Hanoï (VNA) - Le vice-Premier ministre vietnamien, Tran Hong Ha, a reçu le 11 mars à Hanoï Ramla Khalidi, représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), et Angela Pratt, représentante de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Vietnam, afin de discuter du renforcement de la coopération en matière d’amélioration de la qualité de l’air.
Soulignant la coopération étroite entre le Vietnam et le PNUD et l’OMS, le vice-Premier ministre a salué le rôle et les contributions importantes des deux organisations internationales dans l’édification et le développement du pays ces derniers temps, notamment le perfectionnement des politiques publiques, la réforme institutionnelle et la promotion des programmes de développement durable au Vietnam.
Il a réaffirmé la volonté du Vietnam de poursuivre la coopération étroite avec ces agences onusiennes, de discuter et de promouvoir les initiatives de coordination en vue d’améliorer l’efficacité de coopération dans les temps à venir.
Selon le dirigeant vietnamien, le pays a identifié les principales sources de pollution de l’air, en particulier dans les grandes villes comme Hanoï et Ho Chi Minh-Ville. Le profil des émissions du Vietnam présente des similitudes avec celui d’autres pays en développement, notamment Pékin (Chine), l’industrie contribuant à hauteur de 27 %, suivie par les transports (25 %) et la construction (20 %).
Face à la prédominance des particules fines PM2.5, Tran Hong Ha a souligné que la réduction de la pollution nécessite une intervention aux causes profondes des émissions, telles que le trafic routier, l'industrie, la construction, les déchets agricoles et les déchets urbains. Les solutions doivent être mises en œuvre de manière coordonnée : planification urbaine, délocalisation des usines industrielles hors des zones urbaines, conversion des véhicules à moteur thermique en véhicules électriques, développement des transports souterrains, application de normes de construction et valorisation des sous-produits agricoles.
Actuellement, le Vietnam cherche des politiques globales interdisciplinaires et interrégionales tout en tenant compte de l'impact social sur les moyens de subsistance des citoyens et les besoins de déplacement des habitants. Il est nécessaire de procéder à des évaluations plus complètes des dommages causés par la pollution de l’air, notamment en ce qui concerne les coûts médicaux et les impacts socio-économiques, a-t-il indiqué.
Le vice-Premier ministre a proposé de transformer Hanoï en une zone pilote pour l'expérimentation d'un modèle de contrôle de la pollution atmosphérique, avec le soutien des partenaires internationaux. Ce modèle, une fois éprouvé, pourrait être déployé sur l'ensemble du territoire national.
Saluant la proposition du PNUD et de l’OMS d’organiser un forum thématique sur la pollution de l’air, le vice-Premier ministre a exprimé le souhait de renforcer les échanges avec des experts internationaux, y compris chinois, afin de partager des expériences sur la conception des systèmes de surveillance et la gestion du trafic.
En réponse, les représentantes du PNUD et de l’OMS ont affirmé que ces deux organisations soutiennent le Vietnam dans cinq domaines clés liés à la pollution de l’air : le perfectionnement des politiques et du cadre juridique ; la mise en place de systèmes de surveillance et d’alerte précoce ; la recherche et les inventaires d’émissions ; la communication et la sensibilisation du public ; ainsi que l’intégration des mesures de contrôle de la pollution de l’air aux objectifs de développement durable, notamment la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau national et de la feuille de route vers une économie à faible émission de carbone.
Ramla Khalidi a affirmé que, malgré des ressources limitées en raison des incertitudes de la conjoncture mondiale, le PNUD restait déterminé à mobiliser les ressources nécessaires et à utiliser efficacement celles disponibles afin de contribuer aux efforts visant à améliorer la qualité de l’air au Vietnam. -VNA