Le Têt chez les Tày

Les Tày fêtent aussi le Nouvel an lunaire. Ces jours-ci, l’ambiance festive est omniprésente dans les hameaux du district de Van Lang, rattaché à la province de Lang Son.
Le Têt chez les Tày ảnh 1Un jeu traditionnel des Tày. Photo : baotuyenquang.com.vn
 

Hanoi (VNA) - Les Tày fêtent aussi le Nouvel an lunaire. Ces jours-ci, l’ambiance festive est omniprésente dans les hameaux du district de Van Lang, rattaché à la province de Lang Son, où l’on attend avec impatience l’arrivée des troupes de danse du lion lors du jour de l’An lunaire.

Avec le Têt, les Tày de la commune de Thanh Hoà se réjouissent des plus longues vacances de l’année. Les costumes traditionnels sont sortis de la penderie, car effectivement les Tày aiment s’habiller coquettement avant de rendre visite à leurs proches et leurs voisins. Mais ils ne sortent pas avant midi, puisque c’est le moment où les troupes de danse de lion franchissent leurs portes pour apporter la chance. Luân Van Son fait partie de l’équipe de la commune de Thanh Hoà : « La danse du lion est incontournable lors du Nouvel an lunaire. Elle est censée apporter chance et prospérité. Personne ne refuse les danseurs de lion. Après leur spectacle, ces derniers sont conviés à prendre un verre ensemble avec la famille ».

Trois instruments accompagnent la danse du lion : un large tambour, des cymbales et un gong. Chaque type de mouvement du lion possède un rythme musical particulier, et la musique suit les mouvements du lion.

La tête du lion est constituée de matériaux solides mais légers comme du papier mâché et du bambou. Elle est portée par deux personnes, l’une plus grande et l’autre plus petite. D’autres animent le corps et la queue sous un costume relié à la tête du lion. Le corps du lion diffère d'une région à l’autre. Dans le district de Van Lang, les habitants assemblent des bandes de tissu en une grande pièce de cinq couleurs. Selon Dinh Khoa, un habitant de la commune de Thanh Hoà, cette danse est très prisée pour son caractère sportif, mettant en valeur l’esprit martial des montagnards. « On commence la danse du lion à partir du 27e jour du dernier mois lunaire jusqu’à la première pleine lune de l’année suivante. J’ai appris cette danse quand j’étais tout petit, à 7-8 ans. La danse du lion est destinée à chasser les mauvais esprits et apporter bonheur et prospérité pour l’année à venir ».

La danse du lion réunit à la fois art, spectacle et tradition, mais c'est aussi une démonstration d'arts martiaux. D’ailleurs, la quasi-totalité des danseurs sont des pratiquants d'arts martiaux. Ils doivent être à la fois solides et souples pour imiter des mouvements de l’animal sacré. Une équipe de danse rassemble de sept à huit membres qui prennent relais des porteurs de tête. Mais il existe parfois des personnages secondaires. Luong Quoc Trich, chef du hameau de Ban Mi, rattaché à la commune de Thanh Hoà : « Le lion offre de meilleures choses en emportant avec lui la malchance de l’année passée. C’est pourquoi les danseurs sont chaleureusement accueillis par les propriétaires ».

Une ambiance festive et joyeuse règne dans tous les recoins de la commune de Thanh Hoà où les fleurs de pêchers éclosent.

A l’intérieur, devant l’autel des ancêtres, les Tày ont déposé un plateau rempli de nourriture pour offrir aux ancêtres qui reviennent en ce monde pour fêter le Têt. C'est aussi cela, le moment du Têt : des sourires et du bonheur ! -VOV/VNA

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