Ils plantent des coraux pour redonner vie aux récifs de Phu Quôc

Dans le but d’améliorer voire de faire revivre les récifs coralliens, la Réserve naturelle marine de Phu Quôc, province de Kiên Giang (Sud), a mis en œuvre un ambitieux projet de plantation de coraux.

Kien Giang (VNA) - Dans le but d’améliorer voire de faire revivre les récifs coralliens, la Réserve naturelle marine de Phu Quôc, province de Kiên Giang (Sud), a mis en œuvre un ambitieux projet de plantation de coraux.

Ils plantent des coraux pour redonner vie aux récifs de Phu Quôc ảnh 1Le district de Phu Quôc compte environ 500 ha de récifs, avec 49 espèces recensées.

Dans le port d’An Thoi, district de Phu Quôc, un bateau en bois transporte régulièrement un groupe de protecteurs de la nature depuis la Réserve marine de Phu Quôc vers le sud. On les appelle les « planteurs de coraux ».

Une pépinière sous-marine

Après environ 20 minutes de navigation, le frêle esquif atteint l’îlot Roi et jette l’ancre à quelques encablures de la côte, pour attendre Nguyên Van Hai, 56 ans. Ce dernier  participe depuis ses débuts au projet de reproduction de coraux, en tant que bénévole. Ses trois acolytes, parmi lesquels Nguyên Linh Ngoc, chef du groupe, enfilent leur équipement de plongée et sautent à l’eau. À environ 7m de profondeur les attend  une pépinière de coraux d'environ  40m² plantée il y a quelques mois, installée entre les îlots de Dung et Mong Tay. Leur mission d'aujourd'hui est de vérifier l’état des coraux.

Chaque corail est fixé sur des supports artificiels, en l’occurrence des cadres en plastique ancrés au sol. La plupart des branches montrent de bons signes de développement. Les plongeurs expriment leur satisfaction en levant le pouce.

«Il a fallu beaucoup de temps pour constituer cette pépinière», partage Nguyên Linh Ngoc. Avant d’ajouter «Le corail est très sensible à son environnement, aussi l'emplacement doit-il satisfaire à des conditions très strictes. Par exemple l’eau ne doit pas être polluée et la profondeur doit être bien calculée, ni trop ni trop peu. Plus important encore, il doit n’y avoir aucune activité humaine dans les parages».

Pour l’instant, la Réserve naturelle marine de Phu Quôc ne multiplie que les coraux du genre Acropora. Comme signe de bonne santé avant transplantation, les bébés coraux doivent présenter un bon développement et comprendre de nombreuses branches. «La croissance du corail dépend entièrement de l'environnement naturel. Les humains ne peuvent pas soutenir sa croissance par des moyens artificiels. Beaucoup de pieds n’arrivent pas à s’adapter et meurent», explique Ngoc.

Détruit  en quelques secondes,
régénéré en plusieurs années

Ils plantent des coraux pour redonner vie aux récifs de Phu Quôc ảnh 2Il faut au moins trois ans pour que la transplantation corellienne soit considérée comme réussie. Photo : CTV/CVN

Selon Ngoc, la survie du jeune corail placé dans la pépinière ne peut se déterminer qu’après deux ou trois semaines. Il faut beaucoup de temps pour que les branches se développent. Normalement, les coraux passent deux ans dans la pépinière et  techniciens doivent régulièrement les examiner. Ensuite, ils sont replantés dans un récif endommagé voire détruit. Il faut encore au moins trois ans pour que la transplantation soit considérée comme réussie. Le district de Phu Quôc compte environ 500 ha de récifs, avec 49 espèces recensées. Cependant, des recherches récentes ont démontré que la population de coraux dans certaines zones a reculé de façon alarmante.

En cause le changement climatique avec trop de journées chaudes, qui a augmenté la température de l'eau, mais aussi l’activité humaine à des fins touristiques, notamment la plongée, qui se traduit par l’ancrage des bateaux au-dessus du récif et même le ramassage (illégal) de coraux par les touristes. Cependant, ce sont les pêcheurs locaux qui causent les plus gros dégâts et c’est donc sur eux que l’effort de sensibilisation doit porter. On estime qu'il existe à Phu Quôc plus de 150 types de poissons inféodés aux récifs coralliens, dont beaucoup ont une grande valeur économique, comme le mérou ou le vivaneau, ainsi que de nombreux types d'invertébrés et d'échinodermes.

«Le coût de plantation d’un mètre carré de récif est de 3 millions de dôngs et cela prend cinq ans. Une fois que les récifs sont détruits, non seulement il faut de grands efforts pour les rétablir, mais cela cause également des dommages énormes à l'écosystème et à la ressource de fruits de mer. C'est un prix énorme à payer», affirme Nguyên Linh Ngoc. -CVN/VNA

Voir plus

Contrairement aux variétés cultivées, le riz sauvage possède un génome plus stable car il n'a pas été affecté par le processus de domestication. Photo: VNA

Le delta du Mékong protège le riz sauvage en voie de disparition

Des études récentes montrent que la superficie du riz sauvage, décrite comme un véritable trésor de ressources génétiques rares, diminue de façon dramatique. Les principales causes sont l’expansion des cultures, de l’aquaculture et des infrastructures de transport.

Dans la grotte de Chac Den, récemment découverte dans le parc national de Phong Nha-Ke Bàng, dans la province de Quang Tri. Photo : VNA

Une grotte peut en cacher une autre dans le parc national de Phong Nha-Ke Bang

Parmi ces nouvelles découvertes figurent plusieurs grandes grottes aux structures complexes et d’une grande valeur scientifique, notamment la grotte de Thiên Cung (4.206 mètres), la plus longue identifiée lors de l’étude, la grotte de Nuoc Lan (2.721 mètres), la grotte de Ma Dom (1.257 mètres) et la grotte de Cha Ngheo (583 mètres).

Des baleines géantes ont été aperçues près des côtes de Mui Ne et Liên Huong, dans la province de Lâm Dông. Photo : Nguyen Minh

Des baleines géantes font surface au large des côtes de Lâm Dông

Selon les habitants, les baleines sont de plus en plus fréquentes dans les eaux côtières de Lâm Dông ces derniers temps. Un groupe d’une centaine d’individus a été aperçu en surface, suscitant une grande surprise. La présence régulière de baleines est considérée comme un signe positif, indiquant l’abondance des ressources marines et l’amélioration de l’état de l’environnement côtier.

Le Nord connaît des averses et des orages en raison d'un front froid, ce qui entraîne une légère baisse des températures. Photo : Tintuc

L’air froid rafraîchit déjà le Nord, la chaleur se maintient sur le Centre

Dans les localités du Nord, y compris Hanoi, Quang Ninh et Hai Phong, l’arrivée d’air froid tôt jeudi 23 avril a provoqué des averses et des orages généralisés. En revanche, le Centre, notamment les régions de Thanh Hoa à Dà Nang et l’est de Quang Ngai, est touché par une vague de chaleur généralisée.

La tortue olivâtre de 60 kg relâchée à la mer à Ca Mau. Photo: VNA

Ca Mau : une tortue olivâtre de 60 kg remise à la mer après sauvetage

L’événement a débuté le 19 avril vers 23 heures, lorsque Nguyen Van Nghia, un pêcheur résidant dans la commune de Tan An, a découvert la tortue de 60 kg prise dans ses filets.Avec l’aide d’autres pêcheurs présents sur place, il a immédiatement organisé le sauvetage de l’animal.

Photo : comité d'organisation

Lancement de l'événement photographique international Vietnam BirdRace 2026

Du 8 au 10 mai, le parc national de Cat Tien (Dong Nai) prêtera son écrin verdoyant à l'édition 2026 du Vietnam BirdRace. Ce concours de photographie d'oiseaux sauvages mobilisera une large communauté – experts en conservation, photographes et public international – autour d'une ambition commune : magnifier le patrimoine naturel tout en sensibilisant à l'urgence environnementale.

Le Premier ministre Le Minh Hung. Photo : VNA

Énergie en Asie : le PM vietnamien propose trois axes de coopération

Le 15 avril, sur invitation de son homologue japonaise Takaichi Sanae, le Premier ministre Le Minh Hung a pris part au Sommet virtuel élargi de la Communauté asiatique à zéro émission nette (AZEC) sur l'autonomie énergétique, placé sous l'égide de la cheffe du gouvernement nippon."

Le Comité populaire municipal révise actuellement le schéma directeur de drainage en fonction des scénarios de changement climatique. Photo: hdnd.hochiminhcity.gov.vn

Hô Chi Minh-Ville se protège contre les inondations avant la saison des pluies

Hô Chi Minh-Ville se concentrera en 2026 sur le traitement de 29 points d’inondation majeurs. En parallèle, 24 projets seront déployés pour un investissement total de près de 38.000 milliards de dôngs. Ces chantiers revêtent une importance capitale pour augmenter la capacité d’évacuation des eaux et soulager les zones vulnérables.

Les Co Tu entretiennent un lien étroit avec la forêt, qu’ils considèrent comme la source de leur culture. Photo : vietnamnet.vn

Tout là-haut dans les montagnes de Dà Nang, le «royaume d’arbres de pơ mu»

Le « royaume d’arbres de pơ mu » est le nom donné par les habitants locaux à une forêt d’environ 450 hectares située au sommet du Zi’liêng, considéré comme une montagne sacrée par les Co Tu. À plus de 1.200 mètres d’altitude, la zone est enveloppée de brume toute l’année, avec un climat froid et humide, des conditions idéales pour le développement de cette espèce en une formation exceptionnelle.

Des habitants achètent de l’essence dans une station-service de la province de Ninh Binh. Photo : VNA.

Sécurité énergétique, clé de l’autonomie dans la transition verte

Dans un contexte marqué par l’évolution complexe de la situation géopolitique au Moyen-Orient, la sécurité énergétique s’impose comme une préoccupation majeure pour les économies d’Asie du Sud-Est, dont le Vietnam, engagé dans une transition vers un modèle énergétique plus vert et durable.