Ho Chi Minh-Ville (VNA) – Actuellement, la filière vietnamienne de la pêche s’efforce de déployer de nombreuses mesures afin de faire lever le "carton jaune" imposé par la Commission européenne concernant la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).
Après que la Commission européenne a appliqué le "carton jaune", toute la flotte de navires de pêche hauturière d’une longueur de 15 mètres ou plus a été équipée de dispositifs de surveillance de croisière. De nombreux navires de pêche en infraction ont été sévèrement sanctionnés sous la forme de révocation des licences de pêche à durée déterminée ou permanente.
L’Association des producteurs et exportateurs de produits aquatiques du Vietnam (VASEP) a proposé au ministère de l’Agriculture et du Développement rural d’investir davantage dans les infrastructures des ports de pêche et d’appliquer la numérisation des données afin de gérer efficacement la pêche.
La numérisation ne se fait pas en peu de temps. Les efforts pour faire retirer le "carton jaune" doivent aussi provenir d’un changement profond des mentalités des professionnels du secteur. C’est ainsi que la pêche nationale pourra espérer ne pas recevoir un "carton rouge" qui l’obligerait à se limiter au seul marché vietnamien.
Si le "carton rouge" est appliqué, l’interdiction de commerce s’appliquera à l’ensemble des produits halieutiques. En 2022, les exportations vietnamiennes de produits halieutiques vers l’Europe sont estimées à plus de 1,4 milliard de dollars. Si le "carton rouge" intervient, en 2023, le Vietnam connaîtra une chute colossale de ses exportations vers l’Europe. -VNA
Lâm Dông muscle la lutte contre la pêche INN suivant les recommandations de la CE
D’après les rapports du Comité de pilotage provincial de la lutte contre la pêche INN, environ 90% des bateaux locaux sont actuellement munis d’un permis de pêche valide. Les bateaux ne disposant pas des documents requis font l’objet d’une surveillance stricte, sont interdits de sortie des ports et leur navigation est suivie chaque semaine grâce aux systèmes de surveillance des navires (VMS).
