L'ambassadeur de Palestine au Vietnam : "En moi, vit l'âme du Vietnam"

Ambassadeur de Palestine au Vietnam depuis 11 ans Saadi Salama ressent toujours un amour ardent pour son pays d'accueil. Le diplomate est même une véritable encyclopédie vivante de la culture vietnamienne.

Hanoï (VNA) - Ambassadeur de Palestine au Vietnam depuis 11 ans, Saadi Salama ressent toujours un amour ardent pour son pays d'accueil. Le diplomate est même une véritable encyclopédie vivante de la culture vietnamienne.

L'ambassadeur de Palestine au Vietnam : "En moi, vit l'âme du Vietnam" ảnh 1L'ambassadeur de Palestine au Vietnam, Saadi Salama, au bord du lac Hoàn Kiêm (lac de l'Épée restituée), au cœur de Hanoï.

L’ambassadeur Saadi Salama peut surprendre n’importe Vietnamien qui entre en contact avec lui. La raison ? Il comprend profondément l’histoire, la culture, les us et coutumes du Vietnam. Il sait distinguer les différentes régions culturelles tout au long du pays de forme S. D’autre part, il parle un vietnamien courant et clair, en utilisant des formes grammaticales très recherchées.

L’histoire d’amour entre Saadi Salama et le Vietnam a pris ses racines voilà déjà longtemps. Après avoir terminé ses études au lycée, il a reçu une bourse d’études de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Au lieu de choisir l’Italie ou la Roumanie, le jeune homme de 18 ans a décidé de venir au Vietnam, un pays auréolé de ses victoires contre l’invasion par des puissances étrangères. Il est devenu ensuite étudiant de l’Université générale de Hanoï (Université nationale de Hanoï d’aujourd’hui).

"Même avant de venir au Vietnam, je ressentais pour ce pays un amour profond. C’est un peuple qui lutte toujours pour ses droits, comme la Palestine, et qui a posé de grands jalons pour l’émancipation de beaucoup de pays", souligne l’ambassadeur. "Le peuple, la culture et l’Homme du Vietnam nous donnent une forte motivation, une grande aspiration pour que nous regardions vers l’avenir avec des yeux optimistes", poursuit-il.

L'ambassadeur de Palestine au Vietnam : "En moi, vit l'âme du Vietnam" ảnh 2L’ambassadeur de Palestine au Vietnam, Saadi Salama, a l’ambition d’écrire un petit livre sur les similitudes entre les deux cultures.

L’ambassadeur palestinien dit qu’en lui "vit l’âme du Vietnam". Cette âme, il l’a côtoyée assez jeune : "À partir de 18 ans, il y a beaucoup de choses qui affectent notre pensée et notre personnalité et à cette époque, ma vie était liée au le Vietnam. Autrement dit, j’ai acquis la plupart de mes connaissances lorsque j’étais au Vietnam", explique-t-il.

L’ambassadeur trouve de nombreuses similitudes entre les cultures des deux pays. Il cite, pour le mariage, des démarches au Vietnam que l’on peut retrouver en Palestine : le dam ngo (présentation officielle des deux futurs époux aux familles), le an hoi (cérémonie de fiançailles) et ruoc dâu (cérémonie d’accueil de la mariée). "Dans l’avenir, si le temps me le permet, j’écrirai un petit livre sur les similitudes entre les deux cultures", envisage-t-il.

Enfin, l’ambassadeur est bien entendu un grand amoureux de la gastronomie vietnamienne. Ses goûts dans ce domaine restent classiques et populaires : "Je préfère le +pho+. Je mange au moins un +pho+ au bœuf ou un +pho+ au poulet chaque semaine", partage M. Salama.

En dépit de son statut d’ambassadeur, qui pourrait le couper de la vie locale et populaire, M. Salama se fait un point d’honneur à garder une vie simple. Il va par exemple souvent au marché lui-même, pour acheter des marchandises et bavarder avec les vendeuses, "notamment une, qui me vend toujours des produits de bonne qualité !".

Aider le Vietnam à relever les nouveaux défis

Vivant au Vietnam depuis longtemps, Saadi Salama a été témoin des grands changements du pays : "En 1980, la capitale comptait environ 1,2 millions d’habitants, elle en compte plus de 8 millions aujourd’hui ! Face à cette croissance démographique et urbaine, le pays doit faire face à de nouveaux défis comme le développement des transports en commun, la protection de l’environnement et la planification urbaine".

L’ambassadeur est certain que le Vietnam réussira dans l’avenir, comme il a réussi à lutter pour son indépendance et à construire une nation unie et forte : "Je souhaite que les Vietnamiens vivent dans une économie prospère et que le Vietnam contribue de plus en plus au développement de la paix dans le monde", conclut-il.

Marié à une femme vietnamienne, le couple a quatre enfants. À la question de savoir leur origine, ses enfants répondent : "Nous sommes à moitié vietnamien, et à moitié palestinien", plus que fiers de représenter deux pays aux destins héroïques. 

L’amour que porte l’ambassadeur pour le Vietnam fait de lui un grand spécialiste de la culture et de l’histoire du pays.

L’Histoire de Kiêu et la musique de Trinh

Homme de goût, Saadi Salama prend plaisir à écouter les mélodies du célèbre composteur Trinh Công Son : "Ses chansons sont vibrantes, elles parlent de l’amour, de la romance, de la douleur ou des événements tragiques que l’artiste a traversé dans sa vie", partage-t-il.

"Quand je suis arrivé au Vietnam pour la première fois dans les années 1980, les chansons de Trinh Công Son étaient écoutées dans tous les cafés. Et bien sûr, la chanteuse était Khanh Ly", se souvient-il. M. Salama eut l’occasion de rencontrer cette fameuse chanteuse lors d’un spectacle il y a cinq ans et put lui offrir un foulard à cette occasion.

Dans le domaine de la littérature, le choix de l’ambassadeur se porte sur la fameuse Histoire de Kiêu. "N’importe qui veut comprendre le Vietnam doit lire L’histoire de Kiêu. J’ai lu ce livre pour la première fois quand j’avais 21 ans. À ce moment-là, mon vietnamien était encore limité, et je n’ai pas pu comprendre tout son contenu", raconte le diplomate. À son retour au Vietnam en 1989, et alors que son vietnamien s’était largement amélioré, il relu le livre plusieurs fois pour comprendre dans le détail les légendes contenues dans le récit. Il conseille en effet, pour lire ce livre, "de faire des recherches en parallèle et d’être patient". C’est à ce prix que la richesse culturelle du Vietnam s’expose au lecteur !

Au-delà des légendes, Saadi Salama aime aussi la transmission des valeurs morales que contient le livre, notamment le respect aux personnes âgées et le soin que l’on doit apporter aux plus petits. "C’est grâce à ces règles, dit-il, que l’on peut faire société. J’applaudis toujours les valeurs familiales traditionnelles des Vietnamiens !".

L'ambassadeur de Palestine au Vietnam : "En moi, vit l'âme du Vietnam" ảnh 3Le "pho" (soupe de nouilles de riz au bœuf ou au poulet), un plat préféré de l'ambassadeur de Palestine au Vietnam, Saadi Salama.

Enfin, l’ambassadeur est bien entendu un grand amoureux de la gastronomie vietnamienne. Ses goûts dans ce domaine restent classiques et populaires : "Je préfère le +pho+. Je mange au moins un +pho+ au bœuf ou un +pho+ au poulet chaque semaine", partage M. Salama.

En dépit de son statut d’ambassadeur, qui pourrait le couper de la vie locale et populaire, M. Salama se fait un point d’honneur à garder une vie simple. Il va par exemple souvent au marché lui-même, pour acheter des marchandises et bavarder avec les vendeuses, "notamment une, qui me vend toujours des produits de bonne qualité !".

Aider le Vietnam à relever les nouveaux défis

Vivant au Vietnam depuis longtemps, Saadi Salama a été témoin des grands changements du pays : "En 1980, la capitale comptait environ 1,2 millions d’habitants, elle en compte plus de 8 millions aujourd’hui ! Face à cette croissance démographique et urbaine, le pays doit faire face à de nouveaux défis comme le développement des transports en commun, la protection de l’environnement et la planification urbaine".

L’ambassadeur est certain que le Vietnam réussira dans l’avenir, comme il a réussi à lutter pour son indépendance et à construire une nation unie et forte : "Je souhaite que les Vietnamiens vivent dans une économie prospère et que le Vietnam contribue de plus en plus au développement de la paix dans le monde", conclut-il.

Marié à une femme vietnamienne, le couple a quatre enfants. À la question de savoir leur origine, ses enfants répondent : "Nous sommes à moitié vietnamien, et à moitié palestinien", plus que fiers de représenter deux pays aux destins héroïques. -CVN/VNA

Voir plus

En mai 1964, le mouvement « Trois dispositions » est lancé parmi la jeunesse de la capitale avant de s'étendre à tout le Nord, contribuant de manière décisive à la victoire de la résistance anti-américaine pour le salut national. Photo : VNA

La jeunesse vietnamienne avance résolument sous le drapeau du Parti

Le 95e anniversaire de la fondation de l'Union de la Jeunesse communiste Ho Chi Minh (26 mars 1931 - 26 mars 2026) constitue un fier jalon historique et l'occasion de retracer le parcours d'engagement, de dévouement et de maturité de la jeunesse vietnamienne. Sous la direction du Parti, l'organisation n'a cessé de s'affirmer comme la force d'avant-garde sur tous les fronts : travail, études, innovation et défense de la Patrie.

Ngô Minh Hai, secrétaire de l'Union de la jeunesse communiste Hô Chi Minh de la ville, président de l'Union de la jeunesse vietnamienne de Hô Chi Minh-Ville, remet des portraits aux familles des soldats tombés au combat. Photo : muctim.tuoitre.vn

Mois de la jeunesse : Restauration de portraits en hommage aux héros de guerre

L’initiative de restauration et de numérisation des portraits des mères héroïnes et des martyrs à travers Hô Chi Minh-Ville contribue non seulement à la sauvegarde de précieux documents historiques, mais met également en lumière la créativité et l’esprit de bénévolat des jeunes qui mettent la technologie au service de projets communautaires significatifs.

Le procès fictif permet d'informer 200 pêcheurs locaux sur les enjeux de la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). Photo: VNA

Un procès fictif pour sensibiliser les pêcheurs à la lutte contre la pêche INN

Un procès fictif organisé le 24 mars dans le quartier de Phan Thiet visait à diffuser les dispositions légales et à encourager les pêcheurs à lutter contre la pêche INN, contribuant ainsi au développement durable du secteur halieutique et aux efforts visant à faire lever le « carton jaune » imposé par la Commission européenne aux produits de la mer vietnamiens.

L'équipe K91 du Commandement militaire de la province de Dong Thap recherche les restes de soldats tombés au Cambodge. Photo: VNA

Lancement d'une vaste campagne en hommage aux morts pour la Patrie

Selon un plan récemment promulgué par décision de la vice-Première ministre Pham Thi Thanh Tra, présidente du Comité national de pilotage pour la recherche, la collecte et l’identification des restes de martyrs, la « campagne des 500 jours et nuits » vise à mobiliser l’ensemble du Parti, du système politique, des forces armées et du peuple afin de créer des avancées positives et efficaces dans l’exécution de cette tâche politique particulièrement sacrée.

Environ 85 % des passagers privilégient désormais l’identification électronique et la biométrie. Photo: VNA

Le métro de Hanoï passe à l’ère numérique

Selon Hanoï Metro, environ 85 % des passagers privilégient désormais l’identification électronique et la biométrie. Cette évolution s’accompagne d’une hausse de 48 % des recettes et d’une augmentation de 15 % de la fréquentation par rapport à la même période de l’année dernière.

Le système de billetterie et de contrôle automatique a été entièrement modernisé, avec plus de 5,7 millions de trajets effectués via ce dispositif. Photo: VNA

Le métro de Hanoï passe à l’ère numérique

Selon Hanoï Metro, environ 85 % des passagers privilégient désormais l’identification électronique et la biométrie. Cette évolution s’accompagne d’une hausse de 48 % des recettes et d’une augmentation de 15 % de la fréquentation par rapport à la même période de l’année dernière, témoignant d’une adoption croissante des technologies numériques par les usagers urbains.

Depuis sa création il y a 21 ans, ce prix a récompensé plus de 2.000 cadres des unions de la jeunesse de tous les échelons. Photo: VNA

Le Prix Ly Tu Trong 2026 honore 100 cadres de l’Union de la jeunesse

Le Prix Ly Tu Trong est une distinction prestigieuse décernée chaque année par la HCYU afin de récompenser les cadres des unions de la jeunesse qui se sont distingués par leurs excellents résultats scolaires, professionnels et leur engagement auprès des jeunes. Nommé en hommage à Ly Tu Trong, jeune révolutionnaire symbole de patriotisme et de courage, ce prix est devenu une source d’inspiration pour les jeunes leaders à travers le pays.

Yasushi Ogura lors du 10e anniversaire du café Cực Bắc, en août 2025. Photo : Zingnews

Yasushi Ogura, un Japonais bien tranquille au village de Lô Lô Chai

Depuis près de trois décennies,Yasushi Ogura s’est rendu plus de cent fois à Hà Giang (aujourd’hui province de Tuyên Quang). Plutôt que de lancer des circuits ou de construire des complexes hôteliers, il a choisi un chemin plus modeste : rénover une maison, ouvrir un café et convaincre les habitants de développer le tourisme selon leurs propres traditions.

Des jeunes participent à une performance collective lors du Festival de la jeunesse de Ho Chi Minh-Ville 2026. Photo : VNA

Résolution 80 : construire une jeunesse vietnamienne pleinement développée

La Résolution 80-NQ/TW met particulièrement l’accent sur la jeunesse, en plaçant la formation de la personnalité au cœur des orientations en matière de culture, d’éducation et de science, en vue de développer l’individu de manière globale sur les plans moral, intellectuel, physique et esthétique.