Le premier festivaldu chant Châu van 2013 a ouvert mercredi matin au Temple Kim Giang,arrondissement de Thanh Xuan, Hanoi, avec la participation d’artistesvenus de 29 arrondissements et districts de la capitale.
Il s’agit d’une des activités en l’honneur du 59è anniversaire de laLibération de la capitale (10 octobre). Châu van, également connu sousle nom de hat van ou hat bong, est originaire du delta du fleuve Rouge,plus précisément de la province de Nam Dinh (Nord).
C'estune forme d'art religieux qui combine le chant et la danse réaliséesouvent lors du rituel Hâu dông (médiumnité) de la religion des "QuatreLieux" ou la Déesse Mère et le Saint Trân (Saint Hung Dao Vuong). Lesparoles, souvent recherchées, vantent les mérites de divinitésbienfaisantes ou des héros nationaux, et sont accompagnées de musique(tambourin, castagnettes et cymbales, viole à deux cordes,...).
Le rite Hâu dông et le chant Châu van sont souvent réalisés dans lestemples où les saints sont vénérés. Le médium est considéré comme un"pont" entre le monde spirituel et réel. Le chant Châu van est une formeprécieuse d'art religieux qui doit être préservé. Ce festival neprésenté pas seulement l'histoire et le développement de ce genreartistique unique mais reproduit également l'espace du chant Châu van ausein des temples.
Le Châu van fait partie des 12nouveaux patrimoines culturels immatériels du Vietnam dont les dossiersde candidature seront préparés d’ici à 2016 en vue d'une inscription aupatrimoine culturel immatériel et oral de l’humanité. Dans le cadre dece festival, un colloque intitulé "Préservation et valorisation du chantChâu van dans la société moderne" sera organisé le 5 octobre avec laparticipation de scientifiques, de gestionnaires culturels etd’artistes.
Clôture le 5 octobre. -VNA
Mille ans de sênh phách, un voyage artistique au cœur de la sauvegarde du ca trù
À travers le parcours des artisans et des passionnés du ca trù, le documentaire Ngàn năm sênh phách (Mille ans de sênh phách), réalisé par l’artiste du peuple Lê Viêt Huong, rappelle qu’en dépit des aléas de l’histoire, les traditions peuvent renaître dès lors qu’elles sont portées par la reconnaissance et par un engagement collectif en faveur de leur sauvegarde.