Le Mékong à son plus bas niveau, des millions de personnes menacées

Le Mékong a atteint son plus bas niveau en juillet, au début de la saison des pluies, a annoncé la Commission du fleuve Mékong. La sécheresse de ce fleuve met en péril des millions d’habitants.

Hô Chi Minh-Ville (VNA) – Le Mékong a atteint son plus bas niveau en juillet, au début de la saison des pluies, a annoncé la Commission du fleuve Mékong. La sécheresse de ce fleuve met en péril des millions d’habitants.

Le Mékong à son plus bas niveau, des millions de personnes menacées ảnh 1Le Mékong passe à Nakhon Phanom, province du nord-est de la Thaïlande. Photo : VNA


Avec plus de 4.800 kilomètres de long, le Mékong est vital pour la survie de plus de 100 millions de personnes dépendantes du fleuve au Laos, en Thaïlande, au Cambodge et au Vietnam. La chute du niveau d’eau de ce fleuve qui fournit environ 1,8 million de tonnes de poissons par an et qui représente une grande source d’eau d’irrigation menace la sécurité alimentaire des pays riverains.

Une baisse du niveau d’eau record

À Chiang Saen, au nord de la Thaïlande, le niveau du fleuve est tombé à 2,1 mètres, soit 3 mètres de moins que la moyenne enregistrée à la même période entre 1961 et 2018 et 75 cm de moins que le précédent record relevé au même endroit. Avec 70 cm, soit 1,36 mètre plus bas que la cote d’alerte, le Mékong a aussi atteint son plus bas niveau à Vientiane au Laos. Dans la province cambodgienne de Kratie, l’eau était un peu plus élevée, avec 16 cm de moins que le plus faible niveau établi il y a 12 ans.

Même situation dans le delta du Mékong au Vietnam où le niveau de l’eau est largement inférieur à la moyenne saisonnière. D’après les habitants du district d’An Phu, dans la province d’An Giang, l’an passé, à la même époque, leurs rizières étaient déjà inondées. Or, cette année, l’eau n’est pas encore arrivée, ce qui pose des problèmes pour leurs activités quotidiennes et leur production. 

«Le niveau d’eau a chuté, les pêcheurs comme moi se retrouvent dans une situation de plus en plus difficile. Les poissons se font rares. Nous ne pouvons même pas en attraper assez pour nous nourrir. Mes enfants sont déjà partis chercher un emploi dans la province de Binh Duong», confie le pêcheur Lê Van Khang, âgé de 53 ans.

La situation a d’ores et déjà des répercussions économiques. Nguyên Van Thanh est riziculteur. Comme son champ n’est pas irrigué, la culture du riz est retardée. «La sècheresse persiste. Or, à la même époque les années précédentes, l’eau inondait déjà nos rizières. Je suis impatient maintenant. La nouvelle saison du riz n’a pas encore commencé».

Vers une exploitation et une utilisation plus rationnelle

Le Docteur Khem Sothea qui travaille pour le service de prévision des crues de la Commission du Mékong explique que le niveau anormalement bas de l’eau s’explique par les faibles précipitations, la surexploitation de l’eau dans les affluents et la multiplication de barrages hydroélectriques en amont du fleuve.

La chute du niveau de l’eau affecte lourdement la vie des millions de personnes vivant dans les pays en aval comme le Cambodge et le Vietnam. La pénurie d’eau représente une grande menace pour la production agricole et pour l’habitat des poissons, principale source alimentaire des habitants sans parler des perturbations dans le transport fluvial. Le delta du Mékong au Vietnam est aussi lourdement touché en raison de la salinisation qui contamine les sources potables et détruit les récoltes.

Face à cette situation, la Commission du Mékong a appelé à une exploitation et une utilisation rationnelle des eaux et à une coopération plus étroite entre les pays riverains afin d’empêcher les actions qui risquent d’affecter le fleuve et ses affluents. Un code de conduite juridiquement contraignant doit être mis en place pour assurer une exploitation durable du Mékong à l’avenir. – VOV/VNA

Voir plus

Le secrétaire général du Parti et président de la République, To Lam. Photo: VNA

Pour une civilisation écologique, un Vietnam vert et un océan pacifique et durable

À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement (5 juin) et de la Journée mondiale de l’océan (8 juin), nous sommes invités à réfléchir plus profondément à une question majeure de notre époque : la relation entre l’homme et la nature connaît de profondes mutations, qui exigent une nouvelle approche du développement, de la responsabilité et de l’action.

Trois dauphins ont été aperçus nageant dans les eaux de la commune insulaire de Cai Chien. Photo: VNA

Des dauphins aperçus au large de l’île de Cai Chien

Particulièrement sensibles à la pollution, les dauphins sont considérés comme un indicateur de la bonne santé des écosystèmes marins. Leur présence témoigne de la qualité des eaux, du rétablissement progressif des habitats marins et de l’abondance des ressources alimentaires naturelles.

Zones de cultures endommagées par les fortes pluies de la nuit du 18 mai et du petit matin du 19 mai. Photo : VNA

Le Premier ministre demande de renforcer la préparation aux catastrophes naturelles

Afin de protéger la population et de limiter les dégâts matériels, le Premier ministre demande aux ministres, aux dirigeants des organes concernés et aux autorités locales de diriger et mettre en œuvre de manière proactive, rapide et efficace les actions de prévention, de lutte et de réparation des conséquences des catastrophes naturelles.

Relâcher des poissons dans le lac Con Son, situé dans le site du patrimoine mondial de Con Son-Kiet Bac. Photo : VNA

Le Vietnam renforce ses engagements en faveur de la biodiversité et de la conservation durable

À l’occasion de la Journée internationale de la biodiversité 2026 organisée à Hai Phong, les autorités vietnamiennes et le Programme des Nations Unies pour le développement ont réaffirmé leur engagement en faveur de la protection de la biodiversité, du développement durable et de la transition verte, à travers le renforcement des actions locales, l’innovation technologique et la mobilisation des ressources pour la conservation de la nature.

La réserve écologique de Đồng Tháp Mười (Plaine des joncs) couvre plus de 106 hectares et sera prochainement étendue de 60 hectares supplémentaires. Photo : VNA.

Préserver la biodiversité : des actions locales pour un avenir durable

À l’occasion de la Journée internationale de la biodiversité 2026, placée sous le thème « L’action locale pour un impact mondial », le Vietnam réaffirme l’importance de la mobilisation des collectivités, des communautés et de l’ensemble de la société dans la préservation des écosystèmes et la protection de la nature, face aux défis croissants du changement climatique et de la dégradation environnementale.

Chaque individu a fait l’objet d’un examen sanitaire complet afin d’évaluer sa capacité d’adaptation. Photo : VNA

Quang Binh : treize animaux sauvages remis en liberté dans le parc de Phong Nha-Ke Bang

Sous la supervision rigoureuse des gardes forestiers de Phong Nha, les unités ont relâché deux civettes palmistes à masque, quatre macaques d'Assam et sept macaques rhésus. Ces espèces sont toutes répertoriées dans le groupe IIB, qui regroupe les animaux rares et menacés dont la gestion et la protection sont strictement encadrées par la réglementation nationale et par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES).