Une cérémonie commémorative du docteur italien Carlo Urbani, qui avait découvert la maladie du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), s’est tenue le 11 avril à Hanoi. Cette manifestation a été organisée par l’ambassade d’Italie au Vietnam, en partenariat avec le ministère vietnamien de la Santé et l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

« Il y a dix ans, le 26 février 2003, le patient Johnie Chun Cheng, venu de Hongkong (Chine), était hospitalisé à l’Hôpital français de Hanoi en raison d’une grippe inconnue. À ce moment-là, Carlo Urbani, en sa qualité d’expert de l’OMS à Hanoi, se chargeait de ce malade hongkongais. Il étudiait jour et nuit cette nouvelle maladie et affirmait qu’il s’agissait d’une maladie infectieuse dangereuse », s’est souvenu le vice-ministre de la Santé, Nguyên Thanh Long, lors de son discours inaugural. Et d’ajouter : « Ce docteur italien a averti à plusieurs reprises l’OMS au Vietnam et le ministère vietnamien de la Santé du danger et de l’infection du SRAS, en proposant des mesures de quarantaine et de lutte contre cette maladie ».

Un bel exemple

M. Urbani et ses collègues à l’hôpital français de Hanoi soignaient avec enthousiasme les patients atteints du SRAS.

Après les alertes lancées par le docteur Urbani début mars 2003, le ministère de la Santé a demandé la mise en quarantaine de cet hôpital. L’OMS a ensuite immédiatement donné l’alerte de l’infection du SRAS dans les quatre coins du monde.

Dans un court laps de temps, cette maladie a touché 32 pays et territoires. Selon les statistiques, il y a eu plus de 8.400 cas, dont 916 mortels. Cette maladie contagieuse a coûté environ 150 milliards de dollars.