Hanoi (VNA) – Le procureur a réclamé jeudi 11 janvier une peine de 14-15 ans d’emprisonnement pour Dinh La Thang, l’emprisonnement à vie pour Trinh Xuân Thanh, dans l’affaire survenue à PetroVietnam et à PetroVietnam Construction Joint Stock Corporation (PVC).
 
De gauche à droite, les accusés Trinh Xuân Thanh, Nguyên Xuân Son et Dinh La Thang. Photo : VNA

L’ancien président du Conseil des membres de PetroVietnam Dinh La Thang et 11 coaccusés doivent répondre d’"actes volontaires contraires aux réglementations de l’Etat relatives à la gestion économique, causant de graves conséquences". Huit autres sont accusés de "détournement de biens".

L’ancien président du Conseil d’administration de PVC Trinh Xuân Thanh, et l’ancien directeur général de PVC Vu Duc Thuân sont accusés d’"actes volontaires contraires aux réglementations de l’Etat relatives à la gestion économique, causant de graves conséquences" et "détournement de biens". 
 
Le procès qui s’est ouvert lundi 8 janvier au Tribunal populaire de Hanoi, s’est poursuivi jeudi 11 janvier avec les débats contradictoires.

Selon l’accusation, Dinh La Thang a désigné PVC pour exécuter l’enveloppe EPC (ingénierie, approvisionnement et construction) du projet de centrale thermique Thai Binh 2 contrairement aux réglementations de l’Etat. 

Le parquet a déclaré que PVC n’avait pas disposé de capacités suffisantes en financement et en expériences mais s’était quand même vu confier d’un projet national clef.

Ce projet a conduit PetroVietnam à signer avec PVC le contrat EPC N°33 et à lui avancer 6.607.500 dollars et plus de 1.312 milliards de dôngs. Une fois l’argent décaissé, 1.115 milliards de dôngs ont été utilisés à d’autres fins que celles prévues. 

Le procureur a déclaré que les préjudices de plus de 119 milliards de dôngs causés à l’Etat et 13 milliards de dôngs détournés par les coaccusés n’ont pas donné la pleine mesure de la gravité de cette affaire.

Il a indiqué que les actes commis par les coaccusés ont coûté à ce projet deux fois plus de temps, et se sont traduits par un surcoût de près de 10.000 milliards de dôngs, chiffre qui devrait s’élever à des centaines de millions de dollars compte tenu de l’indemnisation de ce retard. – VNA