Faire de l’enseignement à distance un trait d’union en temps d’épidémie

L’épidémie de COVID-19 a impacté les manières de se former et d’enseigner. Les possibilités d’apprentissage en ligne doivent aujourd’hui être étendues à tout le monde.
Hanoi (VNA) - L’épidémie de COVID-19 a impacté les manières de se former et d’enseigner. Les possibilités d’apprentissage en ligne doivent aujourd’hui être étendues à tout le monde.
Faire de l’enseignement à distance un trait d’union en temps d’épidémie ảnh 1Chu Thi Thanh Huong, étudiante d’ULEI-UNH, en "classe". Photo : CVN

Pendant l’épidémie, la technologie était la clé permettant de surmonter les difficultés du confinement. Certaines applications d’e-learning ont été beaucoup plus utilisées telles que ZOOM, Microsoft Teams, Skype ou Google Hangout Meets... Tout fonctionne comme dans une salle de classe  traditionnelle, sauf que les étudiants travaillent à domicile et leur santé est dès lors garantie.
 
Chu Thi Thanh Huong, étudiante du Département de français de l’Université de langues et d’études internationales, relevant de l’Université nationale de Hanoï (ULEI-UNH), continuait de se lever tôt pour aller en "classe". En effet, ses cours en ligne adoptaient les mêmes horaires que les cours habituels. Son emploi du temps n’était donc pas bouleversé. Huong ouvrait l’application Zoom, tapait l’identifiant et le code. Et la voilà qui était en classe avec son professeur et ses camarades. Sur son expérience, elle a partagé : "J’aime étudier en ligne. En fait, je peux choisir un bon espace, un endroit calme et même écouter un peu de musique sans paroles pour apaiser mon esprit quand j’apprends".

Cependant, "un obstacle courant est la qualité variable de la connexion Internet, ce qui ralentit l’acquisition des connaissances", constate Lê Bao Phuong, étudiant de l’École supérieure de commerce extérieur. Face à cet inconvénient, Phuong a posé des questions aux professeurs à la fin des cours, pour mieux comprendre la leçon. La technologie nous permet non seulement de garder le rythme d’apprentissage comme dans une classe traditionnelle mais également de réécouter les cours à tout moment.

Les zones non-connectées

Dàm Minh Thuy, professeure de l’ULEI-UNH, a confié que les enseignants peu à l’aise avec les outils numériques avaient besoin d’une préparation plus minutieuse des diapositives de cours. En plus, il leur fallait parvenir à favoriser l’interaction avec les apprenants tout au long du cours pour assurer leur suivi. La pandémie de coronavirus a pourtant causé des obstacles majeurs aux opportunités d’apprentissage de plusieurs personnes. En effet, si l’apprentissage en ligne est la solution qu’appliquent la plupart des pays durant le confinement, le numérique n’est pas accessible à tous les apprenants. Ces faiblesses ont provoqué des inégalités d’accès à l’éducation. Le Vietnam n’y a pas non plus échappé. 

À titre d’exemple révélateur, ont été postées récemment sur les réseaux sociaux des photos d’installation de "cabanes" d’élèves du lycée Viêt Bac vivant en montagne dans des lieux couverts par des ondes wi-fi afin d’étudier en ligne. Ces photos ont immédiatement créé une vive émotion car elles démontraient les difficultés d’accès à l’éducation des élèves des régions reculées et accentuaient ainsi les écarts entre les citadins et les ethnies minoritaires.

Malgré le manque d’équipement technologique et de la faiblesse de la connexion internet, les élèves ont maintenu leur apprentissage par divers moyens : construire un "abri" dans un lieu où la 4G est disponible, faire 30 km à vélo pour se rendre au centre-ville et louer une salle d’études... Ces images ont suscité beaucoup d’admiration et montrent clairement la détermination des étudiants à continuer d’apprendre malgré de nombreuses difficultés. Suite à la publication de cette information, le groupe Viettel a envoyé une équipe technique dans la zone où vivent ces élèves pour faire une enquête de terrain et mettre en place un plan d’installation d’un réseau 4G. L’État, quant à lui, tient toujours sa promesse "de ne laisser personne prendre du retard" en prenant des mesures pour assurer au mieux l’équité pédagogique sur le territoire.

Le besoin de toujours s’adapter

En tant qu’étudiant à l’université, je constate clairement l’impact du COVID-19 sur le secteur éducatif. Au cours de cette période, on a accumulé des leçons importantes et des expériences sans précédent. Les professeurs et leurs étudiants ont dû s’adapter à la nouvelle forme d’apprentissage - l’e-learning - qui oblige les apprenants à faire plus d’efforts que dans la classe traditionnelle. De plus, pour suivre les cours à distance, il est essentiel d’avoir de la persévérance, de la concentration et une certaine dose de sérénité.

Du côté des enseignants, ils essaient de transmettre les connaissances nécessaires via l’écran. C’est ainsi qu’ils sont mieux sensibilisés au développement et à l’importance de la technologie numérique. Nous, les jeunes, devons toujours faire des efforts, nous améliorer, nous adapter au développement rapide du monde. Il s’agit d’une condition fondamentale pour devenir de vrais citoyens du monde, pour contribuer progressivement au développement durable du Vietnam sur le marché international.

En s’efforçant de continuer les études et en s’adaptant aux nouvelles manières de se former en ligne, les étudiants et les enseignants ont participé à leur façon à la lutte efficace contre l’épidémie de COVID-19. – CVN/VNA

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