéficier des soins de santé couverts par ce régime. Photo: VNA

Le Vietnam étend le champ d’application de l’assurance maladie

Le plan définit des tâches et des solutions concrètes pour institutionnaliser pleinement la directive, tout en guidant les ministères, les secteurs et les collectivités locales dans la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des politiques visant à garantir une couverture d’assurance maladie plus efficace, avec pour objectif la couverture universelle d’ici 2030.

Hô Chi Minh-Ville a officialisé le déploiement du dossier de santé électronique pour l’ensemble des habitants via l’application "Công dân số TPHCM". Photo: nld.com.vn

Hô Chi Minh-Ville déploie le dossier de santé électronique sur l’application du Citoyen numérique

Chaque citoyen disposera désormais d’un dossier de santé unique, associé à son numéro d’identification personnel. Cette mesure vise à garantir la fiabilité des informations et à éviter les doublons ainsi que les erreurs de données. Les antécédents médicaux seront automatiquement mis à jour à partir des établissements de santé, des programmes de dépistage et des examens périodiques, puis centralisés sur la plateforme.