Le croquet, ce «golf populaire»

Au Vietnam, ce sport commence à prendre de l’ampleur. Le premier club de croquet de Hanoi a vu le jour en septembre 2009, il en existe désormais une dizaine.

Hanoi (VNA) - Techniquement, le croquet ressemble au golf. Mais il est beaucoup moins coûteux. Au Vietnam, ce sport commence à prendre de l’ampleur. Le premier club de croquet de Hanoi a vu le jour en septembre 2009, il en existe désormais une dizaine.

Le croquet, ce «golf populaire» ảnh 1Nguyên Huyên Trang est l’un des pionniers du croquet au Vietnam. Photo: VNP

Le croquet est un jeu d’extérieur pratiqué en principe sur gazon et occasionnellement sur terrain sableux. Le jeu est constitué de boules en bois poussées à l’aide de maillets à travers des arceaux. Le but est de faire passer les boules sous les arceaux et d’arriver au bout du parcours avant l’équipe adverse. Il existe de nombreuses variantes du jeu. Cependant, le terrain doit toujours comporter entre 6 et 9 arceaux. Une fois que les arceaux sont en place, la partie de croquet peut commencer. Elle peut durer de 30 minutes à plusieurs heures, au gré du temps que les joueurs consacrent au bavardage…

Un jeu qui n’est pas coûteux

Le matériel nécessaire pour pratiquer ce jeu n’est pas cher. Il faut compter environ deux millions de dôngs pour des accessoires que l’on peut utiliser au moins trois ans. Alors que pour le golf, s’équiper coûte au minimum 50 millions de dôngs. Rien d’étonnant que ce sport soit à la mode pour les citadines fortunées. Au contraire, le croquet a une connotation plus populaire, tout le monde peut le pratiquer.

Le croquet, ce «golf populaire» ảnh 2C’est Hà Kha Luân qui a introduit le croquet au Vietnam. Photo: VNP

«L’avantage de ce sport, c’est que sa technique demeure assez simple. De plus, les joueurs ne doivent pas faire preuve de beaucoup de force. Il leur suffit d’être concentrés et de s’entraîner assidûment. Ces raisons expliquent que ce sport compte de plus en plus de pratiquants», décrit Nguyên Huyên Trang, champion du monde de croquet 2012. Et d’ajouter : «Bien sûr, pour les sportifs de haut niveau, beaucoup d’autres éléments sont à prendre en compte».

Bien qu’il ne soit pratiqué au Vietnam que depuis 2009, le croquet a déjà une équipe vietnamienne qui brille lors des compétitions régionales et internationales. Ce sport commence d’ailleurs à s’étendre dans le pays.

Le premier club de croquet de Hanoi a vu le jour en septembre 2009. Désormais, la ville en compte une dizaine. Le croquet s’est développé dans nombre de provinces : Quang Ninh, Phu Tho (Nord), Gia Lai (Hauts plateaux du Centre), Vung Tàu (Sud), ainsi qu’à Hô Chi Minh-Ville.

Le croquet, ce «golf populaire» ảnh 3Le croquet est un sport populaire, que tout un chacun peut pratiquer. Photo: VNP

«Le croquet a des caractéristiques similaires à certains jeux folkloriques vietnamiens. N’importe qui peut jouer, quelle que soit sa taille ou son âge», souligne Hà Kha Luân, ancien directeur adjoint du Service de l’éducation physique et des sports (aujourd’hui Service de la culture, des sports et du tourisme). C’est lui qui a introduit ce sport au Vietnam.

Pour l’heure, le croquet est pratiqué dans une cinquantaine de pays et territoires. La Fédération mondiale de croquet a vu le jour il y a 25 ans.

Plusieurs médailles d’or à l’international

Bien que le Vietnam y ait adhéré il y a seulement quelques années, il a enregistré des résultats remarquables. En effet, lors des championnats du monde 2012, disputés en décembre en Égypte, le Vietnam a décroché une médaille d’or et neuf de bronze. Un an plus tard, le Vietnam a fait parler de lui en remportant trois médailles d’or lors de ces championnats. Les meilleurs étaient des membres du club de croquet de Hanoi.

Le pays a aussi remporté quatre médailles d’or, quatre d’argent et huit de bronze lors des championnats d’Asie de croquet.

Aux 4es Jeux de plage asiatiques 2014 (ASIAN Beach Games 4 - ABG) qui ont eu lieu du 14 au 23 novembre en Thaïlande, les joueurs de croquet vietnamiens ont décroché une médaille d’or et trois de bronze. L’année prochaine, le Vietnam sera le pays hôte de ces jeux. Les ABG auront lieu du 14 septembre au 3 octobre 2016 dans les villes de Dà Nang et Nha Trang (Centre), avec la participation d’environ 4.000 athlètes et membres de l’encadrement sportifs des 45 pays et territoires en Asie. L’équipe de croquet vietnamienne s’est fixée comme objectif de remporter au moins deux médailles d’or.

Un jeu très populaire dans le monde anglo-saxon

De par ses origines, le croquet s’est en grande partie développé dans le monde anglo-saxon. Les pays où ce sport a le plus de résonance sont d’ailleurs le Royaume-Uni, le Canada, l’Irlande et les États-Unis. Au sein de la Fédération mondiale de croquet (WCF), on compte 50 membres dont dix de plein droit : Australie, Canada, Égypte, Angleterre, Irlande, Nouvelle-Zélande, Écosse, Afrique du Sud, Espagne et États-Unis. La WCF reconnaît sur son site Internet neuf variantes du croquet, dont deux en particulier, pratiquées aux États-Unis depuis la fin des années 1970 : le six-wicket croquet et le nine-wicket croquet. Ce type de croquet devint très populaire dans les réunions de familles, les fêtes organisées en extérieures ou les manifestations publiques locales. – CVN/VNA

Voir plus

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO lors de la 19e session du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Photo diffusée par la VNA

Le Vietnam défend la mise en œuvre du traitement préférentiel pour les pays en développement

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO, a proposé de mettre l’accent sur le renforcement des capacités, le partage d’expériences, le renforcement de la coopération internationale et la mise en œuvre des recommandations adoptées en ce qui concerne l’article 16 de la Convention sur le «traitement préférentiel pour les pays en développement».

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Coutume ancienne apparue en Asie, les étrennes du Têt incarnent des vœux de paix, de chance et de prospérité pour la nouvelle année. Si les formes ont évolué avec le temps et le numérique, cette tradition demeure un symbole indissociable du Têt traditionnel vietnamien.

Des femmes khmères de la commune d’An Cư, province d’An Giang, s’emploient à préserver et à valoriser le métier traditionnel de tissage de brocart de leur communauté. Photo : VNA

An Giang : le brocart khmer, un patrimoine vivant au service du tourisme culturel

Au pied de la chaîne des Sept Monts, le village de tissage de brocart khmer de Van Giao, province d’An Giang, illustre une dynamique réussie de valorisation du patrimoine culturel associée au développement du tourisme communautaire, contribuant à créer des moyens de subsistance durables et à promouvoir l’identité culturelle des minorités ethniques du Vietnam.

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.