L’artbook, la tendance qui cartonne sur le marché du livre

Ces dernières années, l'artbook (ou livre d'images) a le vent en poupe auprès des lecteurs vietnamiens. Ce mélange d'images comiques, d'animation et artistiques connaît un beau succès sur le marché du livr

Hanoi (VNA) – Ces dernières années, l'artbook (ou livre d'images) a le vent en poupe auprès des lecteurs vietnamiens. Ce mélange d'images comiques, d'animation et artistiques connaît un beau succès sur le marché du livre.

L’artbook, la tendance qui cartonne sur le marché du livre ảnh 1Une page tirée de l’artbook Mysterious Princesses. Photo : TN/VN

Un artbook, composé de l'anglais art et book (livre), est un recueil d'images, de visuels, considérés comme plus ou moins artistiques. Il existe deux types de livres iconiques sur le marché. Le premier est nourri de nouveaux contenus et de personnages inédits créés par le peintre-auteur. Le second est pour sa part basé sur un film ou une animation déjà bien connue.

Au Vietnam, ces deux types de livres d'images, désormais présents sur les étagères des librairies, attirent  l'attention des lecteurs curieux et désireux de découvrir un genre nouveau.

Des premiers résultatsencourageants

"Nhung dôi mat lanh" (Yeux froids ou Cold Eyes), publié en 2012, a été écrit par Phan Hôn Nhiên et illustré par le peintre Phan Vu Linh. Avec un style artistique exquis et atypique, il a connu un succès immédiat. "J'ai reçu plusieurs demandes de coopération de jeunes écrivains pour créer des œuvres similaires. Cependant, jusqu'à présent, je n'ai accepté aucune offre, car, dans mon travail, l'inspiration vient en premier et l'argent vient toujours en second. Et jusqu’à maintenant, personne ne m'a jamais inspiré comme Phan Hôn Nhiên", a partagé le peintre Phan Vu Linh.

Pour rattraper leur retard sur cette tendance artistique mondiale et pour répondre à la demande des lecteurs, certaines maisons d’édition ont commencé à acheter et à importer des livres d'art. Certains ont été publiés au Vietnam. C’est le cas de "One Piece", "Dragon Ball", "Clamp et Mysterious Princesses" (Nhung nàng công chua bi ân).

"Mysterious Princesses", illustré par la peintre Khoa Lê de la Maison d’édition Kim Dông, a déjà été publié en France et en Italie,  avant de faire récemment son entrée au Vietnam. Ce conte de fée raconte l’histoire de six princesses mystérieuses, ayant chacune des pouvoirs magiques. Créatif, poétique et coloré, le livre est une synthèse entre la créativité occidentale et le mystère oriental.

D'autres œuvres telles que "Nhung ke mông mo" (Day Dreamers), de l’auteur vietnamien Dzung Yoko, contiennent des illustrations impressionnantes. Autre exemple avec "Gà trông nuôi con" (Papa célibataire), du photographe Tâm Bùi, dont les caractéristiques artistiques ont été largement commentées sur les réseaux sociaux.

Par ailleurs, l’artbook "Hành trình đâu tiên" (Le premier voyage ou "The First Journey" en anglais) des jeunes peintres Phùng Nguyên Quang et Huynh Kim Liên, primé lors du concours Scholastic Picture Book Award à Singapour en 2015, vient d’être publié officiellement au Vietnam. "The First Journey" est devenu un cadeau de choix pour les enfants. 

En mai dernier, "The First Journey" a intégré la Bibliothèque nationale de Singapour. Cet artbook raconte l’itinéraire scolaire d’An en images, ses aventures à bord du canot de trois feuilles pour aller à l'école, en traversant des champs inondés au milieu des dangers qui le guettent.
L’artbook, la tendance qui cartonne sur le marché du livre ảnh 2L’artbook est devenu un best-seller avec de nombreuses réimpressions. Photo : K14/CVN

Les lecteurs vietnamiens peuvent apprécier ce type de livre d'art complexe et magnifique. "Je sais que l’artbook est déjà populaire à l'étranger, mais au Vietnam, il débarque tout juste", confie Nguyên Hoàng Linh, un jeune lecteur.

Des obstacles à surmonter

Cependant, les livres d’images au Vietnam sont toujours confrontés à plusieurs obstacles. En dépit du nombre limité de mots par rapport à d’autres livres, leurs prix sont plus élevés en raison des techniques d'impression avancées.

Trân Thu Ngoc, une lectrice, explique que "le prix de vente pourrait décourager les gens à acheter. À titre d’exemple, celui des Princesses mystérieuses est de 199.000 dôngs, Day Dreamers est à 200.000 dôngs et Amazing Creatures coûte 180.000 dôngs. Par conséquent, assez peu de parents peuvent les acheter pour leurs enfants".

Nguyên Cao Cuong, représentant de la Maison d'édition Kim Dông, affirme qu'il s'efforce de faire en sorte que les iconiques artistiques  deviennent moins chers au Vietnam. "Ce style de livre est devenu tendance au Vietnam seulement depuis quatre ou cinq ans, au moment où de jeunes lecteurs ont commandé les mangas les plus vendus comme One Piece , Dragon Ball ou Clamp . Nous continuerons d'acheter des droits d'auteur des livres étrangers mais nous voulons aussi promouvoir le développement des livres des auteurs du pays", indique-t-il. 

Il existe donc encore des difficultés et beaucoup de jeunes lecteurs vietnamiens pourraient voir leurs espoirs de lire davantage d’artbook déçus. Cependant, ils espèrent que ce marché se développera et relèvera les défis auxquels il est confronté. 

"Les livres d’images trouveront leur voie dans notre pays mais les jeunes auteurs doivent savoir qu’il ne suffit pas de peindre de belles choses dans leur coin, car personne ne viendra les aider à publier ou acheter leurs œuvres. C’est pourquoi nous nous devons de les aider à promouvoir leur travail afin d'attirer un grand nombre de fans", explique Dzung Yoko, auteur de "Nhung ke mông mo". - CVN/VNA                      

Voir plus

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO lors de la 19e session du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Photo diffusée par la VNA

Le Vietnam défend la mise en œuvre du traitement préférentiel pour les pays en développement

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO, a proposé de mettre l’accent sur le renforcement des capacités, le partage d’expériences, le renforcement de la coopération internationale et la mise en œuvre des recommandations adoptées en ce qui concerne l’article 16 de la Convention sur le «traitement préférentiel pour les pays en développement».

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Coutume ancienne apparue en Asie, les étrennes du Têt incarnent des vœux de paix, de chance et de prospérité pour la nouvelle année. Si les formes ont évolué avec le temps et le numérique, cette tradition demeure un symbole indissociable du Têt traditionnel vietnamien.

Des femmes khmères de la commune d’An Cư, province d’An Giang, s’emploient à préserver et à valoriser le métier traditionnel de tissage de brocart de leur communauté. Photo : VNA

An Giang : le brocart khmer, un patrimoine vivant au service du tourisme culturel

Au pied de la chaîne des Sept Monts, le village de tissage de brocart khmer de Van Giao, province d’An Giang, illustre une dynamique réussie de valorisation du patrimoine culturel associée au développement du tourisme communautaire, contribuant à créer des moyens de subsistance durables et à promouvoir l’identité culturelle des minorités ethniques du Vietnam.

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.

Parmi les nombreux symboles qui incarnent le Nouvel An lunaire au Vietnam, le "bánh chưng" – gâteau traditionnel de riz gluant du Têt – s’impose comme une empreinte mémorielle profondément ancrée dans la conscience collective. Photo : VNA

Le "bánh chưng" – L'âme intégrale du Têt vietnamien

Au cœur du panthéon symbolique du Têt, le banh chung transcende sa nature de mets traditionnel pour s’ériger en véritable socle de l'identité vietnamienne, une empreinte indélébile gravée dans la mémoire collective de tout un peuple.

À l'approche du Nouvel An lunaire, les vidéos expliquant comment préparer les festins traditionnels du Têt reçoivent de plus en plus de « j'aime » et de commentaires. Photo : tienphong.vn

Le Têt et la vague du « retour au village natal »

Des millions de vues pour les vidéos de confiseries traditionnelles, des dizaines de milliers de partages pour les vlogs sur le Têt au village : autant de contenus qui ont inspiré de nombreux jeunes à prolonger leur séjour à la maison, à apprendre à cuisiner les plats de leur grand-mère ou de leur mère, à consigner les souvenirs familiaux et à les partager en ligne. De là est née une vague discrète mais profonde : le phénomène du « retour au village natal ».