Kathina, la cérémonie de don des Khmers

Chaque année, entre le 15e jour du 9e mois et le 15e jour du 10e mois lunaires, les bouddhistes khmers vivant dans le Sud du Vietnam organisent une fête au cours de laquelle ils font des dons aux pagodes.
Kathina, la cérémonie de don des Khmers ảnh 1La cérémonie Kathina. Photo: Nguyên Dac Hông Phuong/VOV

Hanoï (VNA) - Chaque année, entre le 15e jour du 9e mois et le 15e jour du 10e mois lunaires, les bouddhistes khmers vivant dans le Sud du Vietnam organisent une fête au cours de laquelle ils font des dons aux pagodes. Baptisée Kathina, cette fête est l’une des plus importantes de cette communauté qui pratique l’école dite «Petit Véhicule» du bouddhisme.

La tradition veut qu’à chaque Kathina, une seule famille soit choisie en tant que principale donatrice d’une pagode. Les dons peuvent être des meubles, des objets de la vie quotidienne, de la nourriture, des médicaments, de l’argent… L’important est de faire acte de dévotion et d’aider à équiper la pagode. Cette année, l’honneur d’être la principale donatrice de la pagode Pitu Khosa Rangsay, à Cân Tho, a échu à la famille de Nguyên Thi My Linh, qui s’y est préparée toute l’année.

«Pour nous les bouddhistes khmers, c’est une cérémonie majeure à laquelle participent chaque année des centaines, voire des milliers, de personnes. Mais cette année, à cause de l’épidémie de Covid-19, il n’y a que quelques dizaines de participants, ce qui ne m’empêche pas d’être heureuse de pouvoir financer la cérémonie», nous dit-elle.

La fête a lieu pendant deux jours. Au premier jour, les fidèles font le tour du village pour collecter les dons qui sont des branches de fleurs artificielles sur lesquelles est accroché de l’argent, lequel argent servira à acheter des objets qui seront offerts aux moines. Par la suite, ces derniers sont invités à prier pour la sérénité de la famille organisatrice de la fête et des autres villageois. Au deuxième jour, une procession avec des danseurs et des singes sera organisée. Des jeunes filles et d’autres fidèles formeront deux rangs pour porter les dons à la pagode. Guidé par les bonzes, le cortège fera trois tours du sanctuaire principal de la pagode avant d’y entrer et d’effectuer le don à proprement parler. Bành Ngoc Phuong est toute contente de participer à la fête.

«Je suis très heureuse d’avoir été invitée à cette cérémonie. Les restrictions imposées à cause de la pandémie n’ont entamé en rien à sa solennité mais j’espère que les prochaines années, il y aura plus de participants», nous confie-t-elle.

Kathina, la cérémonie de don des Khmers ảnh 2Photo: Nguyên Dac Hông Phuong/VOV


Il faut savoir qu’ordinairement, les autorités locales aident les pagodes à organiser, dans la soirée, des jeux populaires, des chants et des représentations d’arts traditionnels pour distraire les fidèles.

A Cân Tho, 12 pagodes et académies bouddhiques ont le droit d’organiser leur Kathina. C’est l’occasion de renforcer la solidarité entre moines et fidèles, affirme Ly Hùng, gérant de la pagode Pitu Khosa Rangsay.

«Les fidèles choisissent souvent de faire don du kesa, le vêtement que portent les moines et les moniales bouddhistes, qui a la couleur de la terre. Dans la croyance bouddhique, c’est l’un des plus grands bonheurs que puisse connaître un fidèle dans sa vie que de pouvoir faire don aux moines», explique-t-il.

Plus le niveau de vie des Khmers augmente, plus leur Kathina est somptueuse. En plus de donner aux moines, les Khmers cotisent aussi pour remettre en état les pagodes et les écoles.-VOV/VNA

Voir plus

La conférence de presse sur la Journée de la poésie. Photo: qdnd.vn

Quang Ninh accueillera la Journée de la poésie vietnamienne 2026

Les festivités auront lieu dans les quartiers de Bai Chay et Ha Long, le jour de la pleine lune du premier mois lunaire. La Nuit de la Poésie sera le point d’orgue de cette édition. Le public pourra découvrir des œuvres sur la mer écrites par plusieurs générations de poètes vietnamiens, et écouter des lectures de poèmes accompagnées de performances musicales inspirées de textes poétiques.

Dans la peinture populaire Dong Ho « Vinh Quy Bai To » (Le retour au foyer dans la gloire), le cheval magnifiquement décoré ramène chez lui le lettré qui a réussi.

Le cheval, muse artistique de l'art populaire à l'art moderne

Depuis des siècles, l’image du cheval constitue une source d’inspiration majeure dans l’art vietnamien. Présent aussi bien dans l’art populaire que dans les arts appliqués, il traverse aujourd’hui encore les formes d’expression visuelle modernes et contemporaines.

Trois livres qui seront publiés au Royaume-Uni. Photo: thethaovanhoa.vn

La littérature jeunesse vietnamienne s’exporte au Royaume-Uni

"Flânerie avec le Temps", "Lettres à la Mort" et "Le Têt de toutes les régions" seront publiés au Royaume-Uni en printemps 2026. Ces trois livres, bien que présentant des approches différentes, partagent une grande rigueur, une profondeur de contenu et une esthétique soignée.

Une représentation au Concert du Nouvel An 2026. Photo: VNA

Hanoï accueille un concert pour le Nouvel An lunaire

Le Concert du Nouvel An 2026, placé sous le signe de l’Année du Cheval, s’est tenu le 24 février au soir à l’Opéra Ho Guom de Hanoï, en présence de hauts responsables du Parti et de l’État, de diplomates et d’invités internationaux.

Fête à Yen Tu. Photo: VNA

Bac Ninh : le Festival "Retour à la terre du patrimoine - 2026" célèbre les patrimoines reconnus par l’UNESCO

La province de Bac Ninh organisera fin mars 2026 le Festival "Retour à la terre du patrimoine - 2026", un événement d’envergure marqué par la reconnaissance de l’UNESCO pour l’art des estampes populaires de Dong Ho et la mise à l’honneur de nouveaux sites classés au patrimoine mondial, avec au programme de nombreuses activités culturelles, spirituelles et touristiques destinées à valoriser les richesses du Kinh Bac.

Performance de flûte Hmong. Photo: VNA

Résolution 80 : La culture, ciment des communautés et vecteur de consensus social

Dans un contexte d’urbanisation rapide, de migrations de travail et de forces du marché qui transforment les structures sociales, considérer la culture comme une ressource interne devient de plus en plus crucial. Lorsqu’on lui accorde la place qui lui revient, la culture peut agir comme le « ciment » qui unit les communautés, renforce l’identité, consolide le consensus social et fournit une base spirituelle solide pour un développement durable.