Festival des Cong à Lai Chau

La minorité ethnique Cong à Lai Chau est constituée d'environ 1.500 personnes seulement, qui vivent principalement dans plusieurs villages des communes de Nam Khao et Nam Cha à Muong Te et à Nam Nhun.
Hanoï (VNA) - La minorité ethnique Cong à Lai Chau est constituée d'environ 1.500 personnes seulement, qui vivent principalement dans plusieurs villages des communes de Nam Khao et Nam Cha dans les districts de Muong Te et Nam Nhun, respectivement. Le festival du Têt (Nouvel An lunaire), qui marque la fin d'une récolte annuelle, est le plus grand et le plus important festival de l'année pour les Cong.

Selon Ly Van La, une personne âgée qui a de l'expérience dans la conduite de rituels à l'occasion du Têt, les Cong du hameau de Tang Nga, commune de Nam Cha, considèrent le festival comme le plus important de l'année car il marque une année de production. C'est l'occasion pour les gens de se réunir et de  rapporter à leurs ancêtres et aux dieux la récente récolte, ainsi que de prier pour une nouvelle année au climat propice.

La fête du Têt des Cong commence entre le milieu du 10e mois du calendrier lunaire et le début du 11e mois. Les familles choisissent n'importe quel jour de cette période pour organiser l'événement; cependant les jours choisis ne tombent pas sur les anniversaires des chefs de famille, ni sur les anniversaires de décès.

Dans le passé, le Têt durait plusieurs jours; de nos jours, il se déroule durant deux jours et nuits seulement avec des rituels traditionnels ainsi que des activités culturelles, artistiques et des banquets.

Les offrandes pendant la fête du Têt sont principalement des produits agricoles tels que  porcs, poulets, courges, gombo, riz gluant et vin. Notamment, le Min Loong (crête de coq) est une sorte de fleur spéciale offerte aux ancêtres. Pour les Cong, la crête de coq est une sorte de fleur sacrée accordée par les dieux. Ils pensent qu'elle protège d'autres plantes contre l'infestation par les insectes, les oiseaux, les souris, les tamias et les animaux sauvages.

Le premier jour de la fête du Têt, tous les membres des familles se lèvent très tôt pour se baigner aux sources, balayant les "choses malheureuses" de l’année écoulée. Chaque personne apporte un peu d'eau à verser dans un pot commun avec une envie d'accueillir la chance.

Ensuite, ils préparent un plateau de nourriture à offrir aux ancêtres; et tous les membres se réunissent pour profiter du repas de famille. Surtout, après les rituels, les ménages les plus riches invitent souvent tous les habitants du hameau à profiter d'un repas communautaire.

Enfin, les gens chantent, dansent et boivent ensemble du ruou can (alcool de riz siroté avec une tige de banbou). En dansant et en chantant, les femmes jettent du riz aux invités, témoignant de leur prospérité. Tout cela se déroule dans une atmosphère jubilatoire au son des gongs et des tambours. - CPV/VNA
source

Voir plus

La série animée Wolfoo figure parmi les 10 finalistes du 7e Concours de cricket pour enfants. Photo : Comité d'organisation

Les 10 finalistes du Prix pour les enfants Dê mèn 2026 dévoilés

La 7e édition du prix pour les enfants Dê Mèn (Grillon) 2026 met à l’honneur la diversité de la création artistique destinée aux enfants au Vietnam, avec dix œuvres finalistes couvrant plusieurs disciplines culturelles et une participation remarquée de jeunes créateurs.

Le stand vietnamien attire un large public grâce à ses activités culturelles, ses spectacles artistiques traditionnels et ses spécialités culinaires, laissant une image positive du Vietnam auprès des visiteurs locaux et étrangers. Photo: VNA

Le Vietnam à l’honneur au Festival culturel mondial de Seongnam

Le Festival culturel mondial de Seongnam a mis à l’honneur la diversité culturelle et les échanges entre les peuples, réunissant des communautés internationales autour des traditions, de la gastronomie et des arts, avec une participation remarquée du Vietnam.

Une performance de don ca tai tu. Photo: VNA

Le don ca tai tu, levier du développement touristique à Tây Ninh

Reconnu par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel représentatif de l’humanité, le don ca tài tu (chant des amateurs du Sud) du Vietnam n’est pas seulement une forme d’art populaire, mais aussi la quintessence de la vie spirituelle, de l’identité et du caractère des habitants méridionaux.

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Après la promulgation par le Bureau politique de la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, la capitale Hanoï s’emploie progressivement à concrétiser les objectifs et orientations qui y sont définis.
Au-delà des déclarations d’intention ou des actions de façade, l’ambition de faire de la culture un pilier du développement est désormais traduite en mesures concrètes, mises en œuvre de manière plus efficace et appelées à produire un large rayonnement.

La pièce «Thi Mâu voyage à travers le temps». Photo : hanoi.gov.vn

À Hanoi, l’automne aux couleurs des arts de la scène

Le festival mettra en lumière des œuvres reflétant la richesse culturelle et historique de Hanoi, de son peuple et de son identité, avec des productions exceptionnelles dans un large éventail de genres théâtraux, notamment le cheo (théâtre populaire), le cai luong (théâtre rénové), le théâtre, les comédies musicales, le cirque, le théâtre de marionnettes et le tuông (théâtre classique).

Les vastes plaines alluviales qui bordent la rivière Cà Lô sont un lieu idéal pour camper le week-end. Photo : VNP

La dynamique de développement des villages d’artisanat

Au cœur des profondes mutations de notre époque, où le développement ne se mesure plus seulement à la vitesse de croissance mais aussi à la richesse de l’identité, la Résolution n°80-NQ/TW ouvre une nouvelle perspective : la culture ne suit plus le mouvement, elle l’accompagne et en devient un moteur d’impulsion.

Contrairement aux estampes polychromes, la peinture de Sinh utilise la matrice uniquement pour imprimer les contours, la coloration étant ensuite réalisée à la main, ce qui rend chaque œuvre unique. Photo : VNA

Les derniers gardiens de l'art des estampes populaires du village de Sinh à Hue

Ancré depuis plus de quatre siècles dans la vie spirituelle des habitants de l’ancienne cité impériale, l’art des estampes populaires du village de Sinh (quartier de Duong No, ville de Hue) a longtemps été au bord de l’extinction. Aujourd’hui relancé, ce savoir-faire ancestral ne survit pourtant encore qu’à travers les gestes d’une poignée d’artisans, posant avec acuité la question de la préservation d’un patrimoine populaire intimement lié aux croyances et à l’identité culturelle locale.

Des délégués et des citoyens visitent l'espace d'exposition du Musée de Hanoï. Photo : VNA

Pour faire de la culture un moteur du décollage touristique

Portée par la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, Hanoï accélère la valorisation de son immense patrimoine afin de faire de la culture un moteur de croissance durable, de dynamisme touristique et de créativité urbaine, malgré des défis persistants liés à la numérisation, aux infrastructures et à l’attractivité des produits culturels.

Dans le processus d’intégration internationale, la culture joue un rôle essentiel, contribuant à préserver l’identité nationale face aux influences extérieures et façonnant l’image du Vietnam dans le monde. Photo: VNA

Culture vietnamienne à l’ère numérique : entre valorisation et nouveaux défis

À l’ère du numérique, la promotion et la protection de l’identité culturelle vietnamienne sur Internet deviennent un enjeu stratégique. Si la technologie offre un second souffle aux valeurs traditionnelles, elle impose également de nouveaux défis face aux contenus inappropriés et à la nécessité de renforcer la « résistance culturelle » des citoyens.