Le handisport pour des jours meilleurs

Une volonté farouche de s’affranchir du handicap. C’est sans doute ce qui décrit le mieux les athlètes handisport.

Hô Chi Minh-Ville (VNA) - Une volonté farouche de s’affranchir du handicap. C’est sans doute ce qui décrit le mieux les athlètes handisport. Pour les meilleurs, choisir cette voie permet des retombées extraordinaires, avec de la joie, de la gloire et suffisamment d’argent pour envisager l’après-carrière avec sérénité. Illustration au quotidien avec trois de nos plus brillants représentants.

Le handisport pour des jours meilleurs ảnh 1Vo Thanh Tùng dans sa résidence achetée grâce à ses médailles aux Paragames. Photo : TT/CVN

Victime de la poliomyélite à l’âge de 4 ans, le nageur Vo Thanh Tùng, médaille d’argent aux Jeux paralympiques de Rio 2016, tient aujourd’hui un café et une petite résidence à louer qui lui permettent de vivre confortablement. Né à An Giang, sa famille est rapidement partie chercher du travail à Cân Tho afin de pouvoir vivre.

Diplômé en télécommunications après un cursus en Institut universitaire de technologie, il est devenu réparateur de téléphones mobiles, lui permettant de gagner un salaire mensuel solide de sept à huit millions de dôngs. C’est à ce moment-là qu’il s’est pris de passion pour la natation. «Aucune entreprise n’a accepté mes absences pour un stage d’entraînement, qui pouvait se prolonger plus de trois mois, rappelle-t-il. Une médaille d’or ne me rapporte que 300.000 dôngs. Heureusement, mon palmarès aux ASEAN Paragames 2010 et 2014 m’a permis d’offrir une maison à mes parents», précise-t-il.

Le handisport pour des jours meilleurs ảnh 2Lê Van Công (gauche) restera comme le premier champion paralympique vietnamien (Rio 2016). Le voici chez lui avec son épouse. Photo : TN/CVN

Lê Văn Công, le détenteur de la première médaille d’or vietnamienne aux Jeux paralympiques et recordman du monde dans sa catégorie en force athlétique, voit enfin les fruits de ses efforts à l’entraînement.

Atteint de dystrophie musculaire dès sa naissance, il a suivi un parcours au Centre handisport de Hô Chi Minh-Ville. Bien lui en a pris, à en juger par son palmarès exceptionnel : multiple médaillé d’or aux ASEAN Paragames 2007 et 2015, médaille d’or aux Asian Paragames 2014, le tout couronné par son titre aux Jeux paralympiques de Rio 2016 accompagné d’une coquette prime. Détenteur des trois records du monde dans sa catégorie, Van Công vit aussi grâce à son métier extra sportif : vendeur d’équipements audio. «Le Têt 2017 a été la deuxième fois seulement où j’ai eu assez d’argent pour retourner dans ma ville natale. Mais cette fois, c’était en avion avec ma famille !», sourit-il.

Le handisport pour des jours meilleurs ảnh 3Nguyên Thành Trung prépare du matériel audio pour un concert à Cân Tho. Photo : TT/CVN

Le nageur handisport Nguyên Thành Trung poursuit un destin différent. Amateur de musique, il est devenu pêcheur et... danseur occasionnel de hip-hop. La danse était lucrative mais il n’a pu poursuivre son rêve. «Je n’avais pas assez d’argent pour acheter un système de haut-parleurs. Après mes deux médailles d’or aux Asian Paragames, j’ai enfin pu en acheter un», raconte-t-il. Un premier pas qui lui a permis ensuite d’ouvrir un magasin de musique, qui fournit du matériel de sonorisation pour maints événements à Cân Thơ et ses alentours. De quoi assurer une retraite sportive tranquille. -CVN/VNA
 

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