Le chè, un dessert vietnamien populaire

L’immense gamme de boissons sucrées sous forme de chè, sorte de compote plus ou moins épaisse, des trois régions du Vietnam participe à l’originalité de son trésor gastronomique.

Hanoi (VNA) - L’immense gamme de boissons sucrées sous forme de chè, sorte de compote plus ou moins épaisse, des trois régions du Vietnam participe à l’originalité de son trésor gastronomique.

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Le "chè" aux longaneset aux grainesde lotus,un desserttrès raffiné.

Le chè se mange à n’importe quelle saison. Présent du Nord au Sud, il peut se consommer froid ou chaud. Il s’agit d’une spécialité populaire, simple mais délicieuse et particulièrement bon marché qui fait le bonheur des petits comme des grands. Il vous suffit d’un ou deux billets de 10.000 dôngs pour déguster un bol bien rempli. Au Vietnam, le chè est servi partout, aussi bien dans des hôtels haut de gamme que sur le trottoir. La majorité des gens préfèrent le goûter dans la rue, assis sur de petits tabourets en plastique.

Une gamme variée d’ingrédients

Le chè est un dessert rafraîchissant. Pour nombre de Vietnamiens, ce mets a le goût de l’enfance. Ses ingrédients de base sont très variés : haricots noirs, haricots mungo, tapioca, maïs, noix de coco, lait de coco, gelée de plante, graines de lotus et fruits, pour ne citer qu’eux. De plus, les compositions confectionnées varient en fonction des régions. Il est aussi adaptable selon les saisons. Vous pouvez ainsi vous réchauffer avec un bol de chè chaud lors de la saison froide.

En été, lorsque la chaleur accablante devient insupportable, un bol multicolore glacé est le remède par excellence pour vous rafraîchir le corps et l’esprit. En effet, des glaçons ou de la glace pilée sont toujours servis en accompagnement afin de réduire la haute teneur en sucre, en plus de procurer une sensation de fraîcheur aux consommateurs.

Le chè proposé dans le Nord est simple et rapide à préparer, à l’image des chè ngô (maïs), chè khoai (taro), chè đâu xanh (haricot vert), chè đâu đo (haricot rouge) ou encore chè sen (graines de lotus).

Pour vous régaler, il vous suffit de faire cuire les ingrédients, d’y ajouter un peu de sucre et de tapioca. La spécialité par excellence de la capitale vietnamienne est le chè long nhan hat sen, c’est-à-dire le chè aux longanes et aux graines de lotus. C’est une version inventée par les Hanoïens dont la préparation minutieuse et sophistiquée a su devenir avec le temps une spécialité locale.

Le chè confectionné dans le Centre, notamment à Huê, est plus raffiné. Le plus original est sans doute le chè au rôti de porc farci… Il vous faudra séjourner presque une semaine pour découvrir l’immense variété de ce dessert de l’ancienne capitale royale.

Le chè du Sud, quant à lui, est très varié. Cette région offre en effet toutes les variations trouvables dans le pays.

Ces dernières années, le chè au durian a fait le buzz parmi les jeunes et contribue une fois encore à enrichir le menu de ce dessert incontournable. -CVN/VNA

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