En dépit du thème largement exploité – la guerre révolutionnaire,– "Mùi co chay " a dépassé les autres 11 œuvres en lice dans une catégoriedominée cette année par les films psychologiques sociaux pour décrocherles "Oscars" vietnamiens remis le 17 mars à Hanoi.
Lefilm se basant sur des mémoires et journaux des anciens combattants,l’action suit près de la réalité. Quatre jeunes étudiants des lettres –Hoàng, Thành, Thăng, Long – ont abandonné les études pour s’engageravec leurs pairs dans l’armée et sont tombés au champ d’honneur.
"À vingt ans, nous sommes doux comme l’herbe/ Et violents commel’herbe/ Nous partirons sans regretter notre jeunesse…", s’inpirant desvers du poète Thanh Thao, cet œuvre rend hommage au courage inouï et àl’esprit de sacrifice de jeunes combattants, et à leur vaillancepatriotique.
" Il convient de dire que c’est un chantépique à l’été 1972 à l’ancienne citadelle de Quang Tri " , théâtred'une âpre bataille de 81 jours et nuits en 1972 entre les soldatsvietnamiens et l’armée américaine, a fait savoir le réalisateur NguyênHuu Muoi, ajoutant qu’il s’agissait d’un "honneur" de réaliser un filmsur les héros morts pour la Patrie.
En outre, " Mùi cochay " a obtenu d’autres récompenses comme Meilleur scénariste pour lepoète et scénariste Hoàng Nhuân Câm, Meilleure musique pour lecompositeur Dô Hông Quân, Meilleur cameraman pour Pham Thanh Hà.
Le Cerf-volant de bronze a été attribué à " Sài Gon Yo " de StephanGauger et à " Long Ruôi " de Charlie Nguyên. Les films primés doiventrépondre à quatre critères : créativité, caractères nationales, valeurhumaine et efficacité active sur la vie sociale, selon l’artiste duPeuple Bùi Dinh Hac, chef du jury.
Pour la fiction, letrophée de Meilleur réalisateur est revenu à Charlie Nguyên, ceux deMeilleur acteur à Thai Hoa et de Meilleure actrice à Quynh Hoa. HiêuHiên et Tina Tinh sont sacrés meilleurs seconds rôles masculin etféminin.
Cette année, le jury n’a pas décerné leCerf-volant d’or aux films télévisés (18 participants) et auxdocumentaires, en raison de leur qualité qui a baissé par rapport auxannées précédentes, selon le jury. – AVI
L’art du thé au lotus de Hué : quand la fleur sublime l’infusion
Pour confectionner le thé au lotus, l’artisan doit faire preuve d’une minutie extrême. Il se lève à l’aube afin de sélectionner des fleurs répondant à des critères particulièrement rigoureux, privilégiant celles qui n’ont pas encore pleinement éclos et dont la fraîcheur est irréprochable. Avec une infinie délicatesse, il insère ensuite le thé au cœur de lotus blancs anciens, véritable écrin naturel aux parfums subtils. Le thé y repose durant toute une journée, exposé aux éléments, absorbant patiemment l’essence florale et la fragrance délicate du lotus, jusqu’à atteindre une harmonie aromatique d’une grande finesse.