La médecine traditionnelle à l’honneur dans un musée à Hôi An

Des outils et documents liés à la médecine traditionnelle, conservés depuis des siècles à Hôi An, sont exposés dans un musée qui s’est récemment ouvert dans cette ville patrimoniale de la province centrale
La médecine traditionnelle à l’honneur dans un musée à Hôi An ảnh 1Séchage des herbes médicinales. Photo: VH

Quang Nam (VNA) - Des outils et documents liés à la médecine traditionnelle, conservés depuis des siècles à Hôi An, sont exposés dans un musée qui s’est récemment ouvert dans cette ville patrimoniale de la province centrale de Quang Nam.

Situé dans une maison ancienne à l’architecture typique de la vieille ville, le Musée de la médecine traditionnelle de Hôi An présente 200 objets originaux et certains reconstitués, ainsi que des documents relatifs à cette profession en général, dans le contexte de Hôi An en particulier.

En six espaces d’exposition, le musée recrée une pharmacie traditionnelle avec des armoires, des lieux pour tâter le pouls, diagnostiquer et traiter, la salle d’attente, la composition d’un remède, le séchage et la conservation des herbes médicinales, la préparation des produits thérapeutiques et les outils nécessaires. L’établissement dispose également d’une salle d’informations comprenant de précieux livres sur la médecine orientale.

Une nouvelle adresse touristique

L’ancienne cité de Hôi An est célèbre pour son patrimoine bâti précieusement préservé, ses produits traditionnels mais surtout ses magnifiques sites touristiques. La création de ce musée contribuera à populariser non seulement l’un de ses métiers traditionnels, mais également l’image de la vieille ville auprès des amis nationaux et internationaux. "L’établissement du musée vise à conserver la médecine traditionnelle qui était autrefois très pratiquée à Hôi An", explique Nguyên Chi Trung, directeur du Centre de gestion et de préservation du patrimoine culturel de Hôi An.

Dans le Vieux quartier de Hôi An, trois musées attirent chaque jour des milliers de visiteurs nationaux et étrangers: Musée de la culture de Sa Huynh, Musée de la culture populaire et Musée de la céramique Mâu dich. Ainsi, le Musée de la médecine traditionnelle devrait devenir une nouvelle destination dans la continuité du système de musées thématiques au cœur de ce quartier.

La vieille ville de Hôi An a été inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO le 4 décembre 1999, grâce à son architecture exceptionnellement préservée, son vieux quartier et son port de commerce médiéval (XV-XIXe siècles).

Selon les annales historiques, entre les XVIe et XVIIe siècles, elle était déjà très célèbre pour sa médecine traditionnelle avec de nombreuses rues comportant pharmacies et autres boutiques d’apothicaires de médecine orientale, telles que Triêu Phát, Xuân Sanh, Hoà Xuân, Duy Ich et Minh Duc. La diversité de leurs médicaments ainsi que leurs expériences de traitement ont contribué au développement de la médecine traditionnelle à Hôi An et à Quang Nam en général. Il y en a deux sortes: thuôc Nam (herbes médicinales vietnamiennes) et thuôc Bac (herbes médicinales chinoises).

Un haut lieu de la médecine traditionnelle

De nombreux documents ont montré que jusqu’au début du XXe siècle, lorsque la médecine occidentale n’était pas encore populaire, les patients venaient de tous les environs de Hôi An pour se faire soigner. Malgré le temps et la modernisation, la médecine traditionnelle à Hôi An a su se maintenir et se développer. La cité jouit toujours d’un grand prestige non seulement auprès des habitants locaux, mais aussi des visiteurs du monde entier qui s’y rendent, soit par curiosité, soit pour s’y faire soigner.

Pham Phú Ngoc, directeur adjoint du Centre de gestion et de préservation du patrimoine culturel de Hôi An, partage qu’il existe cependant de moins en moins d’échoppes de médecine traditionnelle dans l’ancienne cité à cause notamment du développement du tourisme et des commerces en tous genres. Conscient de ce fait, le Centre a proposé au Comité populaire de la ville de créer un musée pour préserver cette profession.

"Nous voulons conserver même les objets les plus petits dont les outils aidant à la préparation des médicaments utilisés autrefois par les pharmacies traditionnelles à Hôi An. Nous montrons comment faire sécher les herbes médicinales de façon artisanale, retraçons les étapes de production des médicaments, de notation des noms des recettes médicinales connues… Le tout vise à faire du musée une destination non seulement pour les touristes bien sûr, mais aussi pour les chercheurs en médecine traditionnelle et les personnes qui désirent en savoir plus sur l’histoire de l’ancienne cité", souligne-t-il.

Huynh Dong, professeur à l’Université de Quang Nam, partage le même souhait de préserver les valeurs culturelles, dont la médecine traditionnelle, de Hôi An - centre de transmission de matières et savoirs médicaux qui a vu au fil des siècles des habitants originaires de Chine, du Japon et d’Inde y vivre et y développer ce métier ancestral.

"La médecine orientale est ici une parfaite combinaison de celle de différentes nations. Elle existe depuis des milliers d’années et se base sur les riches expériences des apothicaires. Nous devons donc préserver ces précieuses recettes médicinales. Ainsi, l’ouverture de ce musée contribuera à maintenir et valoriser ces traits culturels uniques de nos ancêtres pour les transmettre aux générations futures", indique-t-il. -CVN/VNA

Voir plus

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.

Parmi les nombreux symboles qui incarnent le Nouvel An lunaire au Vietnam, le "bánh chưng" – gâteau traditionnel de riz gluant du Têt – s’impose comme une empreinte mémorielle profondément ancrée dans la conscience collective. Photo : VNA

Le "bánh chưng" – L'âme intégrale du Têt vietnamien

Au cœur du panthéon symbolique du Têt, le banh chung transcende sa nature de mets traditionnel pour s’ériger en véritable socle de l'identité vietnamienne, une empreinte indélébile gravée dans la mémoire collective de tout un peuple.

À l'approche du Nouvel An lunaire, les vidéos expliquant comment préparer les festins traditionnels du Têt reçoivent de plus en plus de « j'aime » et de commentaires. Photo : tienphong.vn

Le Têt et la vague du « retour au village natal »

Des millions de vues pour les vidéos de confiseries traditionnelles, des dizaines de milliers de partages pour les vlogs sur le Têt au village : autant de contenus qui ont inspiré de nombreux jeunes à prolonger leur séjour à la maison, à apprendre à cuisiner les plats de leur grand-mère ou de leur mère, à consigner les souvenirs familiaux et à les partager en ligne. De là est née une vague discrète mais profonde : le phénomène du « retour au village natal ».

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

Avec l'évolution de la société, de nombreuses coutumes liées au Têt se sont peu à peu estompées. Cependant, la préparation du "bánh chưng" (gâteau de riz gluant) demeure une tradition culturelle emblématique du peuple vietnamien, perpétuée chaque année par de nombreuses familles. À l’approche du Têt, les générations de descendants se rassemblent pour préparer le "bánh chưng", choisissant soigneusement les plus beaux gâteaux à déposer sur l’autel des ancêtres en hommage et en respect des traditions.

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

Le Têt permet de se retrouver en famille. Plus les plateaux sont riches, plus cela exprime le respect envers les ancêtres. Les plateaux traditionnels du Nouvel An lunaire se composent de nombreux mets et symbolisent tous divers souhaits et vœux de chaque famille pour la nouvelle année. Les plateaux du Têt sont également très colorés : le vert du banh chung mélangé au rouge du riz gluant en passant par le jaune des pousses de bambou...

Les couleurs de l’ancienne capitale impériale Huê au cœur de la Foire du Printemps 2026

Les couleurs de l’ancienne capitale impériale Huê au cœur de la Foire du Printemps 2026

A la Foire du Printemps 2026, le pavillon de Huê s’est imposé comme l’un des espaces les plus attractifs, captivant un très nombreux public grâce à une scénographie profondément imprégnée de l’âme et de l’identité culturelle de l’ancienne capitale impériale. Les produits emblématiques de Huê y sont présentés avec soin : áo dài aux lignes gracieuses, chapeaux coniques en herbe cỏ bàng, bâtons d’encens au bois d’agar aux parfums envoûtants, fleurs en papier de Thanh Tiên… Sans oublier les objets artisanaux typiques et les spécialités culinaires qui font la renommée de la région.
L’ensemble crée une expérience immersive et authentique : les visiteurs déambulent dans un univers où se mêlent élégance royale, savoir-faire ancestral et douceur du quotidien huéen, redécouvrant ainsi, le temps d’une visite, la quintessence raffinée de l’ancienne capitale impériale.

Phung Thi Hông Tham remporte la médaille d'or dans la catégorie amateur féminine des 63 kg aux Championnats du monde de Kun Khmer 2026. Photo : nld.com.vn

Le Vietnam brille aux Championnats du monde de Kun Khmer

Ces résultats placent provisoirement le Vietnam en tête du classement des médailles avec quatre médailles d’or et une d’argent. Ce classement pourrait toutefois évoluer, car une vingtaine de finales supplémentaires, dans les catégories seniors, juniors et jeunes talents, sont prévues le 12 février.

Cérémonie d'ouverture de la 46e édition du Festival floral du Printemps à Hô Chi Minh-Ville. Photo: VNA

De multiples activités festives pour célébrer le Têt traditionnel 2026

À Hô Chi Minh-Ville, le Comité populaire municipal a inauguré dans la soirée, au parc Tao Dan, la 46e édition du Festival floral du Printemps. Organisé sur une superficie de près de 9,6 hectares, l’événement se tient jusqu’au 22 février (6e jour du Têt), perpétuant une tradition culturelle emblématique de la métropole méridionale depuis près d’un demi-siècle.