La Fête de l’ao dài de Huê

Le Festival de Huê 2020 débutera le 2 septembre dans l’ancienne capitale impériale. Le point d’orgue sera la Fête de l’ao dài, la tunique traditionnelle vietnamienne.
La Fête de l’ao dài de Huê ảnh 1Photo : VOV
Hanoï (VNA) - LeFestival de Huê 2020 débutera le 2 septembre dans l’ancienne capitaleimpériale. Le point d’orgue sera la Fête de l’ao dài, la tunique traditionnellevietnamienne.

Les premièresversions de l’ao dai remonteraient au 18e siècle quand le Vietnam était diviséen deux: le Nord sous le règne des seigneurs Trinh et le Sud, sous le règne desNguyên. Après son avènement en 1744, le seigneur Nguyên Phuc Khoat, quisouhaitait se démarquer des seigneurs Trinh, décide de promouvoir cette tenue,un ensemble constitué d’un pantalon et d’une tunique boutonnée sur le devant.Véritable miroir de la société vietnamienne, l’ao dài a connu des hauts et desbas avant de devenir le costume national. Symbole de tradition, il permet desublimer la beauté, l’élégance et le charme des femmes vietnamiennes.

Désireuses depromouvoir l’ao dài sur sa terre d’origine, les autorités de Thua Thiên-Huêorganisent cette année, dans le cadre du Festival de Huê, cinq programmesdédiés à cette tunique traditionnelle: «L’ao dài des femmes huéennes», «L’aodài dans les établissements scolaires», «L’ao dài dans la vie quotidienne»,«L’ao dài lors des fêtes traditionnelles» et «L’ao dài dans le cérémonial defamille» et les habitants locaux sont invités à revêtir leur plus beau ao dài.

Minh Hanh, unestyliste qui a beaucoup contribué au rayonnement de cette tenue dans le pays età l’étranger, explique: «Pour les Vietnamiens, Huê évoque l’image d’une femmeélégante vêtue d’un ao dài de couleur violette, coiffée d’un chapeau conique,avec sa chevelure tombant sur les épaules».
La Fête de l’ao dài de Huê ảnh 2Photo : VOV


Certainspassionnés estiment que  la ville de Huêdevrait consacrer un musée à l’ao dài; un lieu qui selon eux pourrait très vitedevenir une attraction très prisée du public vietnamien et étranger. Soucieusesd’inscrire l’ao dài dans une démarche plus pragmatique et contemporaine, lesautorités locales organisent des concours visant à revisiter et à adapter cecostume traditionnel à la vie quotidienne.

«La provincedevrait soutenir les recherches sur l’ao dài. La création d’un musée est une bonneidée mais il faudrait également valoriser le travail des artisans exceptionnelsqui confectionnent l’ao dài traditionnel à cinq pans», indique Nguyên Duc Binh,spécialiste en art, chef du groupe culturel Dinh làng Viêt.

La province deThua Thiên-Huê souhaite faire inscrire l’ao dai sur la liste représentative dupatrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.

«Dans le cadre duprogramme  ‘Huê, la capitale de l’aodài’, nous avons décidé de consacrer un espace à la présentation de ce vêtementtraditionnel. Nous avons demandé à tous les habitants, hommes et femmes, deporter leur plus bel ao dài à l’occasion du Festival de Huê», précise Phan NgocTho, président du comité populaire de la province de Thua Thiên-Huê.

Cette année plusque jamais, Huê montre qu’elle est la digne capitale de l’ao dài.-VOV/VNA

Voir plus

Une exposition consacrée au roi Hàm Nghi offre aux jeunes générations une meilleure compréhension de l’histoire et de la culture nationales, les sensibilisant ainsi davantage à la préservation et à la valorisation du patrimoine. Photo: VNA

Les classes ouvertes cultivent l’amour des jeunes pour le patrimoine

Au fil des ans, le Centre de conservation des monuments de Huê s’est imposé comme un chef de file national en matière d’éducation patrimoniale en milieu scolaire. Il a mis en place des modèles novateurs qui transforment les sites patrimoniaux en « classes ouvertes » et en outils pédagogiques dynamiques.

Le site de Ngoc Lang Nam Hai, dans la commune côtière de Phuoc Hai, à proximité de Ho Chi Minh-Ville, est le plus grand cimetière de baleines du Vietnam. Photo. VNA

Ngoc Lang Nam Hai, symbole spirituel et culturel des pêcheurs du littoral vietnamien

À Phuoc Hai, le site de Ngoc Lang Nam Hai, dans la commune côtière de Phuoc Hai, à proximité de Ho Chi Minh-Ville, est le plus grand cimetière de baleines du Vietnam. Il incarne une tradition spirituelle unique des pêcheurs, mêlant culte ancestral, identité culturelle maritime et efforts de préservation patrimoniale. Ce lieu occupe une place centrale dans la vie spirituelle des pêcheurs. Avant chaque sortie en mer, certains viennent y brûler de l’encens pour solliciter protection et abondance. 

Photo : VNA

Une procession de palanquins vers le Temple des rois Hùng, riche en singularité

La procession des palanquins vers le temple des rois Hùng est une tradition culturelle emblématique, profondément ancrée dans l’esprit communautaire et transmise de génération en génération. Elle rassemble fidèles et habitants dans une atmosphère solennelle et empreinte de ferveur, où se mêlent rites, offrandes et expressions de dévotion.
Elle incarne la morale « Boire de l’eau, se souvenir de sa source », tout en illustrant le respect et la reconnaissance voués aux ancêtres, fondateurs et bâtisseurs de la nation.

Le « maquillage facial », expression de l’âme et de l’essence du Tuông

Le « maquillage facial », expression de l’âme et de l’essence du Tuông

Dans l’art du Tuông (théâtre classique vietnamien), le maquillage scénique, communément appelé « ve mat » (peinture du visage), constitue l’un des éléments les plus emblématiques et fondamentaux. Véritable langage visuel, il permet au public de percevoir immédiatement la personnalité, le statut social et la moralité des personnages dès leur entrée en scène.

Présentation du projet de film sur le commandant légendaire Tran Hung Dao à Séoul. Photo: VNA

Un film sur Trân Hung Dao ouvre de nouvelles perspectives Vietnam–République de Corée

Le film retrace la vie et la carrière de Tran Hung Dao, le commandant légendaire qui a mené le peuple de l'ancien Vietnam, le Dai Viet, à la victoire contre les invasions mongoles à trois reprises au 13e siècle. Véritable symbole de patriotisme et de génie militaire, il est souvent comparé dans ce projet à l'amiral sud-coréen Yi Sun Sin pour son importance historique et culturelle.