Le Vietnam compte quadrupler la myciculture en 2020

Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural vient de demander au Département des cultures d’élaborer un projet de développement de la culture des champignons d'ici 2020.
Le ministère del’Agriculture et du Développement rural vient de demander au Départementdes cultures d’élaborer un projet de développement de la culture deschampignons d'ici 2020.

Les objectifs sont deproduire annuellement un million de tonnes de champignons, de créer unmillion d’emplois en zone rurale et de réaliser un chiffre d’affaires àl’exportation de 500 millions de dollars par an.

Selon le Docteur Pham Van Du, chef adjoint du Département des cultures,le pays a produit 250.000 tonnes de champignons en 2011 pour un chiffred’affaires à l’exportation de 90 millions de dollars, ce qui estmodeste par rapport aux autres pays du monde.

LeVietnam représente actuellement environ 11% de la production mondialed’auriculaires, avec 300 tonnes de linh chi par an. Nguyên Tri Ngoc,chef du Département des cultures indique qu’en zone rurale, les matièrespremières nécessaires à la myciculture telles que paille, chaume,sciure de bois... ne manquent pas, mais sont généralement brûlées,entraînant pollution de l’environnement et perte de revenus.

Rien qu’avec 10% des 40 millions de tonnes de paille produites chaqueannée, le pays pourrait récolter de 2 à 3 millions de tonnes dechampignons, lesquelles dégagerait à l’exportation de 2 à 3 milliards dedollars. Or, aujourd’hui, 1% de ce volume seulement est employé à cettefin.

Les scientifiques estiment que lesprovinces du Sud où le climat est chaud sont propices à la culture desvolvaires telles que linh chi et oreilles de mer, tandis que celles duNord avec l’hiver froid conviennent mieux à celle des agaric champêtre,de senteur, ou encore au pleurote. Le pays a désormais acquis lestechniques culturales de nombreuses variétés de champignons de même quecelles de transformation et de conservation.

Autre avantage indéniable de la fungiculture, elle ne nécessite pasd’importants investissements et s’avère en outre très rentable puisqu’unhectare dégage un bénéfice de 500 millions de dôngs par an, soit de 20 à30 fois plus que la riziculture. Enfin, la commercialisation de laproduction est aisée car la demande est élevée au Vietnam comme dans lemonde.

En dehors de ses valeurs nutritives, leschampignons sont considérés comme des légumes biologiques renforçant larésistance de l’organisme, luttant contre les effets du vieillissement,et réduisant les risques du cancer et de maladies cardio-vasculaires.

Nguyên Tri Ngoc a précisé les objectifs àatteindre, avec 400.000 tonnes de champignons de différentes variétésd’ici 2015 dont 25% pour l’exportation, puis un million de tonnes en2020 pour 500 millions de dollars d’exportations. Par ailleurs, ledéveloppement de la culture de champignons devra générer de l’emploipour un million de personnes.

Pour ce, il fautdès maintenant se consacrer à la sélection des espèces et destechniques, ainsi qu’à l’élaboration de modèles de culture concentrée etindustrielle.

Il est également important decréer dès maintenant un label national et d’établir une stratégiemarketing pour ce produit. Concernant ce label, une participationtripartite, c’est-à-dire impliquant État, entreprises et agriculteurs,est indispensable.

Le ministère de l’Agricultureet du Développement rural envisage actuellement un renforcement desétudes sur les champignons ainsi que de la formation aux techniques dela myciculture.

Enfin, ce ministère s’orientevers la création d’un réseau d’approvisionnement en variétés dechampignons sur la base du projet de production de variétés dechampignons pour la période 2011-2015. Le ministère de l’Agriculture etdu Développement rural s’est félicité de la prochaine créationl’Association des champignons du Vietnam lors de ce 4e trimestre 2012afin de rassembler entreprises, scientifiques, gestionnaires etagriculteurs de l’ensemble du pays en vue de mieux développer cesecteur. – AVI

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