Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord présentent bien des opportunités de marché halal

Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord sont des marchés potentiels pour les entreprises vietnamiennes en raison de leur importante population et de la demande croissante d’aliments halal. Cependant, pour accéder à ces régions, les entreprises doivent répondre à des normes strictes et améliorer leur compétitivité.

Stand de l'Office du commerce du Vietnam en Malaisie au salon international des produits halal 2024. Photo: VNA
Stand de l'Office du commerce du Vietnam en Malaisie au salon international des produits halal 2024. Photo: VNA

Hanoi (VNA) - Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord sont des marchés potentiels pour les entreprises vietnamiennes en raison de leur importante population et de la demande croissante d’aliments halal. Cependant, pour accéder à ces régions, les entreprises doivent répondre à des normes strictes et améliorer leur compétitivité.

Le rapport 2024 de la société d’études de marché Cognitive Market Research prédit que la valeur mondiale du secteur alimentaire halal atteindra près plus de 2.548 milliards de dollars en 2024 et atteindra 4.934 milliards de dollars en 2031, ce qui équivaut à un taux de croissance annuel de 9,9 % entre 2024 et 2031.

Selon le rapport de la société de conseil, le marché des aliments halal dans les domaines susmentionnés connaîtra une croissance annuelle de 9,15% jusqu’en 2030. La taille de cette industrie passera de 192,6 milliards de dollars en 2022 à 228 milliards de dollars en 2024.

Cette forte croissance est tirée par l’augmentation de la population musulmane et la demande de la jeune génération pour des aliments halal pratiques et emballés. La population musulmane du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord devrait dépasser les 600 millions d’ici 2030.

À mesure que les économies de ces régions se développent et s’urbanisent, les consommateurs disposent d’un plus grand pouvoir d’achat et sont prêts à dépenser pour des produits halal de haute qualité. Cette demande contribue également à la croissance des entreprises.

Pour accéder aux marchés halal au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, les entreprises doivent se conformer aux normes strictes du droit musulman, notamment les réglementations en matière d’alimentation et de transformation des aliments.

Halal en arabe signifie «autorisé, permis» et est le contraire de Haram, qui signifie «interdit, illicite». La certification halal démontre que les produits répondent aux exigences d’hygiène, de sécurité alimentaire et d’éthique.

L’Égypte, avec une population de plus de 106 millions d’habitants, dont 90% sont musulmans, est l’un des plus grands marchés de produits alimentaires halal et dispose d’une réglementation relativement ouverte.

Ce marché pèse environ près de 5,4 milliards de dollars en 2024 et dépend à 50% des importations en provenance de pays comme l’Inde et le Brésil. L’Égypte consomme environ 2,5 millions de têtes de bétail chaque année.

L’Arabie saoudite est le plus grand marché halal de la région, avec une valeur estimée à 60,03 milliards de dollars en 2024. Le segment le plus important de ce pays est celui des produits de la mer, avec une valeur estimée à 10,63 milliards de dollars.

Selon l’ambassadeur du Vietnam en Arabie Saoudite, Dang Xuân Dung, avec une population de plus de 34 millions d’habitants et l’Islam comme religion officielle, ce pays consomme exclusivement des aliments halal.

Comme la production nationale ne répond pas à la demande, le pays dépend de 85% à 95% des importations alimentaires avec cette certification, ce qui offre aux entreprises vietnamiennes la possibilité d’exporter des fruits de mer, de la viande, des nouilles instantanées, des boissons et des cosmétiques.

Cependant, pour y accéder, les produits doivent être conformes aux processus de production halal et obtenir une certification. Actuellement, une seule entité vietnamienne est reconnue par l’Arabie Saoudite pour accorder cette accréditation.

Les entreprises du pays indochinois sont confrontées à des défis dus à la concurrence d’autres pays comme l’Inde, le Brésil et les États-Unis, en plus de difficultés telles que le manque de main d’œuvre, la faible confiance des consommateurs et la lente reprise des investissements dans la production halal.

De plus, le manque d’uniformité des certifications halal entre les pays islamiques augmente les coûts pour les entreprises, qui doivent se conformer à plusieurs réglementations différentes pour accéder à différents marchés. – VNA

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