Le chant des amateurs en quête d'un second souffle

Le "don ca tài tu" (chant des amateurs) sera le thème d'un colloque international qui se tiendra du 9 au 11 janvier à Hô Chi Minh-Ville.

Le "don ca tài tu" (chant desamateurs) sera le thème d'un colloque international qui se tiendra du 9au 11 janvier à Hô Chi Minh-Ville.

Cet évènement seraorganisé par le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme, avecla présence du professeur Trân Van Khê.

Selon le comitéd'organisation, plus de 120 gestionnaires et artistes venus de 21provinces et villes du pays, des chercheurs nationaux et étrangers(allemands, japonais, malaisiens, sud-coréens...) y participeront.

Notamment, ce colloque accueillera quatre représentants del'Association internationale de la musique traditionnelle, dont YamagutiOsamu, de l'Université d'Osaka, qui ont eu de grandes contributionsdans l'inscription du "nha nhac cung dinh Huê" (musique de la cour deHuê) dans la liste des patrimoines immatériels de l'humanité.

Trente-trois interventions, dont sept de conférenciers venus de France,d'Allemagne, du Japon, de Malaisie, de Singapour, de Corée du Sud, sontprogrammées.

D'après Lê Van Toàn, chef de l'Institut demusique, "cette activité entre dans le cadre de la rédaction du dossiernational sur le +don ca tài tu+ à soumettre à l'UNESCO afin de faireentrer cet art dans la liste des patrimoines immatériels de l'humanité".L'objectif de ce colloque est de sensibiliser la communauté nationaleet internationale à la conservation du chant des amateurs, de faireappel à la coopération étrangère dans la valorisation de ce patrimoineculturel.

Lors de ce colloque, on donnera de premièresstatistiques nationales sur la préservation du "don ca tài tu", menéesl'an dernier. "Le Vietnam recense plus de 2.000 clubs de +don ca tài tu+regroupant environ 22.643 membres (de 8 ans à plus de 90 ans), plus de7.900 engagements sur la préservation et le développement de cet art,2.850 instruments concernés, 120 publications de 14 provinces en lamatière. Ces statistiques continueront d'être complétées avant la remisedu dossier à l'UNESCO", fait savoir Lê Van Toàn.

Selonle professeur Trân Van Khê, le "don ca tài tu" tire son origine du "caHuê" (chant de Huê) et est né à la fin du 19e siècle. Actuellement, cetart est connu en dehors des frontières nationales et intéresse beaucoupde touristes et de chercheurs étrangers.

Le "don ca tàitu" est non seulement un loisir comme un autre mais encore un patrimoineculturel, remarque-t-il. Le "don ca tài tu" est un patrimoine culturelmusical des habitants des 21 provinces et villes du Nam Bô. C'est ce quia motivé le Vietnam à proposer que cet art entre dans la liste despatrimoines immatériels de l'humanité, affirme le professeur Trân VanKhê. Le dossier sera déposé à l'UNESCO avant le 31 mars 2011. -AVI

Voir plus

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO lors de la 19e session du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Photo diffusée par la VNA

Le Vietnam défend la mise en œuvre du traitement préférentiel pour les pays en développement

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO, a proposé de mettre l’accent sur le renforcement des capacités, le partage d’expériences, le renforcement de la coopération internationale et la mise en œuvre des recommandations adoptées en ce qui concerne l’article 16 de la Convention sur le «traitement préférentiel pour les pays en développement».

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Coutume ancienne apparue en Asie, les étrennes du Têt incarnent des vœux de paix, de chance et de prospérité pour la nouvelle année. Si les formes ont évolué avec le temps et le numérique, cette tradition demeure un symbole indissociable du Têt traditionnel vietnamien.

Des femmes khmères de la commune d’An Cư, province d’An Giang, s’emploient à préserver et à valoriser le métier traditionnel de tissage de brocart de leur communauté. Photo : VNA

An Giang : le brocart khmer, un patrimoine vivant au service du tourisme culturel

Au pied de la chaîne des Sept Monts, le village de tissage de brocart khmer de Van Giao, province d’An Giang, illustre une dynamique réussie de valorisation du patrimoine culturel associée au développement du tourisme communautaire, contribuant à créer des moyens de subsistance durables et à promouvoir l’identité culturelle des minorités ethniques du Vietnam.

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.

Parmi les nombreux symboles qui incarnent le Nouvel An lunaire au Vietnam, le "bánh chưng" – gâteau traditionnel de riz gluant du Têt – s’impose comme une empreinte mémorielle profondément ancrée dans la conscience collective. Photo : VNA

Le "bánh chưng" – L'âme intégrale du Têt vietnamien

Au cœur du panthéon symbolique du Têt, le banh chung transcende sa nature de mets traditionnel pour s’ériger en véritable socle de l'identité vietnamienne, une empreinte indélébile gravée dans la mémoire collective de tout un peuple.

À l'approche du Nouvel An lunaire, les vidéos expliquant comment préparer les festins traditionnels du Têt reçoivent de plus en plus de « j'aime » et de commentaires. Photo : tienphong.vn

Le Têt et la vague du « retour au village natal »

Des millions de vues pour les vidéos de confiseries traditionnelles, des dizaines de milliers de partages pour les vlogs sur le Têt au village : autant de contenus qui ont inspiré de nombreux jeunes à prolonger leur séjour à la maison, à apprendre à cuisiner les plats de leur grand-mère ou de leur mère, à consigner les souvenirs familiaux et à les partager en ligne. De là est née une vague discrète mais profonde : le phénomène du « retour au village natal ».