L'Afrique, premier débouché pour le riz vietnamien

Ces dernières années, l’Afrique était demeurée le plus grand importateur de riz vietnamien. Cependant, l’exportation nationale de ce produit doit se heurter à plusieurs défis.
Ces dernières années,l’Afrique était demeurée le plus grand importateur de riz vietnamien.Cependant, l’exportation nationale de ce produit doit se heurter àplusieurs défis.

En Afrique, les rizières ne représententque 10% des surfaces de céréales. La production de riz contribue à 15% àla production totale de vivres de ce continent. Pendant la période 2011– 2013, ce continent a eu besoin d'environ 24 millions de tonnes de rizpar an. Ses habitants ont tendance actuellement à préférer le riz dansleurs repas au lieu des céréales comme auparavant.

C’estpourquoi, annuellement, l’Afrique doit importer de 8 à 10 millions detonnes de riz, notamment du riz à 25% de brisures. Ses grandsfournisseurs sont la Thaïlande, l’Inde, le Pakistan, le Vietnam et lesEtats – Unis. La Thaïlande est en tête en termes de volume et decatégories de riz. Le Sénégal, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Ghana,l’Algérie et le Cameroun sont les plus grands demandeurs.

Selon le ministère de l’Industrie et du Commerce du Vietnam, en 2013,l’exportation vietnamienne de riz vers les 35 pays africains areprésenté 27% de la valeur totale des exportations nationales vers cecontinent, et représenté 26% du total des exportations nationales deriz. Les grands débouchés du riz vietnamien sur le continent noir sontla Côte d’Ivoire, le Ghana, le Cameroun, l’Algérie, l’Angola, leMozambique, l’Afrique du Sud, le Sénégal et la Tanzanie.

Néanmoins, le défi majeur pour l’exportation nationale de riz enAfrique est le paiement. En raison de leur faible capacité financière,les importateurs africains achètent le riz sous forme différée,c'est-à-dire après que les entreprises vietnamiennes ont livré le riz,les clients africains paient une partie de la valeur totale descommandes, et le reste après 30 voire 90 jours. De plus, les entreprisesvietnamiennes et africaines manquent toujours d'informationsréciproques.

C’est pourquoi, pour minimiser les risques,les entreprises vietnamiennes doivent exporter via des intermédiaires,d'où des surcoûts. Cela baisse la compétitivité du riz vietnamien face àses concurrents.

Ce premier trimestre, en Afrique, leprix du riz thaïlandais a été plus bas que celui du Vietnam, de 5 à 10dollars la tonne. Celui de l’Inde et du Pakistan, de 30 dollars latonne.

A noter que le Vietnam y exporte pour l’essentieldu riz de qualité moyenne et faible, d'où une valeur à l’exportationpeu élevée. -VNA/CPV

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