Culture des algues de raisins de mer, métier rentable

La culture des algues de raisins de mer : un métier rentable

La compagnie vietnamienne Tri Tin a réussi à exporter des algues de raisins de mer vers le Japon. Cette espèce est cultivée au Vietnam, avec un rendement de 30-40 tonnes par hectare par an.
La culture des algues de raisins de mer : un métier rentable ảnh 1Chaque année, la compagnie Tri Tin exporte au Japon entre 7 et 10 tonnes de raisins de mer. Photo : ​internet

Hanoi (VNA) - La compagnie vietnamienne Tri Tin a réussi à exporter des algues de raisins de mer vers le Japon. Cette espèce est cultivée au Vietnam, avec un rendement de 30-40 tonnes par hectare par an, soit le double par rapport au Japon.

Chaque année, la compagnie Tri Tin exporte au Japon entre 7 et 10 tonnes de raisins de mer. Photo : ​internet

Les algues de raisins de mer, coûteuses et de haute valeur nutritive, sont largement consommées au Japon sous le nom Umi budou. Cette espèce d’algue verte en forme de grappe de raisins miniatures est née aux Philippines, puis elle est apparue au Japon en 1986. Pour information, ce raisin est cultivé et récolté dans une eau de mer puisé à 612 mètres de profondeur dans l'océan situé près de l’île de Kumejima, dans le Sud d'Okinawa.

«Même si le Vietnam est un pays tropical, la culture des raisins de mer est possible dans les zones maritimes situées au Centre, et notamment dans la province de Khanh Hoà», a indiqué Lê Minh Tri, représentant de la compagnie Tri Tin.

L’architecte Lê Minh Tri a décidé de renoncer à son bon travail pour rentrer à Khanh Hoà et prendre en charge le travail de la compagnie Tri Tin dont son père Lê Bên est le patron. M. Bên a ensuite évalué le fait que ce fruit de mer possède une forte valeur économique. Ainsi, ces deux hommes ont consacré tous leurs efforts à la culture des raisins de mer.

«À partir de 200 gr de semences, mon père les a cultivé dans de différents petits bassins de verre. Il a analysé les échantillons réussis pour déterminer l’environnement de vie de cette algue», se souvient M.Tri. D’ailleurs, en 2006, les premiers lots d’algues de raisins de mer de la compagnie Tri Tin ont été exportés vers le Japon.

Les algues cultivées au Vietnam ont atteint entre 10 et 20 cm de longueur au bout de 20 jours, par rapport à 6-7 cm au Japon. Avec les méthodes de M.Bên, les raisins de mer «made in Vietnam» donnent un rendement de 30-40 tonnes par hectare par an, soit le double par rapport au Japon.

Répondre aux normes internationales

En 2008, avec l’aide de l’organisation danoise GCF, la compagnie Tri Tin a investi et modernisé ses installations de culture suivant les normes internationales de sécurité sanitaire des aliments. Puis en 2009, les raisins de mer de Tri Tin ont obtenu le certificat HACCP (Certification basée sur le Guide de bonnes pratiques d'hygiène) du SMQ (Système de management de la qualité).

Chaque année, la compagnie Tri Tin exporte au Japon entre 7 et 10 tonnes de raisins de mer. Répondant aux normes de la nourriture de la FDA, cette algue est également présente aux États-Unis. En outre, elle est vendue en Allemagne, en Chine, à Singapour et à Taiwan (Chine). Prochainement, Tri Tin visera le marché coréen.

"Un kilo de raisins de mer de Tri Tin coûte entre 18 et 20 dollars, bien inférieur aux prix qu’on peut trouver à l’étranger, allant de 60 à 100 dollars'', a annoncé M.Tri. D’ailleurs, 80% des produits de Tri Tin sont exportés à l’étranger. Le reste est vendu dans le pays avec un prix de 200.000 dôngs le kilo.

Fort de l’économie maritime, le développement de la culture des raisins de mer a ouvert une nouvelle voie aux agriculteurs vietnamiens. Il s’agit en effet d’un métier devenu rentable et peu risqué. –CVN/VNA

Voir plus

Transaction dans une banque. Photo: VNA

Top 10 des banques les plus prestigieuses du Vietnam en 2026

Le classement 2026 met en lumière la solidité financière, la réputation médiatique et la qualité des relations avec la clientèle des principales banques vietnamiennes, dans un contexte de croissance économique soutenue et de transformation du secteur bancaire.

L'île de Truong Sa Lon du Vietnam. Photo : VNA

Économie bleue : le Vietnam à la recherche d’un équilibre durable

La croissance de l’économie maritime offre de nombreuses opportunités au Vietnam, mais elle engendre également des défis majeurs pour la préservation des milieux marins. Des zones d’élevage de poissons et de crustacés côtières aux célèbres baies touristiques, en passant par les aires marines protégées riches en biodiversité marine, les impacts des déchets plastiques, des rejets terrestres et de l’exploitation non durable sont visibles au quotidien. Dans ce contexte, la sauvegarde de l’environnement marin n’est plus un simple mot d’ordre, mais une condition essentielle pour maintenir les moyens de subsistance des populations, la biodiversité et l’avenir économique du pays.

Experts participant au séminaire organisé par le Portail du gouvernement, le 22 juin. Photo : VNA

La garantie de la sécurité énergétique nationale exige des mesures d’efficacité

Le gouvernement exige désormais des organismes publics et des entreprises qu’ils élaborent des plans d’économie d’énergie, définissent des indicateurs clés de performance en matière d’efficacité énergétique, établissent des normes de consommation d’énergie et renforcent les normes et réglementations techniques relatives à la production et à l’exportation.

Participants à la conférence « Promouvoir le développement du commerce électronique dans l’industrie de la mode » à Hô Chi Minh-Ville. Photo fournie par les organisateurs

L’e-commerce, nouveau moteur de croissance pour la mode vietnamienne

L’industrie de la mode vietnamienne est sur le point d’entamer une nouvelle phase de croissance avec l’accélération de l’adoption du commerce électronique, même si les entreprises doivent surmonter les défis liés à l’image de marque, à la durabilité et à la transformation numérique pour saisir pleinement cette opportunité.

Les cinq nouvelles lignes de métro confiées au consortium Vinhomes–VinSpeed devraient entrer en service à l’horizon 2030. Photo : VNA

Hanoï accélère le développement de son réseau de métro

Hanoï a lancé simultanément cinq lignes de métro totalisant plus de 300 kilomètres, marquant une étape importante dans le développement du transport public de masse de la capitale. Ces nouvelles infrastructures devraient contribuer à désengorger le trafic, renforcer les connexions entre les pôles de croissance et ouvrir de nouvelles perspectives de développement urbain pour les décennies à venir.

Caroline Vik, directrice des politiques de la DFC. Photo: VNA

Le Vietnam figure parmi les marchés prioritaires pour la DFC américaine

La Société américaine de financement du développement international (DFC) identifie d’importantes opportunités d’investissement dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, l’intelligence artificielle (IA), les centres de données et les technologies financières (fintech), selon Caroline Vik, directrice des politiques.

Les entreprises publiques constituent un levier essentiel pour l’État dans la régulation macroéconomique. Photo: VNA

Une nouvelle feuille de route pour les entreprises publiques

Quarante ans après le lancement de la politique de Dôi moi (Renouveau), l’économie vietnamienne a profondément évolué, marquée par l’essor du secteur privé et une intégration internationale accrue. Dans ce contexte, le secteur économique d’État ne s’efface pas : il se redéfinit comme une force d’impulsion, appelée à orienter les secteurs clés et à stabiliser les grands équilibres macroéconomiques.

Au poste-frontière de Tinh Bien, dans la province d'An Giang. Photo: VNA

Les douanes renforcent la lutte contre les marchandises portant atteinte aux droits de propriété intellectuelle

Face à la montée du commerce électronique transfrontalier et à la sophistication croissante des réseaux de contrefaçon, les autorités douanières vietnamiennes renforcent leurs dispositifs de contrôle afin de lutter contre les marchandises portant atteinte aux droits de propriété intellectuelle. Multipliant les saisies aux postes-frontières, dans les ports maritimes et sur les itinéraires de transit, elles misent également sur la transformation numérique, la gestion des risques et le perfectionnement du cadre juridique pour empêcher l’entrée de produits contrefaits sur le marché.