Dà Nang sera la deuxième localité du pays(après la province centrale de Khánh Hoà) où le théâtre classique avecchants et gestes appelé le tuông est présenté dans les rues. Chaquedimanche, de 19h00 à 20h45, en venant de l’Est du fleuve Hàn, on pourraadmirer des extraits de certaines œuvres de tuông.
«L’interprétationdu tuông en salle et dans la rue est vraiment différente. En effet, lesspectateurs qui se rendent au théâtre sont des "spécialistes" de cetart traditionnel. Ils se passionnent pour le tuông et comprennentprofondément ce type d’œuvres. Mais il est difficile de présenter cetart traditionnel dans les rues. En jouant en plein air, les acteurssouhaitent faire connaître leur passion pour le tuông aux habitants etaux touristes», partage Trân Ngoc Tuân, le directeur du Théâtre du tuôngNguyên Hiên Dinh. Et d'expliquer : «Le premier objectif est de mettreen avant cette forme de théâtre basée sur les paroles, la musique, lechant, la danse et les costumes. Le deuxième est de transformer lespièces de tuông en un programme soutenant le développement du tourisme».
Attirer spectateurs et touristes
Avant lespectacle, les artistes présenteront leur maquillage, de la dansefolklorique et des concerts de mélodies traditionnelles. Les touristesseront heureux de porter des tenues des acteurs et de faire des photos.
«Nous avons à notre disposition suffisamment de personnelet de matériel pour réaliser de bons spectacles. De plus, les touristesétrangers apprécient toujours l’art traditionnel. Grâce à cesavantages, je crois que les pièces en plein air pourront se poursuivre.J’espère que tout le monde aimera le tuông et que ça contribuera àconserver ce patrimoine culturel immatériel», confie M. Tuân.
Le 8 juin dernier, le tuông de la région de Quang, à Dà Nang, a étéreconnu par le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme commepatrimoine culturel immatériel au niveau national. -CVN/VNA
La peinture populaire de Dông Hô renaît grâce à la technologie et à la créativité
La peinture populaire de Dông Hô, célèbre pour ses estampes réalisées sur le papier traditionnel « điệp » et ses pigments naturels issus notamment de feuilles de bambou et de poudre de pierre rouge, a longtemps illustré avec simplicité et vivacité les scènes de la vie rurale vietnamienne grâce à la technique de la gravure sur bois. Aujourd’hui pourtant, pour de nombreux jeunes, cet art ancestral n’existe plus que dans les manuels scolaires ou les musées.